(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 11 février 2026) À l’approche des municipales, A Manca (Ex Manca Naziunale) dénonce une banalisation des discours sécuritaires dans plusieurs agglomérations corses.
L’organisation de la cauche extrème alerte sur une reprise des thématiques de l’extrême droite, accusées de stigmatiser les quartiers populaires et d’instrumentaliser la question du narcotrafic, qu’elle considère avant tout comme un enjeu de santé publique nécessitant davantage de moyens de prévention et de soins.
Scrianzatu
Le communiqué ; MUNICIPALES : LA POLLUTION IDEOLOGIQUE DE L’EXTREME DROITE GAGNE DU TERRAIN. Nous constatons que plusieurs des listes présentes dans les agglomérations de Bastia et d’Aiacciu se proposent d’ouvrir des commissariats ou des antennes de police dans les quartiers populaires. Il est donc clair, que selon leurs analyses, y règne un climat d’insécurité en lien avec le narcotrafic. Ces accents stigmatisants empruntent un ton hyper sécuritaire, ordinairement le propre de l’extrême droite. Loin de nous l’idée de relativiser une consommation de stupéfiants qui affecte désormais toutes les strates de notre société et qui se constate aussi bien dans les zones urbaines, tous quartiers confondus, que dans les zones rurales. Avant tout autre aspect, il s’agit d’une problématique de santé publique en particulier au sein de la jeunesse. Ce fléau contre lequel se mobilisent depuis longtemps déjà les professionnels de santé implique que leur soit donné bien davantage de moyens afin de rapprocher l’offre de soins des populations, en particulier en termes de prévention. Il y a donc un aspect extrêmement malsain dans nombre de déclarations, car pour des motifs de basse politique sont assénés des discours qui dans les faits visent encore une fois l’immigration envisagée comme responsable d’un climat sociétal dégradé. Par ailleurs, bien des faits divers meurtriers prouvent que le narcotrafic a ensanglanté notre pays, y compris dans des zones dites résidentielles ou au cœur des centre-villes. Nul ne se propose pour autant d’y créer des antennes de police. Il est manifeste que les thématiques d’extrême droite, si elles n’ont pas totalement gagné la bataille des idées, ont néanmoins réussi à largement polluer le champ politique. Dans leurs choix les électrices et les électeurs conscient-e-s des réalités doivent sanctionner ces dérives et ce quelles que soient les couleurs politiques de ceux qui s’y adonnent. A Manca

