(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 26 mars 2026) Le STC ADMR 2B répond à la communication récente de la CGT concernant le coût des carburants dans le secteur de l’aide à domicile, en rappelant d’emblée que la question est sérieuse et impacte directement les salariés.
Cependant, le syndicat s’interroge sur le ciblage opéré par la CGT, qui vise spécifiquement l’ADMR de Haute-Corse, une structure où elle n’est pas majoritaire et où, au contraire, des avancées sociales concrètes ont été obtenues. Le STC met en avant plusieurs acquis significatifs : indemnité kilométrique revalorisée, primes diverses, prise en compte élargie des déplacements, ainsi que des dispositifs de soutien au pouvoir d’achat. Autant de mesures issues, selon lui, d’un travail syndical exigeant et de négociations menées sur le long terme.
Dans ce contexte, le communiqué de la CGT est perçu comme une remise en cause indirecte de ces résultats. Le STC souligne également un manque de cohérence dans la démarche, pointant le fait qu’aucune revendication ni discussion sur les frais de déplacement n’a été formulée par la CGT lors d’une réunion intersyndicale tenue la veille de cette publication.
Le syndicat dénonce ainsi une communication jugée opportuniste, opposant à cela sa ligne de conduite : privilégier des avancées concrètes pour les salariés plutôt que des prises de position médiatiques. Il réaffirme enfin sa volonté de poursuivre son action syndicale dans ce sens, au service des travailleurs.
Jean Rossi
Le communiqué du STC avec prière d’insérer : SINDICATU DI I TRAVAGLIADORI CORSI Liberazione suciale Liberazione naziunale SEZZIONE ADMR 2B : La section STC ADMR 2B souhaite apporter une réponse à la communication de la CGT diffusée le 25 mars sur Corse Net Infos, relatif au coût des carburants dans le secteur de l’aide à domicile. Un sujet sérieux, qui impacte fortement les salariés — cela ne fait pas débat. Ce qui interroge, en revanche, c’est le ciblage. Pourquoi viser spécifiquement l’ADMR de Haute-Corse, structure où la CGT n’est pas majoritaire, mais surtout celle où des avancées sociales concrètes ont été obtenues pour les salariés ? Indemnité kilométrique à 0,50 €/km, dispositif ITRC, primes de transport et de pouvoir d’achat, prise en compte des déplacements dès le domicile, véhicules de prêt et de fonction : ces acquis extra-conventionnels existent depuis plusieurs années. Ils sont le résultat d’un travail syndical de longue haleine, mené par le STC, fait de négociations exigeantes, parfois conduites dans des contextes de tension, et qui vont au-delà des dispositions de la convention collective. Pourquoi ne pas cibler d’autres établissements où la CGT est majoritaire et où, malheureusement, les salariés restent au niveau strict de la convention collective ? Dans ce contexte, ce communiqué ne peut être interprété autrement que comme une remise en cause indirecte du travail syndical mené par le STC. Nous nous interrogeons également sur la cohérence de la démarche. La veille de cette publication, une réunion s’est tenue avec l’ensemble des représentants syndicaux : à aucun moment, la CGT n’a évoqué la question des frais de déplacement, ni formulé de proposition, ni demandé l’ouverture de la moindre discussion. Silence en réunion, communication dans la presse le lendemain : chacun appréciera. Informer les salariés, c’est leur dire les choses telles qu’elles sont — pas entretenir la confusion, ni laisser croire à une action qui, en réalité, n’est pas portée en instance. Le STC refuse ces méthodes et continuera à défendre les salariés par des résultats concrets, là où cela a du sens. Le reste relève de l’affichage.

