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(9 juin 2017Le militant du Rinnovu, Félix Benedetti, a fait appel du jugement du tribunal correctionnel de Paris qui l’a condamné, le 1er juin, à 5 ans de prison pour détention d’armes et d’explosifs et association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. (ici)

(1er juin 2017) Ce jeudi 1 juin 2017 Felix Benedetti est passé en procès au tribunal de Paris.  Les juges ont suivi le réquisitoire de la procureure de la République.

Cinq ans de prison et l’inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT) avaient été requis contre Felix Benedetti. La procureure a également demandé un mandat de dépôt contre l’accusé, c’est-à-dire son incarcération immédiate.

Il a été condamné à 5 ans de prison,  relaxé pour transport d’explosifs, condamné pour détention d’armes . Il a refusé de signer son inscription au FIJAIT. Il n’y a pas de mandat de dépôt, il reste donc pour l’instant libre.

Les soutiens

(Aiutu Paisanu) (Ghjuventù indipendentista) (Associu Tocca à Noi) (Ghjuventù Paolina)

Revue de Presse

(France 3 Corse) (Corse Matin) (Alta Frequenza)

Samedi 27 Mai Aiutu Paisanu organise une soirée au Sax à Bastia en soutien à Felix et à toutes les victimes de la répression dont notre jeunesse qui paie un lourd tribut.

#Corse Felix Benedetti, patriote assigné à résidence, porte plainte contre l’Etat Français


(3 mars 2017) Comme annoncé par son comité de soutien, Félix Benedetti est arrivé en Corse ce vendredi 3 mars, accueilli par sa famille, ses amis, ses soutiens.


(Mardi 28 février 2017) L’assignation à résidence à Paris de Félix Benedetti est levée! Il sera sous contrôle judiciaire en #Corse

(Corse Matin) (France 3 Corse



(Lundi 27 février) Réponse attendue à partir d’aujourd’hui à la demande de Félix Benedetti sur sa levée d’assignation. 

Son dossier est passé devant la chambre d’instruction du tribunal de Paris vendredi soir. Félix Benedetti n’a pas pu s’exprimer et assister à l’audience. Un article 199 à « été exhumé », celui ci donnait la possibilité au juge de refuser de l’entendre. Ce qu’il a fait! Son avocat Maître Santacroce a plaidé la levée de cette assignation. Sans surprises le procureur a demandé le maintien sans arguments. Le jugement a été mis en délibéré vendredi soir.



(vendredi 24 février) ce vendredi, une décision concernant le maintien ou non de son assignation à résidence en région parisienne sera prise.  Seuls les faits de détention d’arme illégale sont retenus contre lui.

La demande de levée de l’assignation à résidence à Paris de Benedetti Félix a été mise en délibérée.  Réponse par écrit lundi 27 février.



(Mercredi 22 février 2017) 18h rassemblement au Palais de justice de BASTIA contre l’injustice et le traitement d’exception que subit Felix Benedetti. 

Récap : Interpellé en 2013 dans une enquete menée par la police politique SDAT, il a été mis en examen et écroué à Fresnes. Après deux ans et demi passé à Fresnes, il a été assigné à résidence à Paris, et ce, depuis 1 an et demi.

Beaucoup de monde mercredi soir pour dénoncer l’injustice que subit Felix, sans procès depuis 4 ans et réclamer la levée de son assignation à Paris. Il passera vendredi au tribunal de Paris en appel pour la levée de cette assignation. Alors que cela fera très bientôt quatre ans que Félix Benedetti a été interpellé dans une affaire de détention d’armes, le Rinnovu et Aiutu Paisanu se sont rassemblés devant le Palais de Justice de Bastia ce mercredi, procédant à un tractage. En effet, ce vendredi, une décision concernant le maintien ou non de son assignation à résidence en région parisienne sera prise.  Seuls les faits de détention d’arme illégale sont retenus contre lui. Les manifestants ont accroché sur les grilles du palais de justice des banderoles pour dénoncer le traitement de leur camarade, « otage à Paris » et « sans procès depuis 4 ans« .

(Alta Frequenza) (France 3 Corse) (Corse Net Infos) (Corse Matin)


(1er février 2017-4 ANS SANS PROCÈS. -MON ASSIGNATION À PARIS RENOUVELÉE. -343 JOURS POUR UNE RÉPONSE ! Le 9 février 2016 mon juge d’instruction recevait les réquisitions du parquet lui demandant de me renvoyer pour jugement devant le tribunal de Paris. Cette semaine, 343 jours après, je reçois enfin la réponse du juge me renvoyant devant ce tribunal, par un simple copié collé de ces requisitions. Le délai de réponse pour cet acte juridique, y compris pour les affaires dites « terroristes », est en général de 15 à 20 jours. 343 JOURS POUR MON DOSSIER!!!! En Septembre je faisais une demande de levée de mon assignation à Paris. Je reçois enfin cette semaine une réponse négative ordonnant le maintient de mon controle judiciaire à Paris, sans date de procès. Les délais de réponses sont ubuesques au pays des droits de l’homme… Les arguments invoqués pour mon interdiction de retour en Corse en attendant mon procès sont : « le risque de non représentation au procès et le risque de récidive ». Ces arguments sont grotesques. Ce risque n’existerait que en Corse en dehors des permissions et n’existerait pas à Paris!!!!!! Il s’ agit purement d’un abus de pouvoir et d’une vindicte politique à l’égard d’un engagement public affirmé pour l’émancipation du peuple Corse. Engagement qui reste profondément le mien. Je reste le seul corse dans ce cas à Paris. Je fais ce jour pour une dernière fois, appel de cette décision devant la chambre de l’instruction. Je demande à rentrer en Corse auprès des miens. a funa longa duventa serpa… Libertà per tutti FELIX BENEDETTI


(Le 14 décembre 2016) Laura Maria Benedetti a écrit une lettre au juge d’instruction de Félix Benedetti. Felix Benedetti a déposé une demande de levée de son assignation à résidence à Paris début Octobre. 3 mois après, à 3 jours des vacances scolaires il n’a toujours pas de réponses même pas pour une permission pour les fêtes. Nous publions une lettre de ses enfants adressée au juge le 1er décembre en l’absence de réponse.


(12 décembre 2016) Le régime de Faveur de Felix Benedetti doit cesser!!!!!! copie du courrier adressé le 3 Décembre : au président l’exécutif de la CTC, à tous les groupes politiques de la CTC, aux quatre députés de la Corse, aux présidents des conseils généraux. Nous leur demandons d’interpeller le ministre de la justice et de communiquer publiquement pour la levée de l’assignation à résidence de Felix Benedetti à Paris. Sans jugement depuis bientôt 4 ans il est toujours sans date de procès et retenu à Paris alors qu’il a été emprisonné 30 mois à Fresnes. Il n’a toujours pas reçu de réponse pour la levée de son assignation à résidence alors qu’il a déposé une demande début Octobre. A quelques jours de Noël il n’a même pas reçu de réponse pour une « permission »…


(30 octobre 2016) Libertà per Felix è Eric Samedi 5 novembre 10h30 à Ponte Novu mobilisons nous nombreux! Rassemblement barrage filtrant et spuntinu au pont. Pour la fin de l’assignation à résidence de Felix Benedetti sans procès depuis bientôt 4 ans à Paris avec 30 mois de détention à Fresnes. -Pour l’ arrêt de la double peine imposée à Eric Marras sous bracelet electronique à Salon de Provence après 5 ans de détention. Spuntinu sur place avec barbecue au profit de Aiutu Paisanu.


(3 septembre 2017) Sustenimu Felix Benedetti SAMEDI 3 SEPTEMBRE à Sartè 11 H sur la place devant la mairie. Demandons la levée de son assignation à residence et la tenue de son procès… Felix est assigné à résidence à Paris il attend son procès depuis 3 ans et demi il est actuellement en permission à Sartè. Nous ferons aussi un point sur la situation des prisonniers suite à la fermeture du premier ministre Valls et sur les fichages S des corses condamnés.


(26 juillet 2016) RINNOVU apporte sa solidarité à son militant Felix Benedetti dont l’assignation à résidence à Paris a été prolongée alors qu’il n’a toujours pas de date de procès après 3 ans et demi. Le communiqué de Felix Benedetti Le premier septembre 2016 cela fera un an que je suis assigné à résidence à Paris. J ai fait une demande de levée de cette assignation pour pouvoir rentrer reprendre ma vie en Corse en attendant mon procès. Le tribunal de Paris a refusé cette demande. C est d’ autant plus incompréhensible que durant cette année je n’ ai vu aucun magistrat concernant mon affaire. Je n ai toujours pas de date de procès 3 ans et 6 mois après mon arrestation pour une affaire de détention alors que la loi prévoit normalement une durée d’instruction de un an en correctionnel. C est une pression psychologique… j aurais dû être jugé depuis longtemps et à Bastia. La France bafoue ses propres lois sans difficultés elle est juge et partie. La juridiction d’exception et le qualificatif de terroriste dont elle nous affuble injustement permettent tout. Manuel Valls nous dit qu il n y a pas de prisonniers politiques pas de traitement d’ exception, pourtant nous Corses, sommes traités plus durement que les islamistes dans les prisons(non regroupement et éloignement). Je rentrerais en Corse dans quelques jours pour les vacances, une autorisation m’est accordée. Je suis très content de retrouver la Corse et les miens. j ai une pensée pour ceux assignés qui ne peuvent pas encore rentrer (Stephane Tomasini, Éric Marras, jean Pascal Cesari ) et pour tous les Corses enfermés dans les prisons françaises. Une pensée particulière pour Pascal Pozzo Di Borgu qui se retrouve isolé seul Corse à Fresnes complètement coupé de ses liens familiaux, sociaux et culturels. Hè viva a nostra nazione. Hè liberu u nostru pensà. LIBERTÀ FELIX BENEDETTI


(8 mars 2016) « Il y a 3 ans aujourd’hui le 8 mars 2013 sur cette photo cet avion de la Division Anti Terroriste du tribunal de Paris me portait à Fresnes. Il ne m’ a toujours pas ramené en Corse.

AvioSDatBenedettiMars2013Après 2 ans et demi passé en détention provisoire voilà 6 mois que je suis assigné à résidence à Paris. Je n ai toujours pas de date de procès…Avec toutes les contraintes matérielles qui en découlent.Mon dossier de détention d’armes est simple il aurait dû être jugé le jour même il y a 3 ans à Bastia, mon incarcération aurait dû se dérouler en Corse près de mes enfants, de ma compagne, de ma famille. Ils n’avaient pas à en subir le poids selon la loi française.

interpellationFelixBenedettiRinnovuNaziunali (2)

Toujours selon cette même loi dans le droit français pour une procédure correctionnelle le délai ne doit pas dépasser un an. Alors que mon affaire est très simple j’en suis d’ailleurs le seul inculpé, ce qui est le comble pour une soit disant association de malfaiteurs, Il n’ est toujours pas fermé après 3 ans !!!!Pour justifier cette durée extraordinaire de procédure, juges et procureurs opposent mon manque de coopération, alors qu’en dehors d’une détention d’armes, je conteste les fondements ridicules de l’accusation et je conteste la saisine d’une juridiction d’exception qui de plus me qualifie de terroriste. Cette saisine n’est basée que sur mon engagement politique pour l’émancipation du peuple Corse, elle constitue un délit d’opinion.Le traitement d’exception que je subis me conforte dans mes opinions. Je n’ai rien à faire à Paris. Je dois rentrer en Corse.Je salue tous les patriotes corses toujours incarcérés. Libertà per tutti. U populu corsu hè vivu. A nostra nazione hè viva…

Felix Benedetti


(23 janvier 2016) Mandu u me sustegnu à i patriotti Corsi vittimi di a ripressioni di l’administrazioni penitanziara. La France est un pays à mi… La France est un pays à mitards et à miradors pour les patriotes corses. Libertà per i patriotti Corsi. Evviva a lotta di u populu Corsu


(13 octobre 2015) Cumunicatu di Felix Benedetti. U 1 di sittembri sò statu libaratu da a « ghjustizia d’essezzioni » Francesa dopu à 2 anni è mezu passati in u lucacciu scuru di Fresnes. U me cartularu ghjudiziariu di detenzioni d’armi pudia essa ghjudicatu in Bastia. Oghji mi teneni alluntanatu da i mei è da a Corsica in u circondu parighjinu sin’à u me prucessu chi venara quandu li parera à i ghjudici…Vogliu salutà è ringrazià tutti i parsoni chi m’ anu sustinutu è chi mi sustenenu sempri qualessa hè a manera. ( cumunicati, missaghji, lettari, mandati, prisenza à i serati, petizioni, lea internet, adduniti etc…). U me pensamentu va dinù di sicuru versu à i patriotti corsi chi fermani incarciarati. Vi mandu à voi tutti prighjuneri forza è curraghju. U populu corsu hè vivu a so cuscenza hè viva. Seti imprighjunati ma seti a leva di issa cuscenza culletiva. Di sicuru l’emancipazione di u nosciu paese hè da sempri indibulita da u soldu maestru chì si voli cumprà a noscia tarra; Indibulita da u corsu chi venda ò u corsu chi si venda; Indibulita da a chjuditura francesa chì ci voli muti, ci nega u diritta d’ essa è ci manda a so ghjenti. Ma u vosciu populu hè vivu, a so cuscienza hè viva, firmara arrittu è tenera una strada diritta è u core in fronte. Libertà par tutti i patriotti corsi. FELIX BENEDETTI


(1er septembre 2015) LIBERATION DE FELIX BENEDETTI, ASSIGNATION A RESIDENCE EN REGION PARISIENNE


(17 juin 2015) ACTION A FRESNES DES PRISONNIERS POLITIQUES : L’ensemble des détenus corses de FRESNES, dont Benedetti Felix et Contadini Paul-André,ont mené une action collective ce jour et remis le texte ci dessous à la direction de la prison. Ce mercredi 17 juin 2015, nous, détenus corses de FRESNES, avons refusé de réintégrer nos cellules après nos activités respectives, à l’heure des repas. – Par cette action, nous apportons notre solidarité et soutien aux détenus corses et basques de Fleury Merogis qui protestent par une grève de la faim contre la suppression par la direction de parloirs prolongés. Il s’agit d’une atteinte grave au droit des familles à garder le lien. – Par cette action, nous protestons contre notre détention hors de corse qui constitue une double peine pour nous et nos familles.


(AVRIL 2015) Une Pétition de soutien à Félix Benedetti est lancée sur internet : Felix Benedetti est toujours incarcéré à FRESNES à plus de 1000 km de chez lui. Il n’a jamais été autorisé à téléphoner à ses enfants et à sa compagne. Cela fait 2 ans et 4 mois qu’il est en détention provisoire et son mandat de dépôt à été encore une fois prolongé arbitrairement. L’instruction n’est toujours pas fermée et n’a donc toujours pas de date de procès… Le juge d’instruction joue la montre pour le maintenir en détention le plus longtemps possible… alors qu’il n’est poursuivi que pour un délit correctionnel (détention d’armes). L’état français bafoue ses propres lois sur les délais d’instruction, lorsqu’il s’agit des patriotes corses! C’est un SCANDALE! Libertà per Felix!!!


(14 mars 2015Acharnement de la “justice ”française contre Felix Benedetti : Le 6 Mars 2013, Felix Benedetti est interpellé à son domicile bastiais, à grand renfort de moyens et en présence de la presse, dans le cadre d’une procédure SDAT de laquelle il a été immédiatement mis hors de cause. Cependant la saisie d’armes lors des perquisitions a entrainé une procédure incidente et sa mise en détention par le juge d’instruction parisien de la SDAT pour association de malfaiteurs en vue d’actes terroristes. Rien n’est reproché à Felix en dehors des saisies des perquisitions. Ni preuve matérielle ni “indices concordants” ne montrent que Félix appartiendrait à une hypothétique “bande organisée” en vue de préparer quoi que ce soit. Felix est un père de famille, travailleur et militant du mouvement nationaliste Rinnovu Naziunali. Toujours incarcéré à la prison disciplinaire de Fresnes, « l’école des matons», et après deux années d’instruction menée exclusivement à charge, il subit un acharnement politico-judiciaire à son encontre avec interdiction de téléphoner même à ses enfants et aucun parloir autorisé en dehors de sa famille directe. Son affaire aurait du être jugée en comparution immédiate en mars 2013 par le tribunal correctionnel de Bastia et il serait aujourd’hui libre. Mais Felix a commis le crime d’être un corse, un homme de conviction et de valeur qui ne renie pas ses idéaux même devant le juge, notamment quand il s’élève à chaque audience contre la justice d’exception . Il est l’otage d’une parodie de justice partiale et aux ordres de la Raison d’Etat. Le magistrat instructeur a annoncé qu’il s’opposerait à toute demande de mise en liberté jusqu’à son procès !! Chaque renouvellement de mandat de dépôt est d’ailleurs une véritable mascarade, une caricature de justice. Lors de la dernière audience du 06 mars 2015, malgré les garanties de représentation démontrées ,la demande de mise en liberté a été rejetée au motif que Félix est “tout à fait engagé dans la mouvance nationaliste”, ce qui institue un délit d’opinion , non prévu par le code pénal et cependant assumé par les juges! Une durée de plus de deux ans de détention provisoire pour un délit relevant du tribunal correctionnel, n’a aucun fondement ! Felix Benedetti est en droit de compter sur notre engagement à ses côtés pour qu’une telle injustice prenne fin, pour qu’il retrouve la liberté, ses enfants et sa compagne et qu’il bénéficie rapidement d’un procès équitable. Une page Facebook, Libertà per Felix Benedetti, est en ligne et accessible, la campagne d’affichage va continuer, une pétition va prochainement être lancée et l’associu Aiutu Paisanu organisera Samedi 28 Mars une soirée de soutien pour les prisonniers politiques au Sax Caffè à Bastia, Rue neuve Saint Roch. Libertà per Felix !


(2 MARS 2015) Témoignage de sa soeur: Lundi 2 mars – 16h40, maison d’arrêt de Fresnes – Je viens de visiter mon frère prévenu au bloc D2.. Je passe le dernier portique de sécurité, presse le pas pour sortir de l’enceinte de la prison. Enfin dehors, je souffle de soulagement.
Pérégrination en quartier sécurisé, parquée de salle en salle surpeuplée pour arriver dans un petit box exigu. La porte se ferme dans mon dos et là j’attends Felix. A peine la place pour deux vieux tabourets disposés de part et d’autre d’une murette de sécurité. Dans cette bâtisse de 1898, la politique pénitentiaire n’est ni à la sociabilisation ni à la communication et le contact direct dans les parloirs est évité.
Felix apparaît avec un sourire et son habituel –  » Davia ! « . Le voila rayonnant et chaleureux comme s’il me recevait dans une spacieuse maison de village près d’un feu de cheminée, me faisant oublier la sordidité du lieu. Dans l’entre bâillement de la porte se refermant, je croise furtivement les visages blafards d’autres prisonniers d’origines diverses, passant pour rejoindre leur parloir familial. Je pense alors que j’ai bien de la chance de visiter ce frère au regard toujours malin auquel je voudrais apporter un moment d’ouverture sur l’extérieur. Nous parlons comme toujours, un grand frère et sa petite sœur, des échanges directs et sincères où nous apprécions l’instant de chaque minute écoulée. 45 minutes –  » fin de parloir  » entend-on hurler à l’autre bout. La porte s’ouvre, il m’embrasse et me glisse un dernier –  » basgi à mamma per mè  » puis il disparait.
Je reste seule en attendant qu’on me libère à mon tour, gardant l’empreinte de cette entrevue. Les murs peu à peu se ternissent à nouveau et perdent l’aura qu’il y avait installée. Les voilà réapparaitre lugubres et sales. On m’arrache mon frère une fois de plus et j’en ressens la frustration… L’idée de mon vol d’avion du soir pour partir en vacances me réconforte.
Alors que je m’impatiente de fuir cet endroit et que je commence à ressentir la contrainte de l’enfermement, je me demande à quel point son sentiment d’emprisonnement en remontant en cellule peut être fort. Il n’en laissait cependant rien paraître. Quelle doit être sa frustration de ne pas pouvoir voir ni appeler ses enfants ? Il ne le montrait pourtant pas alors qu’il attend depuis 2 ans, dans une prison française, la fermeture d’une enquête qui reste délibérément ouverte pour le maintenir en détention loin de sa terre et des siens… La porte s’ouvre. Je pars enfin et en traversant les longs corridors vers la sortie, de nouvelles interrogations se soulèvent en moi.
Quel est le but de cet exil et cette interminable détention sinon de vouloir casser la volonté d’un homme aux idéaux nationalistes corses ? Deux ans d’instruction pour un cas de correctionnelle ! Pour détention d’armes et une enquête qui reste au même point !
Madame le juge d’instruction, quelle est donc la satisfaction de votre métier ? Quel est donc cet exercice pervers du pouvoir ?
Rendez nous notre frère, rendez leurs leur père, rendez leurs leur fils. Rendez Felix à sa vie, à son amie. Rendez lui justice. Laissez le œuvrer sur sa terre, auprès de sa famille et non s’occuper à résister au conditionnement carcéral en observant de nombreux cas pathologiques de cette maison d’arrêt afin de ne pas sombrer dans l’ennui ni se résigner comme nombre de détenus de Fresnes.
I corsi in terra corsa. Libertà !


(25 février 2015) Libertà per Felix! Interpellé le 6 mars 2013, Felix Benedetti a été déporté dans la sinistre prison de Fresnes, quatre jours plus tard, le 10 mars 2013. Son instruction n’est toujours pas fermée : instruction qui dure depuis déjà deux ans ! C’est très…très… très long pour une détention d’armes, anormalement long pour un cas de correctionnelle, cas qui de plus aurait pu être jugé en flagrant délit. Dans une semaine, le 6 mars 2015, cela fera donc deux ans que Felix a été volé aux siens, arraché de sa terre. Mise à part la volonté délibérée de casser moralement un nationaliste, que cherchent le gouvernement et sa justice politique ? On ne voit pas… probablement rien… Peut-être veulent-ils faire entrer Felix dans le « livre des records » comme détenteur de la plus longue instruction en correctionnelle ! Toutes ses demandes de mise en liberté lui sont refusées… La dernière date du vendredi 20 février. C’est un acharnement pur et simple. C’est un abus de pouvoir. C’est un scandale. Libertà per Felix Benedetti !


(9 février 2016) Le parquet a demandé à la Juge d’Instruction en charge du dossier, Mme Nathalie Poux, de le renvoyer devant un tribunal pour jugement.


(16 octobre 2014) Cunfarenza di stampa in Bastia u 16 d’uttobre di u 2014 Pour la libération de Felix Benedetti et d’Eric Marras Nous voulons la libération d’Eric Marras et de Felix Benedetti: nous dénonçons à nouveau les durées abusives de détention et d’instruction dans les affaires les concernant. Le cas d’Eric MARRAS : Ce détenu politique est incarcéré depuis 4 ans pour attentats. Son instruction est terminée depuis 9 mois. Elle aura duré plus de trois ans ! 3 ans et demi d’instruction !!! à Paris, dans la très vétuste prison de la Santé fermée aujourd’hui pour rénovation ! 3 ans et demi d’instruction sans autorisation de téléphoner et avec un seul droit de visite. L’instruction d’Eric est aujourd’hui close ; la date de son procès est fixée au 21 mai 2015. Sa dernière demande de mise en liberté a été refusée. Il devrait légitimement et en toute légalité bénéficier d’une liberté conditionnelle ou au minimum être transféré à Borgu ou à Aiacciu. En fait il a été arbitrairement transféré à Fleury Merogis et il ne peut ni téléphoner ni recevoir de visite ! Il est ainsi volontairement et sans raison coupé de ses liens sociaux. Le mois dernier encore le procureur général de la cour d’appel de Paris a rejeté les demandes de permis de visite formulées par 2 adhérents d’Aiutu Paisanu! Si le parloir nous est refusé, association pourtant basée sur le principe de la solidarité et de l’entraide à qui alors peut-il être accordé ? Dans le cadre de l’affaire concernant Eric Marras, une autre personne a été arrêtée pour les mêmes faits. Elle a été remise en liberté après quelques mois de détention ! Il apparait une fois de plus que l’inéquité est le fondement des procédures judiciaires de la SDAT et que le “délit ”de penser nationaliste est prépondérant sur les faits reprochés. Rien ne justifie plus le maintien en détention d’Eric alors que l’instruction est close et qu’il est en prison depuis déjà 4 ans ! Aussi nous demandons sa remise en liberté dans l’attente de son procès. Le cas de Felix BENEDETTI : Felix Benedetti est incarcéré à Fresnes depuis déjà 20 mois dans le cadre de l’antiterrorisme, pour détention d’armes. Des cas similaires ont été jugés durant ce temps en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Bastia. Dans deux affaires récentes (en 2013 et 2014) plusieurs individus accusés d’appartenir à un réseau de trafic d’armes ont été arrêtés. Des centaines d’armes de poing et fusils d’assaut ont été saisis. Ces individus ne font pas l’objet de poursuites dans le cadre de la SDAT. Or ni le juge des libertés ni aucune autorité n’ont signifié à Felix à partir de quels critères il se trouve détenu dans le cadre juridictionnel de la SDAT. Nous avons demandé à Madame Taubira, ministre de la Justice, de clarifier ce point : elle n’a pas répondu. Felix est un militant nationaliste ”engagé” et pour la justice française, cela suffit à justifier une procédure d’exception SDAT. Le Juge des libertés a d’ailleurs justifié son refus de remise en liberté au motif que “la position exprimée par l’intéressé sur ce qu’il nomme la“ justice d’exception” et son refus de répondre tant aux questions des enquêteurs qu’à celles du magistrat instructeur démontrent qu’il n’entend pas se soumettre à la justice républicaine, que dans ce contexte ses garanties de représentation sont inexistantes”! Félix est donc maintenu en détention pour avoir dénoncé la justice d’exception qu’il subit! C’est ce délit d’opinion qui fonde son maintien en détention ! C’est scandaleux! La visioconférence aurait été bien suffisante pour l’instruction de l’affaire de Felix qui est très simple. Un magistrat instructeur l’a convoqué à intervalle de temps d’au moins 4 mois Toutes les investigations nécessaires devraient être terminées et l’instruction close. Une durée de détention préventive de 20 mois est exceptionnelle en correctionnelle, pour un délit de détention, quelles que soient les structures juridictionnelles. Felix peut voir des membres de sa famille mais n’est pas autorisé à leur téléphoner. Tout contact avec d’autres détenus corses lui est interdit alors que leurs affaires n’ont strictement aucun lien avec la sienne. Tout est mis en œuvre pour l’isoler. Il est interdit de pratiquer une activité si un autre détenu SDAT y est inscrit et même de messe si un autre détenu corse SDAT y assiste ! Rien ne justifie ces brimades si ce n’est la volonté de le casser moralement. La Justice se montre beaucoup plus compréhensive vis à vis d’islamistes détenus à Fresnes qui sont regroupés dans la même division et qui bénéficient de procédures beaucoup plus rapides alors qu’il leur est reproché à eux également le délit d’association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste. Il apparait dans le cas de Felix Benedetti aussi que l’inéquité est le fondement des procédures de la SDAT et que le “délit ”de penser nationaliste est prépondérant sur les faits reprochés. Nous demandons donc la fixation d’une date de procès pour Felix Benedetti et sa remise en liberté ! Nous dénonçons fermement les détentions de longue durée d’Eric Marras et de Felix Benedetti qui sont des condamnations non seulement sans procès équitable mais sans procès du tout. Que ces deux prisonniers se situent dans la sensibilité politique du RINNOVU NAZIUNALI explique-t-il cet arbitraire à leur encontre ? Que cesse l’iniquité et qu’ils soient libérés comme la plupart des autres prévenus en situation analogue. Le maintien de la discrimination et de l’iniquité à leur encontre nous amènera à des actions d’indignation et de protestation légitime. Nous ne pouvons plus laisser exercer sur eux à la fois l’arbitraire, la discrimination anticorse et la criminalisation de la pensée nationaliste ! Plus généralement nous considérons que la question des prisonniers politiques fait partie des points de réforme votés par l’Assemblée de Corse au même titre que la co-officialité de la langue corse, la résidence/citoyenneté, le transfert de la fiscalité, l’inscription de la Corse dans la Constitution pour avoir un pouvoir normatif. L’Assemblée s’est prononcée pour le rapprochement familial des prisonniers (motion votée à l’unanimité en Mai 2010). Mais, depuis ce vote de principe et la vague des rapprochements de 2012, le dossier des prisonniers est au point mort ; le président de l’exécutif comme celui de l’Assemblée ne font aucun suivi ni aucune relance envers le Ministère de la Justice. Nous les exhortons à reprendre ce dossier et à œuvrer comme nous à ce que la proposition de loi Gandolfi Scheit soit mise à l’ordre du jour du Sénat avec les amendements annoncés par des sénateurs, pour que le rapprochement familial devienne un droit effectif. Les points de réforme soumis à l’Etat sont, malheureusement, présentés sans cohérence d’ensemble par l’Exécutif Giacobbi ; ils sont pourtant la base d’un règlement politique actuellement enlisé. Le Président Hollande a été interpellé sur sa disposition à aller vers un règlement politique prenant en compte les droits du peuple corse. Il peut encore répondre et prendre le chemin humaniste du droit, du social et de l’équité : un premier signal serait la prise en considération de la question des prisonniers politiques corses SDAT. Enfin la lettre ouverte adressée dernièrement à Mme Taubira, Garde des sceaux, par Alain Ferrandi et Pierre Alessandri nous interpelle. Nous soutenons leur demande d’être rapprochés de leur famille et de leurs attaches sociales, en Corse à Casabianda. Au prétexte d’un statut de DPS (détenus particulièrement signalés), l’éloignement est une deuxième sanction imposée à ces détenus politiques (et à leur famille !) qui s’ajoute aux très lourdes peines prononcées à leur encontre. Nous demandons à Mme Taubira, Garde des sceaux, de procéder en toute justice à la radiation d’Alain Ferrandi et Pierre Alessandri du fichier DPS. Nous soutenons de même les autres requêtes similaires de rapprochement comme celle de Jean-Marie Pittiloni et celle d’Yvan Colonna. Ces cas démontrent aussi que la justice française n’est qu’une justice d’exception dont les militants nationalistes subissent encore aujourd’hui toutes les dérives et les abus. Aiutu paisanu / Rinnovu naziunali NB : Une soirée de solidarité sera organisée par Aiutu Paisanu, le Samedi 15 Novembre au Sax Caffè à Bastia, Rue Neuve Saint Roch. Serata di sulidarità per i patriotti à u Sax Caffè in Bastia, à partesi da 7 ore di sera. Musica è canti. Ci serà da beie è da manghjà.


(9 mai 2014L’association « Aiutu Paisanu » dénonce les conditions d’emprisonnement de deux détenus : Eric Maras et Felix Benedetti et demande une loi sur le droit au rapprochement familial. Les situations scandaleuses de Felix Benedetti et Eric Marras sont dénoncées.


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