[In Mimoria] « Jacky Rossi, militante sindicale di prima trinca »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, publié le 25 mai) Jacky Rossi fut l’une des grandes figures du syndicalisme corse et du nationalisme social, dont le parcours épouse plusieurs décennies de luttes ouvrières, sociales et nationales en Corse.

Militant engagé dès les années 1970, issu des premiers cercles du nationalisme corse (FPCL), il participe aux dynamiques fondatrices qui mèneront à l’émergence du FLNC, avant de consacrer l’essentiel de son action à la structuration d’un contre-pouvoir social corse autonome. Convaincu que la défense nationale passait aussi par la justice sociale, il s’investit très tôt dans la création d’un syndicalisme corse enraciné dans la réalité du terrain.

En 1984, il joue un rôle déterminant dans les premières grandes mobilisations sociales à Ajaccio, notamment à la Société des Autobus Ajacciens, où, avec Paul Castellani, il fonde l’Associu des travailleurs corses du secteur. Cette lutte emblématique, menée pour l’emploi, la dignité des salariés et de meilleures conditions de travail, s’inscrit parmi les fondations concrètes du STC (Sindicatu di i Travagliadori Corsi), créé le 1er mai 1984. Dès lors, Jacky Rossi devient l’un des bâtisseurs essentiels de ce syndicat appelé à devenir la première force syndicale de Corse.

Pendant les années de forte tension politique et sociale, il incarne une ligne de combat alliant revendication syndicale, défense des travailleurs corses et affirmation nationale. Lors de l’emprisonnement d’Étienne Santucci à la fin des années 1990, il reprend le flambeau dans une période critique, mobilisant des milliers de personnes dans les rues d’Ajaccio pour défendre à la fois la liberté syndicale et la reconnaissance du STC. La grande manifestation du 28 novembre 1998 demeure l’un des symboles de sa capacité de rassemblement et de sa force militante.

Élu secrétaire général du STC lors du congrès de 2000, fonction qu’il occupe jusqu’en 2006, il contribue à consolider l’indépendance du syndicat face aux pressions extérieures, tout en renforçant son rôle central dans les grandes luttes sociales insulaires. Sous son impulsion, le STC affirme sa spécificité : un syndicalisme corse, national, populaire et profondément attaché aux réalités locales.

Après son mandat, loin de se retirer, Jacky Rossi poursuit son engagement avec la même constance en prenant la présidence de l’Associu di i Ritirati Corsi (ARC-STC), mettant son expérience au service des retraités et des anciens militants. Jusqu’à ses derniers combats, il demeure fidèle à cette articulation entre justice sociale, dignité populaire et cause corse.

Son parcours s’étend également au champ politique municipal, notamment à Ajaccio, où il porte une vision sociale et citoyenne fidèle à ses convictions.

Pour beaucoup, Jacky Rossi restera bien davantage qu’un responsable syndical : un patriote, un organisateur, un homme de conviction et de fidélité, ayant incarné le lien entre libération sociale et libération nationale. Sa voix, son courage et son engagement auront marqué plusieurs générations de militants.

La Corse perd avec lui un bâtisseur, une mémoire militante et une conscience. Son héritage demeure dans l’histoire du STC, dans les luttes sociales corses, et dans tous ceux qui continueront à défendre, comme lui, les droits du peuple et des travailleurs.

AnTo FpcL

« Si n’hè andatu Jacky Rossi, militante sindicale di prima trinca »

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