(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 24 juin 2026) Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, Per l’Indipendenza rejette fermement le projet d’autonomie adopté en première lecture par l’Assemblée nationale française, qu’il considère comme une nouvelle étape de la politique coloniale menée par la France en Corse.
Le mouvement estime que les difficultés structurelles de l’île – dépendance économique, spéculation foncière, pression démographique, développement du tout-tourisme et précarisation des Corses – démontrent l’échec des différents statuts institutionnels accordés depuis plus de quarante ans.
Le parti affirme que, malgré un demi-siècle de combats politiques, le peuple corse est devenu minoritaire sur sa propre terre et accuse l’État français d’avoir poursuivi une stratégie de colonisation de peuplement. Il critique également le système politique insulaire, estimant qu’un « néo-clanisme » aurait remplacé les anciennes pratiques sans apporter de réponses aux enjeux fondamentaux.
Per l’Indipendenza dit non à l’autonomie
Le mouvement dénonce une poursuite de la colonisation de peuplement et un effacement progressif de l’identité corse.
Revenant sur les événements de mars 2022 après l’assassinat d’Yvan Colonna, Per l’Indipendenza considère que la mobilisation populaire et la colère de la jeunesse ont contraint l’État à ouvrir une séquence politique. Toutefois, le mouvement juge que le processus de Beauvau s’est éloigné des revendications historiques du mouvement national corse, en laissant de côté des questions qu’il estime essentielles : reconnaissance du peuple et de la langue corses, décolonisation, corps électoral spécifique ou encore construction d’une véritable économie nationale.
Le parti dénonce enfin l’inscription de la Corse dans la Constitution française sous la notion de « communauté », qu’il considère comme une réduction de la réalité nationale corse et comme un moyen d’écarter toute perspective d’émancipation future.
Per l’Indipendenza appelle ainsi le peuple corse à refuser ce qu’il qualifie de « destin funeste » et réaffirme que l’indépendance demeure, selon lui, la seule perspective politique capable d’assurer la survie du peuple corse.
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