(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 14 septembre 2026) Le syndicat Mossa Paisana rejette catégoriquement le plan CASI de 1,3 million d’euros, qu’il juge totalement insuffisant face à une crise agricole qui, selon lui, touche l’ensemble de la Corse.
Le syndicat rappelle que sécheresses et fortes chaleurs se répètent depuis 2003, avec des nappes au plus bas, des exploitations affectées et certaines zones toujours dépourvues d’irrigation. Il estime que l’enveloppe annoncée ne concernerait qu’environ 10 % des agriculteurs corses.
Pour Mossa Paisana, cette réponse s’inscrit dans un cycle devenu permanent : sécheresse, pertes, aides jugées insuffisantes, réunions, promesses et attente, avant qu’une nouvelle sécheresse ne survienne. Le syndicat refuse cette logique et réclame une révision immédiate du plan CASI, des aides correspondant aux pertes subies et la prise en compte de l’ensemble des agriculteurs touchés. Il demande également un véritable programme de retenues collinaires à l’échelle de la Corse, accompagné d’allègements permettant leur réalisation, ainsi que des financements et un calendrier précis.
Mossa Paisana prévient qu’en l’absence de réponse sérieuse, il est prêt à appeler à une mobilisation générale, estimant que l’ensemble des secteurs agricoles sont concernés et trop longtemps relégués au second plan. Derrière ces revendications, le syndicat défend également la reconnaissance et la préservation du système d’élevage extensif corse, de ses races et de ce qu’il présente comme une composante majeure de l’identité insulaire. Il affirme vouloir des actes plutôt que de nouvelles promesses et avertit : « L’État ne pourra pas dire qu’il ne savait pas. »
Jean Rossi

Le communiqué : PLAN CASI : 1,3 MILLION D’EUROS POUR L’AGRICULTURE CORSE ? QUELLE GÉNÉROSITÉ ! Mossa Paisana refuse catégoriquement le plan CASI de 1,3 million d’euros. Depuis 2003, la Corse subit des sécheresses et de fortes chaleurs à répétition. Ce qui est exceptionnel dans les régions du Nord est devenu structurel chez nous. Les nappes sont au plus bas. Les exploitations sont touchées. Certaines zones ne disposent d’aucune irrigation. Les conséquences de la sécheresse vont encore se faire sentir pendant des mois. Et face à cette situation, on nous propose une enveloppe qui ne concernerait qu’environ 10 % des agriculteurs corses. 1,3 million d’euros pour une crise qui touche toute la Corse ? Il fallait oser. NOUS NE DEMANDONS NI PRIVILÈGES NI TRAITEMENT DE FAVEUR. Depuis vingt ans, le scénario est toujours le même :
Sécheresse → pertes → aides insuffisantes → réunions → promesses → attente → nouvelle sécheresse.
Après vingt ans, il serait peut-être temps de comprendre que ce n’est pas une stratégie. C’est de l’improvisation. Notre syndicat, Mossa Paisana, exige et propose, comme nous l’avons déjà fait maintes fois par le passé :
➡️En premier lieu, une révision immédiate du plan CASI.
➡️ Une aide à la hauteur des pertes.
➡️ La prise en compte de tous les agriculteurs touchés.
➡️Un véritable plan de retenues collinaires sur l’ensemble de la Corse, avec des allègements pour permettre la réalisation de ces ouvrages, qui sont aujourd’hui primordiaux pour notre agriculture, et non pour des constructions.
➡️Des financements et un calendrier précis. Nous ne voulons plus de promesses, mais nous exigeons des actes, à court comme à long terme.
L’État ne pourra pas dire qu’il ne savait pas. Nous avons alerté. Nous avons expliqué. Nous avons attendu. Si aucune réponse sérieuse n’est apportée, le syndicat se tient prêt à une mobilisation générale, car tous les secteurs de l’activité agricole sont aujourd’hui touchés et relégués au second plan depuis trop longtemps. Si nous sommes une région française, autant nous traiter à ce titre, car nous sommes la région la plus excentrée au sud. À travers ces recommandations, c’est aussi la reconnaissance et la préservation de notre système d’élevage extensif qui sont en jeu. Un système qui, à travers ses races, constitue le fleuron de notre identité. U nostru allevu un si farà a u negozziu. Ma dinò, un lasciaremu tutte l’altre produzzione andà laritrosa per via di un lascia core di qualchi “bureaucrate”.
