(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 19 avril 2026) Le mouvement indépendantiste Nazione s’inscrit dans une logique de soutien concret et immédiat face à une situation qu’il juge à la fois absurde et révélatrice d’un dysfonctionnement plus large du système de logement social.
Dans le cas précis de cet homme d’une soixantaine d’années, entré dans un appartement HLM laissé vacant alors qu’il était sans solution, Nazione ne nie pas l’irrégularité de la démarche, mais en conteste la réponse institutionnelle. L’ultimatum imposé — quitter les lieux sous peine d’expulsion forcée — est perçu comme une décision brutale, déconnectée des réalités sociales, où la logique administrative l’emporte sur toute considération humaine.
Au-delà du cas individuel, le mouvement met en lumière ce qu’il considère comme une incohérence structurelle : d’un côté, des discours officiels affirmant le manque de logements disponibles, de l’autre, l’existence concrète d’appartements inoccupés, parfois laissés à l’abandon. Cette contradiction alimente une critique directe des politiques d’attribution et interroge sur la gestion réelle du parc social. Pour Nazione, cette situation n’est pas seulement un problème de gestion, mais une injustice sociale manifeste, d’autant plus inacceptable qu’elle se déroule dans un contexte où de nombreuses personnes restent dépendantes de l’hébergement d’urgence ou d’associations caritatives.
Dans cette perspective, la position du mouvement est claire : il ne s’agit pas seulement de défendre un individu, mais de dénoncer une mécanique qu’il qualifie de « spirale négative », où une personne peut être remise à la rue pour être ensuite reprise en charge par des dispositifs d’urgence, sans solution durable. Cette logique circulaire est jugée inefficace, coûteuse socialement et humainement, et surtout dénuée de bon sens dès lors que des alternatives existent.
Nazione appelle ainsi explicitement à l’ouverture d’un dialogue avec les institutions concernées, notamment les offices de l’habitat, afin de rechercher des solutions pragmatiques. Parmi celles-ci, la régularisation de la situation de l’occupant apparaît comme une option légitime, d’autant que celui-ci affirme être en capacité de payer un loyer. Le mouvement évoque également la possibilité d’autres formes d’arrangements, y compris l’attribution d’un logement plus adapté ou la mise en place de dispositifs permettant l’occupation temporaire de logements vacants.
Enfin, cette mobilisation à Ajaccio s’inscrit dans une ligne politique plus large, résumée par le mot d’ordre : « un Corsu un po stà fora ». Elle traduit une volonté affirmée de refuser toute situation où des habitants de l’île se retrouvent sans logement alors même que des biens publics restent inutilisés. Pour Nazione, la question du logement social en Corse ne peut plus être traitée uniquement sous l’angle administratif : elle doit devenir une priorité politique, fondée sur la justice sociale, la cohérence et l’adaptation aux réalités du terrain.
AnTo FpcL
Revue de presse
« Ajaccio : Sommé de quitter l’appartemant HLM sous menace d’expulsion forcée, Nazione s’y oppose »

