(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 11 juillet 2026) Le mouvement indépendAntiste estime que les récentes décisions du Tribunal administratif de Bastia illustrent les incohérences de la politique des déchets menée en Corse.
Le mouvement se félicite de l’annulation du Plan territorial de prévention et de gestion des déchets, rappelant avoir été le seul groupe politique à voter contre ce document à l’Assemblée de Corse en juillet 2024, en raison de nombreuses insuffisances techniques et stratégiques.
En revanche, Core In Fronte dénonce la validation du permis de construire du futur centre de tri et de valorisation de Monte. Selon le mouvement, l’annulation du plan aurait dû entraîner celle de ce projet, implanté sur un terrain jusqu’alors classé en zone agricole et naturelle. Il qualifie cette décision de « non-sens ».
Au-delà de ce dossier, Core In Fronte considère que toutes les majorités territoriales se sont succédé sans parvenir à résoudre durablement la question des déchets en Corse. Le mouvement met également en cause le Syvadec et défend une autre stratégie fondée sur la dissolution de cet établissement, le transfert de ses compétences à la Collectivité de Corse, le développement du tri à la source et la mise en place d’une fiscalité incitative récompensant les efforts des habitants.
J.R Balzano

Le communiqué : DÉCHETS : L’ECHEC DES POLITIQUES PUBLIQUES Core in Fronte s’interroge sur les contradictions du jugement du Tribunal Administratif de Bastia, concernant la question des déchets en Corse. Des décisions ont été rendues suite à des recours introduits, ces dernières semaines, par l’association A Spiriata et le collectif Piaghja di Golu, soutenus par U Levante et Zeru Frazu. Nous sommes satisfaits de l’annulation du Plan Territorial de Prévention et de Gestion des Déchets de la Collectivité de Corse. 𝐄𝐧 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟒, 𝐚̀ 𝐥’𝐀𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐫𝐬𝐞, 𝐂𝐨𝐫𝐞 𝐈𝐧 𝐅𝐫𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐥 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐬𝐞 𝐚̀ 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐯𝐨𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐞 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐝𝐞́𝐜𝐡𝐞𝐭𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥’𝐄𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐟. Dans ce rapport, il y avait un manque fondamental d’expertise sur la situation des déchets : ➡️ Sur le nombre des DMA (Déchets Ménagers et Assimilés); ➡️ Sur la quantité des déchets du bâtiment qui n’était pas évaluée sur des bases rationnelles; ➡️ Sur un manque de précisions sur le tonnage annuel prévu en ce qui concernaient les CSR (Combustibles Solides de Récupération), qui peuvent entraîner des polluants comme le REFIOM, qui sont des produits d’épuration des fumées, ou les mâchefers. Ce jugement du TA confirme notre analyse faite sur ce sujet. En revanche, nous dénonçons la validation du permis de construire du centre de tri valorisation de Monte. Le TA infirme la demande d’annulation du rapporteur, il y a plusieurs jours, sur ce dossier. La commune de Monte possède comme document d’urbanisme, une Carte Communale qui ne prévoyait aucune construction sur le site du centre de tri valorisation. L’endroit était considéré comme une zone agricole et naturelle. L’annulation du Plan aurait dû entraîner l’invalidation de ce centre dont il est un élément. 𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐧𝐬. Core In Fronte s’était mobilisé en mars et juillet 2025 contre la construction du centre de Monte en soutien des revendications du collectif “Piaghja di Golu”, qui regroupe des citoyens et des agriculteurs de La Marana. Depuis des décennies, la question des déchets en Corse reste pendante, alors que la Corse produit à peine 180 000 tonnes d’ordures ménagères. Ce chiffre représente seulement 10% de ce qui est généré, par an, par la métropole Aix-Marseille. Toutes les majorités territoriales ont été en échec, ces 25 dernières années, sur la politique des déchets, la Droite de 2004 à 2010, la Gauche de 2010 à 2015 et les Nationalistes de 2015 à 2021 puis de 2021 à aujourd’hui. La situation actuelle signe, également, l’échec cuisant du Syvadec. Depuis le début des années 2000, les décideurs et autres lobbies ont cherché à privilégier des formules uniques de facilité qui vont à l’encontre des futures directives européennes : Projet d’incinérateur de Ponte Leccia, centres d’enfouissement des déchets et, maintenant, les usines de tri et surtri. Core In Fronte rappelle ses revendications : ➡️ Dissolution du Syvadec et transfert de ses compétences à la Collectivité de Corse; ➡️ Un véritable plan de tri à la source; ➡️ La mise en place d’une fiscalité positive pour les Corses. L’effort de tri doit permettre aux habitants d’être récompensés sur leur impôt.
