(A PIAZZETTA 4 juin 2015) Ci hè stata a chjiba di Ponte Novu, firmata cum’è l’ultima è definitiva battaglia chì hà vistu perde l’armate di Pasquale Paoli. Ma guasi un mese dopu ci hè statu a battaglia di u Vechju, in Vivariu.
Induve si trova oghje u Ponte Eiffel custruitu da u certu ingenieru francese chì hà fattu a torra Eiffel, u 2 di ghjugnu di u 1769, Ghjacumu Petru Abbatucci è Clemente Paoli venenu à a riscossa di Pasquale Paoli in Vivariu. I naziunali ùn sò più ch’è 600 à difende l’ultimi pezzi di a nazione corsa smembrata..

Dà leghje nant’à A PIAZZETTA
Résumé :
Le 2 juin 1769, moins d’un mois après la défaite de Ponte-Novu, les forces corses de Pasquale Paoli livrent un ultime combat majeur contre l’armée française au Vecchiu, près de Vivario. Menés notamment par Giacomo Pietro Abbatucci et Clément Paoli, environ 600 nationaux affrontent près de 10 000 soldats du comte de Vaux. Malgré une résistance acharnée de plusieurs jours et des combats particulièrement meurtriers, les Corses finissent par céder face à la supériorité numérique et matérielle française.
Pour plusieurs historiens, cette bataille fut au moins aussi importante, voire plus sanglante, que celle de Ponte-Novu. Pourtant, alors que Ponte-Novu est devenue le symbole de la chute de l’indépendance corse, la bataille du Vecchiu est largement tombée dans l’oubli. François Girolami-Cortona et Paul Silvani soulignent que cette mémoire inégale s’explique en partie par l’écho donné à Ponte-Novu par des figures intellectuelles comme Rousseau ou Voltaire.
Quelques jours après ces combats, Pasquale Paoli et plusieurs centaines de fidèles prennent le chemin de l’exil vers Livourne, marquant la fin de la résistance organisée et le début de la répression française. Aujourd’hui encore, la bataille du Vecchiu demeure l’un des épisodes les plus méconnus de l’histoire nationale corse, malgré le sacrifice de ceux qui y combattirent.
La bataille du Vecchiu ne peut pas être considérée comme une victoire, puisque les forces corses ne parviennent ni à repousser durablement l’armée française ni à empêcher l’exil de Pasquale Paoli quelques jours plus tard. Toutefois, elle ne ressemble pas à une déroute : elle témoigne de la poursuite de la résistance corse après Ponte-Novu et constitue l’un des derniers grands combats de la guerre d’indépendance.


