(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 12 mai 2026) Des mobilisations pro-palestiniennes aux luttes indépendantistes kanak, en passant par les mouvements antifascistes, kurdes ou écologistes en Europe, le constat est sans appel : Celui d’un durcissement international des politiques répressives contre les mouvements sociaux, révolutionnaires et anticoloniaux.
En Europe, la solidarité avec la Palestine reste au cœur des offensives judiciaires et policières. En France, occupations étudiantes, actions militantes et campagnes pro-palestiniennes font l’objet d’interventions policières, de poursuites judiciaires et de nouvelles propositions de lois visant explicitement l’antisionisme ou les blocages universitaires. Des militants ont été condamnés ou poursuivis pour des tags, manifestations ou occupations, tandis que plusieurs organisations dénoncent une criminalisation croissante de la solidarité internationale.
Dans le même temps, l’État français poursuit sa gestion coloniale de la Kanaky. Plusieurs articles reviennent sur la déportation en France de militants kanak arrêtés après les révoltes de 2024, les conditions de détention dénoncées par les soutiens indépendantistes et la mort suspecte d’un détenu kanak dans une prison française. Malgré quelques décisions judiciaires favorables au retour de certains responsables indépendantistes comme Christian Tein, les tensions restent fortes autour de la répression du mouvement kanak.
En Allemagne et plus largement en Europe, les militants kurdes restent également ciblés. Arrestations de sympathisants accusés de liens avec le PKK, procédures judiciaires et surveillance renforcée illustrent la continuité de la coopération sécuritaire européenne contre les organisations kurdes.
La Grèce continue par ailleurs d’être marquée par une mémoire active des luttes révolutionnaires et anarchistes. Des hommages ont été rendus à Lambros Fountas, militant de Lutte Révolutionnaire tué par la police en 2010, dans un contexte où les organisations radicales grecques dénoncent toujours la répression d’État et la criminalisation des mouvements contestataires.
En Australie, la solidarité avec Gaza provoque également une réaction sécuritaire importante. De nouvelles lois répressives prévoient des peines de prison pour certains slogans antisionistes, tandis que des affrontements ont opposé manifestants pro-palestiniens et forces de l’ordre lors de la visite du président israélien Isaac Herzog.
Au-delà des situations nationales, les différentes situations mettent en avant une dynamique commune : extension des dispositifs sécuritaires, multiplication des lois d’exception, criminalisation des solidarités internationales et usage croissant de l’appareil judiciaire contre les mouvements sociaux, anticolonialistes et révolutionnaires.
La corse n’échappe pas à cette situation internationale… L’Associu Sulidarità et Aiutu Paisanu, ainsi que le STC, le rappellent souvent avec insistance.
Jean Rossi

L’actualité internationale de la résistance

