« Sénatoriales 2026 : Jean Giuseppi et Cécile Claus présentent leur démarche »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 24 septembre 2026) À l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, Jean Giuseppi présente sa candidature autour de deux axes qu’il considère indissociables : l’évolution institutionnelle de la Corse et le renforcement du bloc communal.

Il défend une autonomie conçue comme un moyen de permettre aux institutions corses d’élaborer des réponses adaptées aux réalités de l’île, en s’appuyant notamment sur ses particularités historiques, culturelles, linguistiques et territoriales. Il estime que le simple pouvoir d’adaptation du droit commun montre ses limites et plaide pour une capacité de décision plus importante.

Cette démarche est directement articulée aux difficultés rencontrées par les communes et leurs élus : contraintes financières, lourdeurs administratives, maintien des services publics et aménagement du territoire. Pour Jean Giuseppi, les communes constituent le premier échelon de proximité et doivent disposer de davantage de moyens pour agir. Son projet établit ainsi un lien direct entre la question institutionnelle et la capacité des communes à répondre aux besoins quotidiens de la population corse.

Sa suppléante, Cécile Claus, inscrit pour sa part son engagement dans un parcours marqué par le mouvement nationaliste, le service public, l’enseignement, l’administration agricole et l’action municipale à Sartè. Elle met en avant son expérience concrète de politiques publiques conçues à un autre niveau que celui des réalités insulaires et estime que la reconnaissance de la singularité de la Corse doit désormais se traduire par une véritable capacité à décider et à agir. Ensemble, ils présentent cette candidature comme une volonté de défendre les communes et de porter au Sénat les intérêts de la Corse dans la prochaine étape institutionnelle.

Scrianzatu

La profession de foi de Jean Giuseppi :

ÉLECTIONS SÉNATORIALES DU 27 SEPTEMBRE 2026

JEAN GIUSEPPI Candidat

Chers élus, Chers délégués, Chers amis,

J’ai l’honneur de solliciter votre soutien à l’occasion de l’élection sénatoriale du 27 septembre prochain, à un moment qui sera déterminant pour l’avenir de la Corse.

Dès l’automne, la révision constitutionnelle puis, si celle-ci est adoptée, l’examen de la loi organique ouvriront une nouvelle étape dans l’histoire institutionnelle de notre île.

Cette étape, nous devons l’aborder avec une exigence simple : faire de l’autonomie un véritable outil d’action au service de la Corse et de son peuple.

La Corse est confrontée à des défis qui lui sont propres : pression démographique, difficulté d’accès aux soins, au logement et au foncier, mutations économiques, réchauffement climatique, maintien des services publics, mais aussi fragilisation du lien social et préservation de son identité.

Face à ces enjeux, nos politiques doivent être pensées et mises en œuvre au plus près des réalités.

La reconnaissance des caractéristiques propres du peuple corse, son histoire, sa culture, sa langue et son lien particulier à la terre constituent autant de critères objectifs de différenciation qui doivent permettre de déroger au droit commun.

La question n’est donc pas d’adapter des règles élaborées ailleurs. Elle est de permettre à la Corse de construire des réponses adaptées à ses propres réalités.

Le pouvoir d’adaptation constitue un modèle aujourd’hui vieillissant, incapable d’ajuster efficacement l’action publique aux contraintes spécifiques de notre île.

Ailleurs, l’expérimentation du mécanisme d’adaptation a déjà démontré ses limites. Le rapport d’information sénatorial n°361 du 16 février 2023 met en exergue sa faible efficacité et les difficultés de mise en œuvre des procédures d’habilitation par les collectivités.

Ce constat doit forcer les responsables politiques à juger de son utilité effective.

La question institutionnelle est indissociable de la réalité de nos communes.

Au cours de cette campagne, les échanges avec les maires et les délégués confirment les difficultés que nous partageons au quotidien : contraintes financières, complexité administrative, maintien des services publics et aménagement du territoire.

Derrière chacune de ces difficultés, l’action politique des maires se trouve trop souvent freinée par des règles inadaptées. La défense du bloc communal est en ce sens un axe essentiel de ma candidature.

Les communes sont le premier niveau de proximité vers lequel nos concitoyens en difficulté se tournent. Elles sont aussi celles qui animent nos villes et nos villages.

C’est la raison pour laquelle je considère que la question institutionnelle et la question communale sont intimement liées. L’autonomie institutionnelle ne prendra tout son sens que si elle permet de renforcer la capacité des communes à répondre concrètement aux besoins des corses.

C’est avec cette exigence que je sollicite aujourd’hui votre confiance : défendre nos communes en leur donnant les moyens d’agir au plus près des réalités et œuvrer pour que la Corse dispose de la capacité de construire son propre avenir au service du peuple corse.

Tocca à a Corsica d’essa maestra di u so distinu è socu cunvintu chi l’autunumia devi dà à l’istituzioni i mezi pulitichi di pruteghja a lingua, a cultura, a tarra è l’aienti, da pudè risponda à i capatoghji di a vita ughjinca.

Hè l’avvena di l’isula chi si ghjoca d’uttrovi, in Pariggi.

T’aghju a vulintà di purtà à u Senatu una voci forti è sincera à prò di a Corsica è di i so intaressi.

Contu à nantu à u vosciu sustegnu.

Saluti sinceri

Jean Giuseppi
Maire de Figari

« La Corse doit pouvoir maîtriser son destin et je suis convaincu que l’autonomie doit donner aux institutions les moyens politiques de protéger la langue, la culture, la terre et les hommes, afin de pouvoir répondre aux enjeux de la vie d’aujourd’hui. C’est l’avenir de l’île qui se jouera à partir du mois d’octobre, à Paris. J’ai la volonté de porter au Sénat une voix forte et sincère en faveur de la Corse et de ses intérêts. Je compte sur votre soutien. Salutations sincères. »

La profession de foi de Cécile Claus : ÉLECTIONS SÉNATORIALES DU 27 SEPTEMBRE 2026

CÉCILE CLAUS Suppléante

« J’ai choisi de m’engager aux côtés de Jean Giuseppi. »

MON ENGAGEMENT POUR LA CORSE EST ANCIEN
Il s’est construit dès mes années de lycée, puis à l’Università di Corsica, dans le mouvement nationaliste et dans différents combats qui ont marqué plusieurs générations de militants.

Depuis des décennies, la question corse est posée. Elle a produit des débats, des rapports, des engagements. Mais je reste convaincue que la Corse doit pouvoir maîtriser davantage son destin au plus près des réalités de notre territoire et que ses institutions doivent être à la hauteur de ce que nous sommes et des défis auxquels nous sommes confrontés.

J’ai connu le service public depuis le terrain, pendant près de vingt ans d’enseignement à l’Établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole de Sartè. J’ai ensuite rejoint la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Corse, où j’ai exercé des responsabilités dans le domaine de la formation et du développement sur une action régionale et au contact de ceux qui conçoivent, déclinent et mettent en œuvre les politiques publiques. Depuis trois ans, j’exerce les fonctions de déléguée régionale à la formation continue pour les agents du ministère chargé de l’Agriculture en Corse.

Je mesure concrètement ce que signifie appliquer une politique publique conçue à un autre niveau que celui des réalités insulaires.

C’est également ce que je constate aujourd’hui dans l’action municipale. Être élue à Sartè, c’est être confrontée chaque jour à la réalité des décisions publiques : leurs contraintes, leurs lenteurs, leurs contradictions, mais aussi la responsabilité qui incombe aux élus lorsqu’il faut apporter des réponses concrètes.

À mes yeux, l’enjeu du processus institutionnel est précisément là : faire en sorte que la reconnaissance de la singularité de la Corse ne demeure pas une reconnaissance de principe, mais qu’elle se traduise par une capacité réelle à décider et à agir.

CETTE QUESTION N’EST PAS ABSTRAITE.
Elle concerne directement l’action de nos communes, de leurs élus et leur capacité à répondre aux difficultés auxquelles ils sont confrontés. Elle concerne l’école, les services publics, l’aménagement, l’environnement, le foncier, le logement, mais aussi la possibilité de construire des politiques publiques qui correspondent réellement aux réalités de l’île.

La question institutionnelle et la question communale sont intimement liées. Si nous voulons que la Corse puisse davantage décider de son avenir, cette capacité nouvelle doit aussi renforcer ceux qui, chaque jour, font vivre ses territoires : les communes et leurs élus.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai choisi de me placer aux côtés de Jean GIUSEPPI que je connais pour ses compétences, sa force d’engagement et d’action sur le terrain. Je sais sa détermination à défendre les communes et à porter la question corse dans cette nouvelle étape institutionnelle.

Je n’appartiens aujourd’hui à aucune formation politique. Je veux, pour ma part, apporter à sa démarche ce que mon parcours m’a donné : une connaissance du terrain, de l’administration, des collectivités et des réalités concrètes auxquelles sont confrontés les acteurs publics corses.

Je conçois mon rôle de suppléante comme une responsabilité : celle de participer, à ses côtés, à une étape où il faudra à la fois défendre nos communes, porter les intérêts de la Corse et faire en sorte que les évolutions institutionnelles annoncées produisent enfin des capacités d’action à la hauteur de nos besoins.

Cécile Claus

« C’est pour cela que j’ai choisi de m’engager. »

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