(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 9 aout 2026) Core in Fronte réaffirme son soutien à l’Artsakh et à l’Arménie après l’adoption majoritaire d’une motion à l’Assemblée de Corse consacrée à la situation de la République d’Artsakh. Le groupe rappelle que cette position s’inscrit dans la continuité de plusieurs motions adoptées depuis 2015 et dans son engagement en faveur des peuples revendiquant leur autodétermination et leur souveraineté.
Core in Fronte répond également au communiqué du Baku Initiative Group, qu’il présente comme une émanation directe des autorités azerbaïdjanaises. Le mouvement corse dénonce ce qu’il considère comme une communication fondée sur une lecture sélective du droit des peuples et accuse Bakou de défendre une vision à « géométrie variable » de l’autodétermination.
Le groupe affirme au contraire vouloir maintenir une ligne internationaliste et anticoloniale constante, en reliant son soutien à la cause arménienne à son propre combat pour l’autodétermination de la Corse. Il revendique ainsi une solidarité avec les peuples et nations non reconnues confrontés, selon lui, à des situations de domination, de répression ou de dépossession.
Concernant l’Artsakh, Core in Fronte renouvelle son soutien à une solution politique, demande la libération des prisonniers politiques et le retour des Arméniens déplacés dans leurs foyers. Le groupe se félicite enfin qu’une majorité de l’Assemblée de Corse se soit prononcée sur cette question et annonce qu’il pourra de nouveau saisir la Collectivité de Corse ou participer à des initiatives internationales en faveur des droits des Arméniens.
Jean Robert Balzano

« Core in Fronte demande le soutien de la Corse à l’Artsakh et aux prisonniers arméniens »
‘L’allié de la Turquie attaque la motion de l’Assemblée de Corse sur l’Artsakh’
Le communiqué :SUSTEGNU À L’ARTSAKH È L’ARMENIA Lors de la dernière session de l’Assemblée de Corse, le groupe Core in Fronte a déposé une motion concernant la situation actuelle de la République d’Artsakh. Cette motion s’inscrit dans la continuité de celles déposées depuis 2015 devant l’Assemblée de Corse, par des majorités différentes, portant tant sur l’Artsakh que sur le génocide arménien. Cette motion, comme les autres, a été majoritairement adoptée. Elle exprime un vote libre, réfléchi, affranchi de toute tutelle et sujétion à un quelconque agenda de politique externe. Elle traduit naturellement l’historicité des liens qui unissent la nation corse et la nation arménienne. Nous concernant, elle s’inscrit dans la continuité de notre engagement politique et philosophique international de soutien aux peuples et nations en lutte pour leur émancipation, pour leur refus de subir le colonialisme et l’occupation, pour leur droit à l’autodétermination et à la libre souveraineté. Elle s’inscrit, tout autant, dans la ferme volonté de soutien aux prisonniers politiques et dans le constant refus des mécanismes répressifs des Etats dominateurs. Nous n’avons jamais fait mystère, depuis l’offensive militaire de l’armée azerbaïdjanaise, sur le libre territoire arménien en septembre 2023, de notre solidarité avec la République d’Artsakh, et de notre condamnation de la politique expansionniste de nettoyage ethnique de Bakou. Nous ne sommes donc nullement surpris de la missive du dénommé et supplétif Baku Initiative Group, émanation directe d’un organisme d’État azerbaïdjanais, dont la rédaction du communiqué révèle, outre un hypocrite verbiage, une approximation sélective où l’ambiguïté dispute la duplicité. Il est donc aisé de comprendre qu’un tel communiqué intègre l’actuelle propagande de l’État azerbaïdjanais et sa politique ségrégationniste sur l’Artsakh. Pour notre part, aux antipodes d’une vision à géométrie variable concernant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et forts de notre engagement historique de libération nationale, et résolument anticolonial, nous n’avons que faire d’une narration commandée, conséquence d’un contexte de fortes tensions extérieures et diplomatiques entre États-nations aux rivalités exclusives. Notre attachement à la cause arménienne, à la République d’Artsakh, s’inscrit dans la politique internationaliste que nous entendons développer et qui ne souffre d’aucune contorsion. Elle prend appui sur la situation que la Corse subit depuis plus de deux siècles, avec la domination française qui a certes détruit la souveraineté populaire alors établie au XVIIIe siècle de notre pays, mais qui n’a jamais éteint notre sentiment national. Elle se veut complémentaire, tant en Méditerranée qu’en Europe, et partout ailleurs de par le monde, des aspirations, des manifestations et des luttes où l’émancipation des peuples et nations non reconnues s’accompagne également d’une volonté de libre expression politique, culturelle et linguistique, de justice sociale, et de respect des droits de l’homme. Elle se construit sur le principal espace que les forces vives de ces peuples et nations niées peuvent dessiner, telle une union à la base, à partir de leurs propres forces. Notre engagement pour l’autodétermination de la Corse, pour son droit à l’indépendance, s’insère donc dans sa projection internationale, la situation de la République d’Artsakh, à laquelle nous renouvelons ici notre entière solidarité, en partageant le souhait d’une véritable solution politique, telle que préconisée par la Cour internationale de Justice, avec la libération de tous les prisonniers politiques et le retour aux foyers de tous les Arméniens déplacés. Nous sommes fiers et heureux qu’à l’occasion de la présentation de cette motion, une majorité politique et humaniste se soit librement exprimée sur ce sujet. Nous suivons avec intérêt le contexte politique arménien et la situation de l’Artsakh, et nous n’hésiterons pas, une nouvelle fois si nous l’estimons nécessaire, à saisir à nouveau la Collectivité de Corse, et à nous associer à toute manifestation internationale que nous jugerons utile pour faire entendre le droit des Arméniens à disposer librement de leur avenir.
