(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 5 février 2026) À Bayonne, quatre militants du mouvement Euskal Herrian Euskaraz (EHE) ont été jugés pour une action symbolique menée en septembre dernier sur un bâtiment du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, où avait été inscrit le slogan « Nous voulons vivre en euskara ». (Articles ci-dessous)
Poursuivis pour dégradation de bien public, ils ont transformé leur procès en tribune politique pour dénoncer la marginalisation de la langue basque dans les institutions françaises.
Refusant de s’exprimer en français et demandant à témoigner en euskara, les militants se sont heurtés au refus du tribunal. En signe de protestation, ils se sont assis dans la salle d’audience avant d’être évacués par la police. Pour eux, cette interdiction illustre une négation persistante des droits linguistiques du peuple basque.
Le tribunal a finalement condamné trois militants à 500 euros d’amende avec sursis, tandis que Gorka Torre, déjà poursuivi pour des faits similaires, a été condamné à 1 500 euros d’amende et deux ans d’interdiction de droits civiques. À la sortie de l’audience, les militants ont réaffirmé leur détermination à défendre l’usage public de l’euskara et à poursuivre la mobilisation pour la reconnaissance pleine et entière de la langue basque.
Jean Rossi
« De 1984 à 2025 : comment la justice a fait reculer le droit de parler basque »

