(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 28 juin 2026) Les premières élections provinciales organisées en Nouvelle-Calédonie depuis les émeutes de mai 2024 ont débouché sur un paysage politique sans majorité claire. Selon les résultats provisoires, le bloc non indépendantiste, emmené par l’union Les Loyalistes-Le Rassemblement, sort renforcé avec 24 sièges au Congrès, mais reste en dessous de la majorité absolue fixée à 28 élus.
Face à lui, les différentes formations indépendantistes totalisent 26 sièges. Le FLNKS demeure la principale force indépendantiste avec 16 élus, devant l’UNI-Palika qui en obtient 7 et la Dynamique autochtone qui en décroche 3.
Dans cette nouvelle configuration, le petit parti L’Éveil océanien, favorable à une indépendance associée à la France, se retrouve en position d’arbitre avec ses quatre sièges. Aucune majorité ne pouvant se dégager seule, l’ouverture de négociations et la recherche d’alliances apparaissent désormais incontournables pour désigner le futur président du Congrès et former une majorité de gouvernance.
Le scrutin est également marqué par l’effondrement des formations non indépendantistes modérées, incapables de franchir le seuil électoral nécessaire pour obtenir des élus, dans un contexte politique toujours fortement polarisé après les violences de 2024.
La participation s’est élevée à 63,7 %, légèrement en recul par rapport aux élections de 2019. Ces résultats confirment une Nouvelle-Calédonie toujours profondément divisée politiquement, où aucun camp ne peut gouverner sans compromis.
Jean Rossi
