(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 5 aout 2026) L’Associu Sulidarità réagit à l’incarcération provisoire de deux militants de Nazione, estimant qu’une nouvelle étape est franchie dans une affaire qu’elle présente comme une simple altercation au regard des éléments rendus publics.
L’association dénonce le recours à des perquisitions, portes fracturées, interventions à l’aube et un important dispositif d’interpellation, qu’elle juge largement disproportionnés par rapport aux faits reprochés. Elle rappelle que les personnes concernées demeurent présumées innocentes et considère que la détention provisoire ne doit pas devenir une condamnation anticipée.
Dans son communiqué, Sulidarità affirme que ces méthodes s’inscrivent dans une logique de répression visant les militants engagés dans la revendication nationale. L’association demande la libération des deux militants, appelle au respect de leurs droits et indique qu’elle suivra l’évolution de la procédure avec la plus grande vigilance.
AnTo FpcL
« Nazione dénonce une criminalisation de son engagement politique »

Le communiqué : Deux militants de Nazione incarcérés en détention provisoire. Une nouvelle étape est franchie dans une affaire qui, au regard des éléments rendus publics, ne concerne finalement qu’une banale altercation. Perquisitions, portes fracturées, interventions à l’aube, interpellations menées avec un dispositif particulièrement lourd… Tout a été fait pour donner à cette affaire les allures d’une opération contre un dossier d’une gravité exceptionnelle. La disproportion entre les moyens déployés et les faits évoqués nous interpelle profondément. Lorsque l’on mobilise un tel dispositif pour interpeller des militants, que l’on perquisitionne leurs domiciles et que deux d’entre eux finissent incarcérés avant même d’avoir été jugés, il est légitime de s’interroger sur la finalité réelle de cette mécanique. Les personnes concernées demeurent présumées innocentes. Rien, dans le principe de l’État de droit, ne permet de transformer une interpellation spectaculaire en condamnation anticipée. La détention provisoire ne doit pas devenir le prolongement d’une démonstration de force. Pour Sulidarità, ces méthodes relèvent d’une logique de répression portée par une puissance publique coloniale qui, depuis des décennies, utilise l’appareil judiciaire et carcéral pour faire pression sur celles et ceux qui portent la revendication nationale. Après un tel déploiement de moyens et de telles méthodes d’interpellation, la réponse judiciaire devra être à la hauteur de la réalité des faits et ne pourra se satisfaire d’une logique de surenchère répressive. Nous demandons la libération des militants incarcérés et exigeons que leurs droits soient pleinement respectés. Sulidarità suivra cette procédure avec la plus grande vigilance. Mai a ripressione, ci ferà calà u capu ! Associu Sulidarità
