« Les Corses ont fait leur part du chemin, l’Etat français doit faire le sien » Jean Marie Poli – #Corse #amnistia

(Unità Naziunale, Corsicainfurmazione.org, Publié le 22 mai 2015) Dans un entretien accordé à la presse, Jean-Marie Poli est revenu sur une rencontre organisée autour de la situation des prisonniers politiques corses, à l’initiative de Sulidarità. Cette réunion associait également la section corse de la Ligue des droits de l’Homme ainsi que le président du Conseil exécutif de Corse.

Selon Jean-Marie Poli, les échanges ont porté sur plusieurs revendications : le rapprochement des détenus corses, les conditions de détention, la situation des prisonniers dont l’instruction est terminée, ainsi que les demandes de regroupement dans un même établissement pénitentiaire. Une charte recensant les dispositions réglementaires et législatives jugées non respectées aurait été présentée lors de cette rencontre.

Il rappelle également qu’un rapport soutenant ces revendications avait été adopté à l’unanimité par l’Assemblée de Corse et qu’une demande de rencontre avec la garde des Sceaux avait été formulée dans ce cadre. Selon lui, la question de l’amnistie s’est progressivement imposée comme l’un des sujets centraux des discussions.

Jean-Marie Poli affirme que la délégation corse a voulu démontrer l’existence, selon elle, de violations de droits français et européens concernant certains détenus. Il estime par ailleurs que le débat sur le rapprochement tend désormais à être dépassé par celui de l’amnistie, présentée comme une étape politique majeure.

L’entretien évoque également le contexte politique corse depuis l’annonce par le FLNC de l’arrêt de la lutte armée en 2014. Pour Jean-Marie Poli, les évolutions politiques et institutionnelles intervenues depuis doivent conduire l’État français à engager un processus d’apaisement et à répondre aux revendications portées par les représentants nationalistes corses.

AnTo FpcL

 

(MEDIABASK) Mercredi 20 mai, une délégation corse a été reçue par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, pour aborder la question du rapprochement des « prisonniers politiques » corses et leur amnistie. Jean-Marie Poli, député Corsica Libera (parti indépendantiste) et président de l’association Sulidarità a rencontré la ministre..

Quel a été le point de départ de cette rencontre ?

Jean-Marie Poli : Elle a donné suite à une demande formulée il y a plusieurs mois de cela. Elle a été initée par l’association Sulidarità sur la problématique du rapprochement et des conditions de détention des prisonniers politiques corses, pour une rencontre tripartite avec la Ligue des droits de l’Homme section corse et le président exécutif de l’Assemblée corse. Nous leur avons présenté une charte. Il s’y trouvait toutes les dispositions réglementaires et législatives qui ne sont pas respectées en matière de rapprochement de détenus, des prévenus dont l’instruction est close, l’inéquité des octroits de liberté conditionnelle et la demande de regroupement dans une seule prison.

jean marie poli

Le fait que le FLNC n’ait pas restitué d’arme ne représente pas un obstacle ?

J.-M. P. : La question du processus de restitution des armes n’est pas encore posée. Les corses, avec la position du FLNC, et les positionnements politiques communs des conseillers territoriaux (rapprochement des détenus corses, mesures votées par l’Assemblée de Corse concernant la langue, le foncier…) créent des conditions exceptionnelles d’apaisement et de sortie du conflit. Les Corses ont fait un bout du chemin, l’Etat français doit faire le sien.

Lire la suite directement sur le site MEDIABASK

MEDIABASK7

. . A l'accorta annant'à Google Infurmazione For Latest Updates Follow us on Google News Nos dernière informations sur Google Actus

Produit CORSU E RIBELLU

bandeauribelluteeshirt (1)

Produits à partir de 13e

error: