(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 24 mars 2026) Sur fond de tensions internationales et de guerre en Iran, la flambée des prix des carburants frappe de plein fouet la Corse.
Derrière le plafonnement affiché par les grands groupes pétroliers, Core in Fronte dénonce une hausse programmée et un système jugé profondément injuste. Dans une île sans alternatives de transport, où la voiture est indispensable, ce sont une fois de plus les travailleurs et les plus modestes qui paient l’addition.
Le mouvement indépendantiste pointe un double scandale : un monopole historique sur les dépôts pétroliers qui renchérit artificiellement les prix, et des multinationales accusées de profiter du contexte géopolitique pour augmenter leurs marges — alors même que les stocks actuels ont été raffinés avant le début du conflit. Pour Core in Fronte, il s’agit clairement d’un “racket” organisé au détriment du peuple corse.
Face à cette situation, les revendications sont sans ambiguïté : blocage immédiat des prix et des marges, transparence via l’application du décret Lurel, fin du monopole des dépôts et création d’un outil public corse pour garantir des prix justes. En filigrane, une ligne politique assumée : reprendre le contrôle économique face aux logiques capitalistiques.
Core in Fronte annonce d’ores et déjà soutenir et initier des actions de terrain. Objectif : imposer un rapport de force pour défendre le pouvoir de vivre en Corse et mettre fin à la spirale de la vie chère.
J.R Balzano
Le communiqué :PRIX DES CARBURANTS : NON AU RACKET
La situation internationale et la guerre en Iran ont pour conséquence une hausse, très élevée, des prix des carburants.
La Corse est particulièrement concernée.
Aujourd’hui, il y a un plafonnement, émis par Total, à 1.99€ pour l’essence et 2.09€ pour le diesel, auquel ENI et Vito se tiennent aussi.
Mais il y a un risque réel de relèvement de ce plafonnement. Celui-ci aurait pour conséquence une nouvelle augmentation significative.
Dans un pays comme le nôtre, dépourvu de transports en commun et où la voiture est quasiment l’unique moyen de déplacement, la question des carburants est prégnante.
Les couches les plus modestes du peuple corse, et les travailleurs et salariés du quotidien, paient de plein fouet ces augmentations.
La situation de monopole, dans les dépôts pétroliers, entraîne, déjà, depuis des années, un surcoût insupportable pour les Corses.
Elle agit comme une mainmise économique au détriment des contribuables.
Aujourd’hui, nous sommes, également, victimes des intérêts capitalistiques des groupes pétroliers mondiaux.
Ils profitent de la situation, en Iran, pour augmenter les prix.
Une situation inacceptable alors même que les stocks de carburants vendus sont encore ceux qui ont été raffinés avant le début du conflit, le 28 février dernier.
Core in Fronte rappelle plusieurs de ses revendications sur le coût des carburants en Corse :
➡️ Un blocage des prix et des marges sur les carburants. Il n’est pas normal que le différentiel de TVA entre la Corse (13%) et la France (20%) ne se retrouve pas au prix à la pompe.
Le décret Lurel, en vigueur en Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion et Mayotte, doit s’appliquer à la Corse, afin de rendre le mode de calcul du prix des carburants plus transparent;
➡️ La casse du monopole sur les dépôts pétroliers;
➡️ La création d’une société publique Corse sur les dépôts pétroliers, ou de type SEM, garante des équilibres économiques et d’un prix juste.
Core In Fronte sera à l’initiative ou soutiendra toute action de terrain, pour faire respecter les intérêts du peuple corse en matière sociale et contre la vie chère.

