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Ce vendredi matin, la Commission Anti Répressive de Corsica Libera a tenue une conférence de presse pour dénoncer l’acharnement judiciaire à l’encontre de Fabrice Leca, prisonnier politique incarcéré depuis 11 ans et condamné à 13 ans de prison ferme pour des actes qu’il a toujours nié. Malgré une conduite irréprochable lors de sa peine et malgré l’ensemble des documents lui permettant une libération conditionnelle, elle lui a été refusé. La CAR de Corsica Libera  ainsi que l’Associu Sulidarità montent au créneau.

Voici le texte de la conférence de presse et les photos.

Suite à la dernière visite du ministre de la justice en Corse, Corsica Libera réaffirme son soutien total à tous les prisonniers politiques incarcérés dans les prisons françaises. A cette occasion, elle juge urgent de se livrer à un état des lieux en ce qui concerne le sort de ces patriotes.

A la lumière des procédures en cours,et malgré de nombreuses déclarations lénifiantes destinées à geler le débat politique,force nous est de constater que les prisonniers politiques corses subissent un traitement systématique de harcèlement et de déni de la part des autorités judiciaires.

A côté du discours officiel qui prétend accorder à ces prisonniers leurs droits les plus élémentaires concernant leurs conditions d’incarcération et leur régime de remise de peine,on s’aperçoit que l’appareil judiciaire multiplie les procédures abusives et les extractions arbitraires pour de soi-disant affaires incidentes.

Ces procédures ont des conséquences graves sur les conditions carcérales.

Le cas de Fabrice Leca est révélateur de cette situation. Impliqué dans une affaire dont il a toujours nié les faits,il a été condamné à 13 ans de prison. Cette condamnation très lourde,sans commune mesure avec les faits reprochés et non avérés, n’est pas digne d’une démocratie mais relève davantage d’un régime autoritaire. Il a purgé à ce jour plus de 11ans de prison(grâces comprises) sur les 13 ans auxquels il a été condamné. Sa conduite en détention a été exemplaire et lui a valu plusieurs permissions ces derniers mois. C’est donc tout naturellement que le juge d’application des peines de Paris a prononcé en sa faveur un arrêt de libération conditionnelle,prenant en compte les garanties de réinsertion qu’il présentait.

Le parquet de Paris a fait appel de l’arrêt de remise en liberté en avançant un certain nombre de faux prétextes. Nous constatons que, malgré la volonté unanime émanant de l’Assemblée de Corse, l’État français continue à appliquer une politique vindicative à l’encontre de ces prisonniers, cela devrait interpeller tous les défenseurs des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Corsica libera dénonce cette stratégie de harcèlement.

Elle constate que toutes les avancées politiques qui font consensus dans notre pays sont le résultat du combat du Mouvement National,alors que la justice (?) de l’État distribue des centaines d’années de prison à des hommes dont le seul crime est de vouloir défendre leur terre,leur langue et leur culture. Pendant ce temps la Corse, quant à elle, s’enfonce dans la crise et se trouve confrontée à de véritables dérives.

Il est urgent depuis trop longtemps de créer les conditions d’une solution politique.

Source : Corsica Libera (corsicalibera.org)

Source des photos : Corsica Ritratti sur le lien suivant : http://www.ritratti-corsica.org/?gallery=conference-de-presse-c-a-r-corsica-libera-fabrice-leca


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