(CorsicaInfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 12 mai 2026) À la veille d’une nouvelle réunion décisive en préfecture d’Aiacciu, l’avenir de reste suspendu à une exigence claire : la contractualisation immédiate des onze postes d’enseignants du réseau immersif.
Derrière cette bataille administrative se joue en réalité la survie même d’un modèle d’enseignement en langue corse construit depuis des années par l’engagement militant, populaire et associatif.
Face à l’urgence, Scola corsa rappelle qu’aucune solution durable ne pourra émerger sans une prise de responsabilité de l’État. La contractualisation permettrait non seulement de sécuriser juridiquement et financièrement les écoles immersives, mais également de mettre fin à une précarité organisée qui menace directement la transmission de la langue corse.
Porté par une mobilisation massive, milliers de signatures, soutien de dizaines de communes, d’entreprises, d’associations, de syndicats et d’élus, le mouvement appelle désormais les autorités à sortir de l’immobilisme. Pour Scola corsa, les solutions existent : reste à savoir si l’État choisira enfin de garantir l’avenir de l’enseignement immersif corse ou d’en assumer la disparition programmée.
Jean Rossi

Le communiqué de Scola Corsa : AVENIR DE SCOLA CORSA : LA CONTRACTUALISATION GÉNÉRALISÉE EST UN PRÉALABLE À TOUTE NÉGOCIATION. Une seconde réunion de négociation se tiendra mercredi 13 mai à 14 h 30 en préfecture d’Aiacciu. Réunissant les représentants de l’État (préfet et rectorat), ceux de la CdC, ainsi qu’une délégation de Scola corsa, elle devrait conduire à statuer sur l’avenir des écoles immersives associatives. La contractualisation généralisée, soit la prise en charge de onze postes d’enseignants par l’État, est posée par Scola corsa comme un préalable pour sécuriser le réseau. En effet, la contractualisation des 11 postes d’enseignants est la condition sine qua non pour sécuriser le réseau des écoles immersives Scola Corsa. D’une part, elle permet la prise en charge du salaire des enseignants par l’État ; d’autre part, elle invite les municipalités à verser le forfait scolaire. Ces deux sources de financement réduisent la subvention de la CdC et la rendent légale eu égard au recours introduit au TA ; lequel peut, dès lors, être retiré. Si la contractualisation généralisée constitue la base d’une pérennisation financière, elle permet également d’envisager la stabilisation juridique définitive du réseau, en conformité avec ce qui se pratique dans tous les autres réseaux équivalents en France. A contrario, une non-contractualisation généralisée avec l’État entrainerait à très court terme la cessation de notre activité. Forte de l’élan massif de la population matérialisé par 8000 signatures du manifeste, 400 entreprises engagées à ses côtés, 60 municipalités ayant voté une motion de soutien, de nombreuses organisations, syndicats et associations, d’élus de toutes tendances, Scola corsa réitère auprès des autorités sa demande d’une discussion constructive et apaisée. Les solutions sont à portée de main, il importe de vouloir enfin les mettre en œuvre.

