« Mensonges d’État, vérité kanak : le FLNKS rétablit les faits »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 11 février 2026) Face aux déclarations de Manuel Valls, le FLNKS dénonce des contre-vérités et réaffirme sa position : aucun mandat n’a été donné pour le projet de Bougival, et le projet d’Accord de Kanaky ne visait pas une indépendance immédiate mais un processus structuré vers la souveraineté.

Le mouvement rappelle avoir soutenu la proposition de Déva, qui prévoyait une indépendance plus rapide assortie d’engagements financiers de la France. Accusant l’ancien Premier ministre d’entretenir la confusion et de s’éloigner de la trajectoire de décolonisation fixée par l’Accord de Nouméa, le FLNKS affirme rester attaché à la vérité, au droit international et à l’aboutissement du processus de décolonisation.

Jean Rossi

Le communiqué du FLNKS : 𝐔𝐍 𝐏𝐄𝐔 𝐃𝐄 𝐕É𝐑𝐈𝐓É : 𝐇𝐀𝐋𝐓𝐄 𝐀𝐔𝐗 𝐌𝐄𝐍𝐒𝐎𝐍𝐆𝐄𝐒 𝐅𝐀𝐁𝐑𝐈𝐐𝐔É𝐒. Dans un entretien récent, Manuel Valls multiplie les contre-vérités et entretient volontairement la confusion auprès de l’opinion publique. 𝙇𝙚 𝙁𝙇𝙉𝙆𝙎 𝙣𝙚 𝙥𝙚𝙪𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙡𝙖𝙞𝙨𝙨𝙚𝙧 𝙘𝙚𝙨 𝙢𝙚𝙣𝙨𝙤𝙣𝙜𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙨’𝙞𝙣𝙨𝙩𝙖𝙡𝙡𝙚𝙧 Non, le Président du FLNKS n’a jamais donné son accord pour signer le projet dit de Bougival. Aucun mandat n’a été donné. Aucun accord n’a été validé par nos instances. Prétendre le contraire, c’est tromper délibérément les citoyens. Non, le projet d’Accord de Kanaky n’a jamais été une « indépendance immédiate ». Il prévoit une date ferme d’indépendance, précédée d’une période de transition, avec la mise en place d’une Assemblée constituante, chargée de rédiger la future Constitution de la Kanaky, dans le cadre des principes fondamentaux portés par le projet de société du 𝗙𝗟𝗡𝗞𝗦: démocratie, laïcité, justice sociale, égalité des droits, État de droit. Cette phase devait ensuite conduire à une négociation d’interdépendances avec l’État français et d’autres partenaires régionaux. Oui, les groupes du FLNKS ont donné leur accord au projet présenté à Déva, parce que Manuel Valls lui-même proposait alors une indépendance effective au 1er janvier 2026, ou au plus tard au 1er janvier 2027, sans période de transition, avec une négociation d’interdépendances portant sur les compétences régaliennes. Dans ce cadre, Manuel Valls nous a également assuré que la France remettrait le pays à flot financièrement, notamment par la transformation des prêts en subventions, car un nouveau pays ne peut accéder à la stabilité en démarrant avec des dettes. Ce projet était donc plus rapide que l’Accord de Kanaky. Voilà la vérité. Alors qu’on cesse de réécrire l’histoire. Manuel Valls le reconnaît lui-même : pour lui, la solution logique, cohérente et durable est celle d’une indépendance partenariale. Mais il n’a pas le courage politique d’aller jusqu’au bout. Il recule. Il tergiverse. Il sait pourtant parfaitement que Bougival ne s’inscrit pas dans la trajectoire de décolonisation prévue par l’Accord de Nouméa. Il choisit malgré tout la facilité, le calcul personnel et l’ambiguïté, dans l’espoir de préserver son avenir politique à Paris. Ce n’est pas une méthode d’homme d’État. Ce n’est pas une démarche de paix. Manuel Valls tente de marquer l’histoire sur le dos du peuple kanak. C’est inacceptable.
Le FLNKS restera fidèle à une ligne claire :

  • la vérité, la parole donnée,
  • le respect du droit international,
  • l’aboutissement du processus de décolonisation.

Nous ne céderons ni à la manipulation, ni au mensonge. Kanaky n’est pas un terrain de carrière politique.

FLNKS

. . A l'accorta annant'à Google Infurmazione For Latest Updates Follow us on Google News Nos dernière informations sur Google Actus

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