« Feux de forêt : le STC accuse l’État de ne plus être à la hauteur en Corse »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 22 juillet 2026) Le STC apporte son plein soutien aux déclarations du président du conseil d’administration du SIS 2B, Hyacinthe Vanni, concernant l’insuffisance des moyens aériens de l’État mobilisés pour la lutte contre les incendies en Corse.

Le syndicat estime que les récents feux qui ont frappé l’île démontrent une nouvelle fois que les dispositifs nationaux ne sont plus dimensionnés pour répondre aux réalités d’un territoire insulaire, montagneux et particulièrement exposé aux conséquences du changement climatique.

Selon le STC, cette situation n’est ni exceptionnelle ni conjoncturelle. Elle résulte d’un désengagement progressif de l’État en matière de moyens aériens prépositionnés en Corse. Le syndicat rappelle que les Canadair et hélicoptères bombardiers d’eau engagés sur l’île ne sont pas directement placés sous l’autorité opérationnelle des secours locaux, leur utilisation restant soumise aux arbitrages du Centre National des Moyens Aériens basé à Nîmes.

Cette organisation, jugée trop centralisée, engendre selon lui des délais et des incertitudes incompatibles avec les exigences opérationnelles imposées par des incendies qui peuvent se propager très rapidement sur le territoire corse. Le STC souligne que l’appui aérien constitue aujourd’hui un élément indispensable à la sécurité des personnels engagés au sol et à l’efficacité des opérations de lutte contre le feu.

Le syndicat dénonce également les conséquences financières de cette situation. Il considère que les carences de l’État sont en partie compensées par les Services d’Incendie et de Secours de Corse, et donc indirectement par les contribuables corses. Une réalité que le STC juge inacceptable au regard des obligations régaliennes de l’État en matière de protection civile.

Le STC réclame que les engagements pris concernant le prépositionnement des moyens aériens en Corse soient pleinement respectés durant toute la période à risque. Il demande que ces moyens soient réellement disponibles et mobilisables sans délai afin de garantir la protection des populations, des sapeurs-pompiers et du patrimoine naturel de l’île.

Pour le syndicat, la Corse ne peut plus être considérée comme un territoire secondaire dans la stratégie nationale de lutte contre les incendies.

Antoine Poli

(Communiqué avec prière d’insérer) Gestion des moyens aériens de l’Etat en Corse. Le STC partage pleinement le constat dressé par le président du conseil d’administration du SIS 2B, Hyacinthe VANNI, lors de sa récente prise de parole dans les médias. Il apparaît aujourd’hui avec évidence que les moyens aériens nationaux ne sont plus à la hauteur des risques auxquels la Corse est confrontée. Une réalité qui s’aggrave d’année en année et qui s’est malheureusement confirmée lors des récents incendies majeurs ayant frappé notre île. Ce constat n’est ni ponctuel ni circonstanciel. Il traduit un désengagement progressif de l’État en matière de disponibilité des moyens aériens sur un territoire insulaire et montagneux, particulièrement vulnérable et de plus en plus exposé aux effets du changement climatique. Les moyens aériens de l’État en Corse ne sont pas directement maîtrisés par les secours locaux, leur engagement restant soumis à une décision du Centre National basé à Nîmes. Cette dépendance génère des incertitudes et des délais incompatibles avec la réactivité nécessaire à la lutte contre les incendies sur un territoire particulièrement exposé aux risques. Les conséquences financières de cette carence sont supportées par les Services d’Incendie et de Secours de Corse. Ce que l’État n’investit plus dans les moyens aériens, ce sont les contribuables corses qui le financent indirectement. Sur le terrain, les sapeurs-pompiers interviennent dans des conditions souvent extrêmes, au péril de leur intégrité physique et parfois de leur vie. Dans ces circonstances, l’appui aérien n’est pas un simple renfort : il constitue un outil indispensable à l’efficacité des opérations et à la sécurité des personnels engagés. Le STC demande que l’engagement de l’État garantissant le prépositionnement de moyens aériens en Corse soit pleinement respecté durant toute la période à risque et que la mise à disposition de ces moyens soit réelle et totale. La Corse ne peut en aucun cas devenir un territoire relégué au second plan. Le Secrétaire National STC Secteur « sapeurs-pompiers » M. Lucien ROSSINI

CORSICAINFURMAZIONE.ORG
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