(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, publié le 3 aout 2026) Le mouvement indépendantiste Nazione dénonce les opérations de police menées contre plusieurs de ses militants, estimant que les moyens déployés sont disproportionnés au regard des faits reprochés.
Le communiqué évoque notamment des perquisitions, des portes forcées et des interventions menées à l’aube, alors que, selon le mouvement, une simple convocation aurait pu suffire.
Tout en rappelant que les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence, Nazione considère que cette intervention participe d’une logique de criminalisation de l’engagement politique. Le mouvement estime que cette affaire, liée à une altercation, fait l’objet d’un traitement exceptionnel qui ne serait pas appliqué dans d’autres circonstances.
À quelques jours des Ghjurnate Internaziunale di Corti, Nazione interprète cette opération comme une tentative de créer un climat de suspicion autour de son organisation et de ses militants. Le mouvement affirme y voir une nouvelle manifestation d’une politique d’intimidation et réaffirme son soutien aux personnes concernées, tout en annonçant qu’il restera attentif aux suites judiciaires de cette affaire.
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« Sulidarità dénonce une détention provisoire jugée injustifiée. »

Le communiqué de Nazione : Perquisitions, portes défoncées, intervention à 6 heures du matin… Être militant de Nazione semble décidément justifier, aux yeux des autorités, un traitement exceptionnellement musclé pour des faits qui auraient tout aussi bien pu être traités par une simple convocation. Quels que soient les faits reprochés, et alors même que les personnes concernées demeurent présumées innocentes, rien ne saurait justifier de telles méthodes. La présomption d’innocence ne peut être reléguée au second plan au gré d’opérations spectaculaires. À lire ce qui est reproché, il est pourtant question d’une altercation qui, dans bien d’autres circonstances, n’aurait sans doute jamais suscité un tel déploiement de moyens. Toutes les affaires ne bénéficient manifestement pas du même traitement. À quelques jours des Ghjurnate Internaziunale, cette opération s’apparente à une nouvelle provocation destinée à alimenter les amalgames et à jeter la suspicion. Depuis toujours, nous considérons que l’État français a recours à ce type de méthodes pour criminaliser celles et ceux qui résistent et défendent une revendication politique. Cette nouvelle opération s’inscrit dans cette logique d’intimidation et de stigmatisation. Nazione apporte son soutien inconditionnel aux militants concernés et restera particulièrement attentif aux suites données à cette affaire. Nous ne laisserons pas s’installer des pratiques qui, sous couvert de procédure, participent à la stigmatisation de notre engagement politique.
