(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 22 juillet 2026) La FDSEA de Haute-Corse indique être toujours dans l’attente d’une réponse à sa demande de rendez-vous adressée le 16 juillet à Jean-Marie De Saint Ange.
Le syndicat affirme prendre acte de la volonté de ce dernier de contester son action devant les tribunaux, tout en rappelant que le droit de manifester est garanti par la Déclaration des droits de l’Homme.
Dans son communiqué, la FDSEA s’interroge notamment sur la notion de « communauté de destin » mise en avant par le porteur du projet agricole, relevant que la SCI Golfe de Porto-Vecchio, dont il est propriétaire, est domiciliée à Paris et non en Corse. Elle questionne également le rôle et le poids des associés financiers du projet, qui doivent investir 1,5 million d’euros sur un investissement total estimé à 3,4 millions d’euros, auquel s’ajouteraient près de 1,5 million d’euros de subventions publiques.
Le syndicat considère que ces aides, attribuées à partir d’une enveloppe budgétaire fermée, risquent de manquer à d’autres projets portés par des agriculteurs installés sur l’île. Il estime par ailleurs que le soutien quasi unanime obtenu auprès du bureau de l’ODARC devrait permettre au projet de se poursuivre sans difficulté, et s’interroge sur la réaction du porteur du projet face à la mobilisation syndicale.
Pour la FDSEA 2B, la médiatisation de cette affaire met surtout en lumière des interrogations de fond concernant la taille du projet, son implantation à Pinarellu, le profil non agricole du « jeune agriculteur », ses revenus extérieurs au monde agricole ainsi que différents éléments qui, selon elle, n’auraient pas été suffisamment approfondis lors de son instruction.
Le syndicat précise également que l’examen technique du dossier viticole a été assuré par un seul conseiller commun aux deux Chambres d’agriculture, sans information préalable des présidents concernés. Il rappelle que la gestion des dossiers d’installation relève désormais de l’ODARC et considère que le rôle du bureau est précisément d’examiner les situations particulières et de prendre des décisions politiques lorsqu’elles engagent l’utilisation de fonds publics.
La FDSEA juge révélateur que l’absence de son président lors du bureau de l’ODARC ait été évoquée dès le lendemain par Jean-Marie De Saint Ange, y voyant la preuve que ce dossier bénéficie d’une attention particulière au sein des instances décisionnelles.
Le syndicat donne désormais rendez-vous samedi à Pinarellu pour poursuivre sa mobilisation autour de ce dossier qu’il présente comme emblématique des enjeux liés aux aides agricoles, à la spéculation foncière et à l’avenir du modèle agricole corse.
Jean Rossi

La FDSEA dénonce une DJA de 45 000 euros attribuée à un viticulteur français et un financier suisse
Le communiqué : TUTTI IN PINAREDDU. La FDSEA de Haute corse attend toujours une réponse à sa demande de rendez-vous exprimée le 16 juillet dernier comme en atteste le mail si dessus adressé à De Saint Ange. La FDSEA de Haute-corse prend acte de la volonté de De Saint Ange de contester l’action de la FDSEA devant les tribunaux. Pour mémoire manifester est un droit inscrit dans la Déclaration des droits de l’Homme. Si De Saint Ange croit dans la communauté de destin, il devrait nous expliquer pourquoi la SCI du Golfe de Porto vecchio dont il est l’heureux propriétaire est domicilié 42 rue Monge Paris 5eme, pourquoi pas en Corse ?. De Saint Ange justifie la présence d’associés qui eux ne se revendique pas de « la communauté de destin » par le refus des banques de soutenir son projet, pourtant tellement « travaillé » et « crédible » selon lui. En fait ces associés ne seraient-ils pas eux, les véritables porteurs du projet agricole en investissant 1,5 M d’€ sur un total de 3,4 M d’€ avec une coquette subvention d’investissement de 1,5 M d’€ que l’ODARC et l’Etat s’apprêtent à donner à partir d’une enveloppe fermée qui manquera aux projets de véritables agriculteurs. Car enfin cette fébrilité est étonnante de la part de De Saint Ange, il a bien eu un accord quasi unanime du bureau de l’ODARC. Il peut construire son projet sans se soucier de l’avis d’un syndicat, ou alors attend-t-il un plébiscite sur son projet ?. Ou alors plus sérieusement le coup de projecteur que la FDSEA de Haute-corse a mis sur ce projet, ne le condamne t-il pas car trop extravagant ?. De part sa taille, l’emplacement, la personalité non agricole du « jeune agriculteur », ses revenus non agricole, et une multitude d’autres faits objectifs que l’ODARC n’a pas cru bon d’approfondir. Nous aurons l’occasion de les exposés Samedi. Par ailleurs,le projet étant dans le Sud, seul le technicien conseiller viticole commun au deux chambres a pu étudier le dossier d’un point de vue purement technique viticole, sans jamais en avoir informé les présidents des deux chambres. Il faut rappeler que c’est bien l’ODARC qui a voulu gérer tous les aspects d’une installation, contre l’avis des chambres de l’époque. Il est subjectif pour se dédouaner de toute responsabilité d’expliquer que les règles à l’installation ont été validé par l’ensemble des syndicats. Justement le bureau, par définition, n’est-il pas fait pour étudier les cas particuliers, sinon a quoi sert-il ?. Si le bureau ne sert à rien pourquoi nous convoquer, il suffit de laisser les agents de l’ODARC donner seul leurs avis et leurs validations. A ce titre sur ce dossier précisement de De Saint Ange, le travail des agents de terrain a été fait, c’est aux politiques à prendre leurs responsabilités quand à la décision de l’octroi des aides à l’installation. Enfin, fait rarissime, suite a un problème de santé notre président n’a pas pu se rendre a Altiani pour le bureau de l’ODARC, il semble que De Saint Ange a bien toutes « ses entrés » au sein de ce bureau de l’ODARC puisque il évoque en la fustigeant, dés le lendemain l’absence de notre Président. Rendez-vous Samedi. TUTTI IN PINAREDDU
