(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, publié le 11 juillet 2026) Irène Parot (<– lien ici) lance un appel à la solidarité afin de sauver un projet familial qu’elle porte depuis une dizaine d’années à Ortzaize, en Basse-Navarre.
Cette maison, louée avec sa mère aujourd’hui décédée, avait été choisie pour devenir un véritable lieu de retrouvailles familiales après des décennies marquées par l’incarcération de ses deux frères, Ion et Unai Parot, prisonniers politiques basques.
L’objectif de cette « Maison familiale pour la famille Parot » est de permettre à ses frères, au moment de leur libération, de retrouver un cadre de vie familial et de recréer des liens rompus par plus de 36 années de séparation. Irène Parot explique que les dispositifs actuels d’accompagnement privilégient des solutions de logement individuelles, alors que sa famille souhaite disposer d’un lieu commun où chacun puisse se retrouver dans des conditions dignes.
Aujourd’hui, elle doit réunir 12 000 euros avant septembre 2026 afin de régler une dette locative et éviter l’expulsion. Cette dette est née après plusieurs mois d’hospitalisation, période durant laquelle son colocataire a cessé de payer sa part du loyer avant de disparaître, la laissant seule face aux impayés.
Pour préserver ce projet familial, Irène Parot appelle à la solidarité du peuple basque et de tous ceux qui souhaitent soutenir cette initiative. Il est possible de l’aider en participant à la cagnotte en ligne qu’elle a ouverte ou en effectuant un don directement sur son compte bancaire, chaque contribution devant permettre de maintenir cette maison destinée à accueillir durablement sa famille.
Lien pour alimenter cette cagnotte :
https://www.onparticipe.fr/c/AsnKbniX
AnTo FpcL

L’appel sur Facebook :
UNE MAISON FAMILIALE POUR LA FAMILLE PAROT
Je suis aujourd’hui obligée de faire appel à la solidarité abertzale.
Pour mon projet familial je dois recueillir 12 000 euros avant ce mois de Septembre 2026.
Ces 12 000 euros permettront de payer la dette concernant la maison que je loue depuis dix ans dans le village d’Ortzaize en Basse-Navarre.
Je m’étais engagée dans la location de cette grande maison familiale avec notre mère, décédée depuis. Nous avions le projet d’y accueillir mes deux frères prisonniers politiques basques dès leur libération ou au moins d’avoir une maison suffisamment spacieuse pour organiser des réunions de famille et arriver à recréer des liens familiaux entre toute notre famille, séparée depuis plus de 36 ans.
La solution qui nous est offerte par ceux qui (avec grande dévouement) aident à la « réinsertion » de nos « sortants de prison » et qui nous ont déjà beaucoup aidés financièrement, est une solution individuelle, c’est-à-dire un logement pour chaque prisonnier. Ce qui est déjà beaucoup mais ne correspond pas aux besoins spécifiques de notre famille.
C’est ainsi que notre frère Ion, libéré au bout de 32 ans de prison, se retrouve seul, séparé de sa famille, dans un foyer pour personnes âgées à la limite des Landes (Boucau) alors qu’après tant d’années en prison il serait nécessaire qu’il soit entouré d’une partie de ses proches, tout en évitant la « promiscuité »…
Notre frère Unai, incarcéré en hegoalde depuis 36 ans devrait bientôt être libéré, nous l’espérons…. Et ainsi pouvoir nous rejoindre.
Moi-même je me retrouve seule, à 70 ans, dans la grande maison que j’avais choisie pour accueillir notre famille. Je l’avais trouvée avec difficulté car les locations (avec un petit loyer) sont très difficiles à trouver en iparralde. J’avais essayé de trouver une autre maison, il y a deux ans, mais la « justice » a refusé que nous habitions mon frère libéré et moi dans cette nouvelle maison (à Cambo).
A la mort de notre mère je pouvais payer le loyer (de 600 euros)à Ortzaize à l’aide d’un colocataire, prisonnier de droit commun qui s’était lié d’amitié avec mon frère Ion encore incarcéré.
Mais lorsque j’ai eu un problème de santé et que j’ai été hospitalisée durant plusieurs mois, ce colocataire n’a plus payé sa part de loyer, contractant finalement cette dette de 12 000 euros avant de disparaître dans la nature (j’abrège les péripéties à ce sujet).
Et aujourd’hui, après maints revirements et conciliations, le propriétaire,comme c’est son droit, vient de m’envoyer un HUISSIER m’enjoignant de payer avant deux mois, sous peine d’expulsion, ces 10 000 euros de dettes en souffrance.
C’est pourquoi je fais appel à votre solidarité afin que ce projet de «Maison familiale pour la famille Parot » ne soit pas réduit à néant.
[ Par exemple, avec 30 euros donnés par 300 personnes cela nous ferait déjà 9000 euros et nous serions « sauvés » !]
PAROT IRENE URSOA – 25, FERRATEGIKO ARTEKA – « GURE DOIA »ETXEA – 64780 ORTZAIZE – OSSES – [email protected]
Lien pour alimenter cette cagnotte :
https://www.onparticipe.fr/c/AsnKbniX
