(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 13 mai 2026) La découverte de dispositifs clandestins de géolocalisation et d’écoute dans les véhicules de militants de NAZIONE provoque une onde de choc politique majeure.
Pour le mouvement indépendantiste, il ne s’agit pas d’un simple fait divers ni d’une opération isolée, mais d’une nouvelle démonstration des méthodes de surveillance et d’intimidation exercées contre les militants engagés pour la cause corse.
À travers cette conférence de presse, NAZIONE et l’Associu Sulidarità dénoncent une dérive sécuritaire visant les contre-pouvoirs politiques, associatifs et militants, dans un contexte où les revendications nationales corses continuent d’être confrontées à la répression plutôt qu’à une véritable réponse politique.
Les mouvements affirment refuser la banalisation de ces pratiques, réclament la fin des dispositifs d’exception et réaffirme sa solidarité avec les militants visés ainsi que sa détermination à poursuivre le combat pour les droits nationaux du peuple corse.
AnTo FpcL

Le communiqué commun de Nazione et de Sulidarità :
La découverte de plusieurs dispositifs clandestins de géolocalisation et d’écoute placés dans des véhicules de plusieurs militants de NAZIONE nous conduit, ce jour, à tenir cette conférence de presse.
En effet, la découverte de plusieurs dispositifs placés dans des véhicules privés et professionnels liés à des activités militantes, associatives et professionnelles dépasse largement le cadre d’un simple incident. Il s’agit d’une attaque politique contre des militants engagés et contre les libertés fondamentales.
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces pratiques barbouzardes, indignes d’un État prétendant défendre les principes démocratiques.
Poser clandestinement des balises GPS et des dispositifs d’écoute dans les véhicules de militants constitue une surveillance politique, une tentative d’intimidation, une volonté de fichage et une atteinte grave aux libertés individuelles.
La découverte de ces dispositifs dans des véhicules privés et professionnels démontre que cette surveillance dépasse largement le cadre d’une prétendue procédure technique ou judiciaire.
C’est l’ensemble de la vie des militants qui est visé, leurs déplacements, leurs activités professionnelles, leurs engagements associatifs et politiques ainsi que leurs relations et leur quotidien.
Ces méthodes traduisent une volonté de contrôle et de pression quotidienne. Elles constituent une intrusion inacceptable dans la vie privée des personnes concernées.
D’ailleurs, cette affaire intervient dans un contexte particulièrement révélateur.
Quelques jours après la Ghjurnata Internaziunale di i Prigiuneri Pulitichi organisée à Aiacciu par l’associu SULIDARITÀ, durant laquelle militants, avocats, familles et défenseurs des droits humains ont dénoncé les violences policières, les dispositifs judiciaires d’exception et les méthodes de surveillance exercées contre des militants indépendantistes, nous confirmons, même si nous en étions déjà convaincus, qu’aujourd’hui ces pratiques perdurent dans le temps et ce malgré un discours étatique illusoire relatif à l’avenir politique de la question Corse.
Le hasard du calendrier n’existe pas.
Alors que cet événement avait précisément pour objectif de dénoncer la dérive répressive en cours, cette affaire confirme l’installation progressive d’un système de surveillance accrue visant les mouvements patriotiques et, au-delà, l’ensemble des contre-pouvoirs de la Lutte de Libération Nationale.
Pendant que la Corse continue son escalade dans le narcotrafic et subit l’emprise des bandes criminelles dans tous les domaines, les moyens policiers et judiciaires semblent une nouvelle fois mobilisés contre des militants engagés pour ce pays.
En fait, l’État français organise en Corse, comme il l’a toujours fait dans toutes ses colonies, une déstabilisation permanente de la société et une criminalisation systématique de toutes les forces vives qui visent à libérer notre pays d’une dépendance mortifère. Ce choix est éminemment politique.
Comment, dans le contexte actuel, ne pas se rappeler les nombreuses manipulations auxquelles la Corse a été confrontée depuis des décennies.
Comment oublier, parmi tant d’autres coups tordus, l’épisode du préfet Bernard Bonnet, dont les méthodes et les projets avaient contribué à alimenter un climat de tension et de déstabilisation au sein de notre société, au nom d’une logique d’autorité imposée par l’État français.
L’affaire des paillotes, les opérations clandestines, les tentatives de division et les différentes provocations ayant marqué cette période demeurent dans toutes les mémoires. Elles rappellent que certaines pratiques troubles ont longtemps été utilisées en Corse au détriment de la paix et de la véritable solution politique.
De nombreux événements récents résonnent aujourd’hui avec ces méthodes que l’on croyait révolues.
À travers ces pratiques, ce sont des femmes, des hommes et des familles entières que l’on cherche à placer sous surveillance et sous pression.
Ainsi, nous refusons la banalisation de ces méthodes.
Nous refusons que l’engagement militant devienne un motif de surveillance occulte.
Nous refusons que les tentatives d’intimidation deviennent des outils de gestion politique de la Corse.
Nous exigeons la fin des méthodes de surveillance clandestine et des dispositifs d’exception utilisés contre des militants engagés !
Les faits de ces derniers jours démontrent une nouvelle fois qu’aucune issue durable ne pourra être trouvée à travers la répression et les logiques sécuritaires. La seule réponse possible est une réponse politique.
Une véritable solution politique aurait dû être intégrée naturellement audit « processus de Beauvau ». Or, cette dimension demeure absente.
Tandis que l’État français cherche à faire valider cyniquement ses propres « lignes rouges » qui constituent le rejet pur et simple de toutes les revendications fondamentales de notre peuple, les lignes rouges indispensables à toute perspective d’apaisement ne sont, quant à elles, toujours pas posées. Cela passe par le refus des pratiques dénoncées ce jour, par le refus des dispositifs d’exception, par le respect des libertés fondamentales et la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse.
Pendant que certains parlent de dialogue et d’apaisement, les pratiques moyenâgeuses de surveillance et de pression contre les militants continuent. Cette contradiction nourrit la défiance et démontre les limites d’un processus incapable de traiter les causes politiques profondes de la situation corse.
Face à cette nouvelle dérive, notre réponse sera politique, collective et déterminée.
Nous continuerons à dénoncer les logiques répressives, les juridictions d’exception, les violences policières, les pratiques de surveillance politique et toutes les tentatives visant à faire taire un peuple engagé pour ses droits et sa dignité.
Nous affirmons notre solidarité totale avec les militants de NAZIONE visés et nous affirmons également notre détermination intacte à poursuivre le combat pour la souveraineté de notre peuple !
BASTA À A RIPRESSIONE
LIBERTÀ PÈ U POPULU
INSEME FEREMU FRONTE

