(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 29 juin 2026) Le Comité de jumelage Corse-Arménie salue la reconnaissance par l’État d’Israël du génocide arménien, un acte de vérité attendu depuis plus d’un siècle par le peuple arménien et sa diaspora.
Cette décision constitue une avancée importante dans le combat contre le déni et pour la reconnaissance d’un crime qui a coûté la vie à un million et demi d’Arméniens.
Mais cette reconnaissance ne saurait être considérée comme une simple séquence diplomatique ou un acte symbolique isolé. La mémoire des génocides porte une exigence universelle : celle de la cohérence, de la justice et de la défense permanente de la dignité humaine.
Reconnaître un crime historique impose une responsabilité présente. Partout où des populations civiles sont menacées, déplacées, privées de leurs droits ou de leur sécurité, la communauté internationale a le devoir de se montrer fidèle aux principes qu’elle affirme défendre.
Le Comité de jumelage Corse-Arménie rappelle également que la situation de l’Arménie et de l’Artsakh demeure une source de profonde préoccupation, tant pour la sécurité des populations que pour la préservation d’un patrimoine et d’une identité historique plusieurs fois millénaires.
La mémoire ne peut être sélective. Elle doit demeurer un appel permanent à la vérité, à la justice et à la protection des peuples confrontés à la violence et aux tragédies de l’Histoire.
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Le communiqué : Reconnaissance du génocide arménien par le gouvernement israélien : Un acte de vérité qui appelle à la cohérence des nations, à la justice internationale, et à l’ouverture de nécessaires réparations Le « Comité de jumelage Corse-Arménie » accueille avec émotion et gravité la reconnaissance par l’État d’Israël du génocide arménien perpétré par l’Etat turc contre le peuple arménien dans l’Empire ottoman à partir de 1915, et qui fit 1.5 millions de victimes chrétiennes. Pour les descendants des survivants, pour les familles arméniennes établies en diaspora, et pour toutes celles et ceux qui œuvrent à la justice internationale, cette reconnaissance constitue un moment important dans le combat pour la vérité historique face à plus d’un siècle de déni. La mémoire du génocide arménien appartient d’abord aux victimes et à leurs descendants. Elle rappelle une exigence universelle : aucune nation, aucune communauté, aucun peuple ne doit voir son existence, sa culture ou son histoire effacées par la violence ou le négationnisme. En l’absence de justice internationale, la question de se faire justice, pour le peuple arménien a été prépondérante. Elle a marqué des décennies sanglantes, des années de prisons pour ses fils, mais a abouti à un solutionnement politique globalement accepté puisque 30 pays l’ont reconnu, dont la France en 2001, et plus récemment les USA. Le Comité de jumelage Corse-Arménie, rappelle que la solidarité corse envers le peuple arménien s’inscrit dans une longue histoire de fraternité humaine. Après le génocide de 1915, des survivants arméniens trouvèrent refuge dans différentes régions du monde, y compris en Corse, où des liens humains et familiaux se sont construits au fil des générations. L’Assemblée de Corse a d’ailleurs reconnu courageusement ce génocide. Aujourd’hui, cette reconnaissance du Génocide arménien par l’Etat d’Israel intervient cependant dans un contexte international marqué par de fortes tensions. Elle était réclamée de longue date par des historiens juifs, ainsi que par des mouvements politiques de la gauche israélienne, toujours refusée. La Turquie, qui continue de contester la qualification de génocide pour les événements de 1915, a critiqué cette décision israélienne dans un contexte également marqué par les accusations internationales de génocide concernant la situation à Gaza, dont la Turquie se fait le porte-drapeau du monde musulman. Le « Comité de jumelage Corse-Arménie » affirme que la mémoire des génocides ne peut être utilisée comme un simple instrument diplomatique. La reconnaissance d’un crime historique impose une responsabilité présente : défendre la dignité humaine partout où des populations civiles sont menacées. Nous rappelons également que la République d’Arménie demeure aujourd’hui dans une situation géopolitique particulièrement vulnérable. Située au cœur du Caucase, à proximité de puissances régionales majeures et partageant une frontière stratégique avec l’Iran, l’Arménie évolue dans un environnement où son avenir sécuritaire et territorial reste fragile. La question de l’Artsakh (Haut-Karabakh) demeure au cœur des préoccupations de nombreux Arméniens. Le « Comité de jumelage Corse-Arménie » a déjà exprimé son attachement à la protection des populations civiles, du patrimoine arménien et du droit à la préservation de l’identité historique de ce territoire. Dans ce contexte, les relations militaires entretenues entre Israël et l’Azerbaïdjan, notamment la fourniture d’équipements militaires et de drones utilisés pendant la guerre de 2020, ont suscité de nombreuses interrogations au sein de la communauté arménienne et de ses soutiens. Cette situation pose une question essentielle : la reconnaissance de la souffrance d’un peuple doit-elle s’accompagner d’une cohérence dans la défense des droits humains
