«Aujourd’hui, les clubs corses restent un élément identitaire fort», selon Didier Rey

FOOTBALL – Chercheur et spécialiste du football corse, il revient sur les rapports compliqués entre le football de l’Île de Beauté et le continent…

Maître de conférence à l’Université de Corse et historien du football de l’île, Didier Rey a un peu de travail depuis la semaine dernière. Alors que la commission de discipline examinera jeudi le dossier des débordements qui ont émaillé Nice-Bastia vendredi dernier, le chercheur revient sur les relations entre le football corse et le continent.

Quel est l’adjectif qui définit le mieux les relations entre les clubs corses et le football du continent?

Ambigüe. Le problème c’est que les relations sont fondées sur des représentations. On attribue aux équipes corses des comportements qui seraient issus de la culture corse: irascibles, en révolte… Ça pourrait tenir la route si les joueurs qui portaient ce maillot étaient corses. Mais il doit y avoir 10% de joueurs corses dans toutes les équipes réunies. Là, ce n’est plus l’incapacité à gérer une partie de foot qui est en cause, mais un joueur qui brandit un drapeau. La victime devient coupable. Ça tient plus globalement aux rapports ambigües entre la Corse et la France depuis un demi-siècle.

Les clubs corses se victimisent-ils?

Il y a une machine victimaire, et les deux discours se nourrissent. Pour le coup, le discours victimaire est fondé dans cette affaire. Est-ce qu’on imagine que Metz va gagner à Toulouse, un joueur brandit un drapeau lorrain, et il y a un envahissement de terrain, on va dire que ce sera de sa faute? Mais le fait qu’on introduise le terme «corse» permet toutes les justifications.

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