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Le militant du Rinnovu, Félix Benedetti, a fait appel du jugement du tribunal correctionnel de Paris qui l’a condamné, le 1er juin, à 5 ans de prison pour détention d’armes et d’explosifs et association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste.

Félix Benedetti dénonce, dans un communiqué, cette condamnation pour des explosifs qui « ne (lui) appartiennent pas » ainsi qu’un réquisitoire et un jugement politiques ».

(corse matin) (Corse Net Infos) (Alta Frequenza)

Voici sa communication datée du 9 juin 2017 :

« Suite à ma condamnation à 5 ans de prison: je fais appel du jugement.

Après plusieurs années d’instruction, et des délais à rallonge, il aura fallu à peine quelques heures pour me condamner à 5 ans d’emprisonnement avec inscription au FIJAIT (Fiche S), et me convoquer dès le 19 juin à Paris devant un juge d’application des peines.

J’ai ,comme d’autres avant moi, subi une instruction uniquement à charge, pour un dossier très simple qui aurait dû être jugé en mars 2013 à Bastia.

J’ai eu droit à un réquisitoire politique qui était déjà prédéfini.

J’ai eu droit à un jugement politique sévère en décalage avec le déroulé du procès, qui s’est contenté de reprendre les réquisitions et les arguments du Parquet.

-Ce jugement me qualifie de terroriste, au même titre que les islamistes radicaux auxquels j’ai été confronté en prison, et mon inscription au FIJAIT a été prononcée. Je n’accepte pas ce qualificatif de terroriste et cette assimilation.

-Pourtant seul dans mon affaire, l’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste a été retenue au prétexte que, dans mon répertoire téléphonique qui comprend 650 noms, figurent 7 nationalistes condamnés par la juridiction antiterroriste (dont des personnalités nationalistes publiques). Mon engagement politique public au sein du Rinnovu pour l’émancipation du Peuple Corse, que j’assume, m’a été directement reproché. Une affiche « A Francia Fora » a été évoquée longuement. Ceci est un prétexte grossier pour justifier la saisine du tribunal de Paris. C’est un délit d’opinion.

-Ce jugement m’attribue un explosif qui ne m’appartient pas. Celui ci a été découvert plusieurs heures après mon interpellation, en mon absence, dans un véhicule professionnel facilement ouvert, dont j’étais utilisateur, et qui a été déplacé par la police. On n’a jamais recherché le double des clés, ni même pu obtenir d’expertise ou contre expertise, ce véhicule ayant pris feu par accident dans le garage de la police…

Mon ADN ne correspond pas aux deux ADN inconnus retrouvés sur ces explosifs.

Un ADN découvert sur un scellé a été retrouvé dans une cache d’arme d’ETA au Pays Basque et dans une affaire dans le nord de la France. Selon le directeur d’enquête, il s’agit de « pollution » de policiers ayant travaillé sur plusieurs enquêtes. Il nous a été refusé par le juge d’instruction les expertises permettant de faire relever l’ADN des policiers ayant travaillé sur ces enquêtes, afin de comparer, comprendre et éclairer cet imbroglio.

Malgré ces refus et les incohérences, le tribunal ne retient que la version à charge. « Il n’existe aucune autre explication possible que la version policière » selon les conclusions du jugement. Je n’ai pas à être condamné pour ces explosifs, ils ne m’appartiennent pas.

Pour toutes ces raisons je fais appel de ce jugement.

Un autre procès aura lieu, l’appel étant suspensif, mon « rendez vous » chez le juge d’application des peines à Paris est annulé.

FELIX BENEDETTI

Libertà per tutti ! »

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