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Corse – Procès Colonna : communiqué d’A Manca

« Si l’homme échoue à concilier la justice et la liberté alors il échoue à tout »

Albert Camus. Extrait des Carnets.

Ce lundi 20 juin 2011 est tombée la sentence prononcée par les juges en charge de dire la justice, au nom du peuple souverain. Y.Colonna s’est vu pour la troisième fois condamné à la perpétuité.

Dans ce procès, comme dans ceux qui l’ont précédé, il n’a pas été question du processus infernal qui a conduit à creuser entre le Peuple corse et l’Etat français, un fossé empli de sang, de larmes et de boue. A aucun moment, l’acte scélérat qui a soumis la Nation corse aux volontés hégémoniques de la Nation française, n’a fait l’objet d’un examen lucide. Et l’on voudrait dès lors, convoquer la conscience des Corses, afin qu’ils donnent leur avis sur un drame, sur l’innocence d’un homme ou sur sa supposée culpabilité.

Or, nous n’avons pas à répondre aux injonctions de tous ceux qui font de nos avis, au mieux la manifestation d’une fibre authentiquement patriotique, au pire le signe d’une allégeance totale, pour cause de mauvaise conscience collective.

Au lendemain de l’action menée contre le préfet Erignac, A Manca et ses militants se sont refusés à descendre dans la rue à l’appel des responsables du « Manifeste pour la vie ». Nous avons, le jour même présenté la liste de nos candidates et nos candidats aux élections régionales. Ce n’était en rien une provocation, mais notre manifestation déterminée à ne céder en rien à l’émotion sélective entretenue par ceux qui, au-delà des faits, se sont acharnés à culpabiliser les Corses.

Dans le même temps, nous ne nous sommes pas reconnus dans un acte dont les motivations supposées faisaient alors l’objet de toutes les supputations, y compris les plus hasardeuses.

Sont venus plus tard les temps d’une revendication, puis ceux d’une hallucinante répression perpétrée aveuglément sur des centaines d’hommes et de femmes dont le seul tort était d’être considérés comme des coupables potentiels, au seul motif hypocrite de leurs présumées sympathies politiques.

Oubliés dans les limbes de la mémoire collective, les patriotes victimes des dérives organisées par les tenants de la raison d’Etat. Niée la présomption d’innocence. Jetée aux orties la conscience politique. Il n’a plus été question que de guerres des polices, de batailles de procédure et d’agitation médiatique.

Notre propos demeure le même qu’en ces moments passés. A l’instar d’Albert Camus, nous affirmons qu’il n’est pas possible d’invoquer la justice sans invoquer la liberté. Cette liberté foulée au son du canon il y a deux cent quarante deux ans. Cette liberté associée à cette justice sociale bafouée tous les jours.

Cette liberté dont devront bénéficier tous les prisonniers politiques à l’issue d’un processus qui leur garantira de ne pas faire l’objet de chantages de la part de l’appareil d’Etat. Aux termes d’un processus dont le droit à l’autodétermination serait le socle non négociable. La liberté comme justice. La justice comme conséquence du droit à la liberté.

A MANCA. JUIN 2011.

http://www.manca-naziunale.org/wordpress/proces-colonna-communique/

 

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