(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 29 juin 2026) La justice administrative française a confirmé le retrait de la croix érigée en 2022 à l’entrée du village de Quasquara.
Dans une décision rendue le 26 juin, la cour administrative d’appel de Marseille a estimé que cette installation contrevenait à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.
Pour la juridiction, la nouvelle croix ne peut être considérée comme le simple remplacement d’un ancien édifice religieux, celui-ci ayant disparu depuis plus de trente ans et étant situé à un autre emplacement. Les arguments liés au patrimoine chrétien, à l’identité de la Corse ou à la volonté des habitants n’ont pas été retenus.
Cette affaire avait suscité une forte émotion en Corse depuis le dépôt du recours en 2023, donnant lieu à de nombreuses mobilisations en faveur de la préservation du patrimoine chrétien de l’île. Elle ravive aujourd’hui le débat entre l’application stricte du principe de laïcité et la place de l’héritage religieux dans l’identité corse.
Les mouvements politiques, ainsi que la communauté insulaire s’étaient emparées de cette question.
Le maire de Quasquara dispose encore de deux mois pour se pourvoir en cassation, mais ce recours ne suspend pas l’obligation de retirer la croix.
Les réactions fusent sur les réseaux sociaux…
*Le maire et le conseil municipal de Granace dénoncent avec une « profonde indignation » la décision de la Cour administrative d’appel de Marseille ordonnant le retrait de la croix de Quasquara. Pour la commune, cette décision constitue une atteinte à la mémoire, à l’identité et aux racines chrétiennes de la Corse. Le communiqué rappelle que la croix est un symbole de l’histoire et de la foi du peuple corse et affirme que l’héritage chrétien de l’île « n’est ni à vendre, ni à négocier, ni à effacer ». La municipalité annonce son soutien à toutes les initiatives visant à défendre le patrimoine et la transmission de cette mémoire aux générations futures.
Irène Poli

