(Corsicainfurmazione.org, Publié le 11 juin 2026) Le Parti pour la Libération de la Martinique (PALIMA) a réagi aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting de Saint-Denis consacré notamment à l’avenir institutionnel de plusieurs peuples et territoires placés sous souveraineté française.
Dans son communiqué, le PALIMA considère que les propos du leader de La France Insoumise marquent une évolution notable, notamment par la prise en compte des revendications portées par le peuple kanak et par d’autres peuples concernés par des débats sur leur statut politique. Le mouvement indépendantiste martiniquais y voit une rupture avec les positions qu’il qualifie de colonialistes traditionnellement défendues par une grande partie de la classe politique française.
Tout en prenant acte de ces ouvertures, le PALIMA rappelle que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne peut se limiter à la seule question de l’autonomie. Selon le parti, ce principe reconnu par le droit international inclut également la possibilité pour un peuple d’accéder à la pleine souveraineté nationale.
Le mouvement insiste également sur la nécessité de reconnaître et de réparer les conséquences historiques de l’esclavage et du colonialisme. Il estime que les déclarations de Jean-Luc Mélenchon peuvent contribuer à faire progresser le débat sur l’autodétermination et la justice réparatrice, tout en appelant à davantage de précisions sur les orientations défendues.
Jean Rossi
Autodétermination des peuples
L’indépendance reste un droit selon le PALIMA
Le communiqué du PALIMA : COMMUNIQUÉ DU PALIMA À PROPOS DU DISCOURS DE MÉLENCHON À SAINT-DENIS Le Parti pour la Libération de la Martinique (PALIMA) a pris connaissance avec intérêt des déclarations de Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting de Saint-Denis, le 7 juin 2026, notamment celles relatives à l’avenir institutionnel des peuples de Kanaky, de Corse, de Martinique, de Guyane, de Guadeloupe et des autres territoires encore sous domination coloniale française. Le PALIMA considère qu’une évolution notable apparaît dans ce discours, à travers la prise en considération des revendications statutaires des peuples concernés, en particulier celles du peuple kanak pour son indépendance. Cette approche constitue, à l’évidence, un progrès par rapport aux conceptions colonialistes et rétrogrades traditionnellement dominantes au sein de la classe politique française, de droite comme de gauche. Pour autant, le PALIMA tient à rappeler solennellement son attachement au principe fondamental du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, consacré par le droit international et les résolutions des Nations Unies. Ce principe implique que chaque peuple demeure libre de choisir son destin politique, économique, social et culturel, sans contrainte extérieure et dans le respect absolu de sa souveraineté. Au moment même où en France, en Europe ou encore dans notre région nous assistons à la montée du fascisme et du suprémacisme, résurgences des idéologies les plus contraires aux droits fondamentaux de l’être humain, l’insistance, sans aucune ambiguïté, sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes constitue une exigence politique et éthique non-négociable. Le peuple martiniquais -et lui seul- comme tous les peuples, doit pouvoir exercer pleinement ce droit, lequel ne saurait être limité à la seule perspective de « l’autonomie ». Le droit à l’autodétermination recouvre aussi le droit à l’accession à la pleine souveraineté nationale. Le PALIMA déclare que reconnaître le droit à l’autodétermination c’est aussi reconnaître et s’engager à réparer les crimes systémiques de l’esclavage et du colonialisme dont les conséquences continuent de peser lourdement et à tous les niveaux sur nos sociétés. Nous prenons donc acte des ouvertures exprimées par Jean-Luc Mélenchon tout en souhaitant qu’elles soient précisées. Elles peuvent, incontestablement, contribuer à faire progresser le débat sur le droit des peuples encore sous domination coloniale française à disposer d’eux-mêmes et sur leur droit à une justice réparatrice. Francis CAROLE Fort-de-France, le 10 juin 2026 PARTI POUR LA LIBÉRATION DE LA MARTINIQUE (PALIMA)
