« Soigner dans les couloirs, mourir sur un brancard : l’alerte des urgences d’Ajaccio »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 26 février 2026) Les urgences d’Ajaccio sont en grève pour défendre les patients, pas des privilèges. L’engorgement chronique, l’absence de lits et de transports adaptés mettent des vies en danger, notamment celles des plus âgés.

Soigner dans les couloirs, attendre des heures sur un brancard, c’est devenu la norme. Cette situation est connue depuis des années et rien ne change. Cette grève est un cri d’alarme pour sauver l’hôpital public avant qu’il ne soit trop tard.

Jean Rossi

LE communiqué des Urgences : Pourquoi les urgences d’Ajaccio sont-elles en grève ?

Une grève au nom des patients.

Contrairement à certaines idées reçues, les équipes des urgences ne se battent pas pour elles-mêmes. Le combat est éthique avant d’être social : garantir à chaque patient le respect, la dignité et la pudeur auxquels ils ont droit, même dans l’urgence.

Des patients bloqués, oubliés, en danger !

Le problème majeur dénoncé est celui de l’engorgement. Faute de lits d’aval, des patients restent des heures, parfois des jours entiers, sur des brancards, dans des couloirs saturés. Des temps d’attentes rallongés avant prise en charge pouvant être délétère. Une situation qui n’est pas seulement inconfortable : elle est DANGEREUSE.
Les soignants rappellent un chiffre alarmant : passer une nuit sur un brancard aux urgences augmente de 40 % le risque de mortalité hospitalière, chez les patients de plus de 75 ans*.
Derrière cette statistique, ce sont des vies bien réelles qui basculent.

Dans ces conditions

La surveillance devient insuffisante, certains patients pourraient se dégrader sans être vus à temps, des décès pourraient survenir, les traitements peuvent ne pas être administrés dans les délais nécessaires.
À cela s’ajoute une autre défaillance grave : l’absence de transport adapté la nuit pour les patients, contraints de rester aux urgences par faute de solution.

Des conditions devenues maltraitantes

Le constat est sans appel : les conditions actuelles sont involontairement maltraitantes, à la fois pour les patients et pour les soignants. Ces derniers sont contraints de travailler dans un système qu’ils jugent contraire à leurs valeurs. Cette situation génère une souffrance morale profonde : celle de ne plus pouvoir soigner dignement.

Dialoguer ne suffit plus, une prise de conscience est nécessaire

Depuis plusieurs jours, une dizaine de réunions ont été organisées avec la direction et les instances. Les équipes ont été reçues, écoutées en apparence… mais jamais réellement entendues. Sur le terrain, rien ne change. Les soignants sont contraints d’effectuer des soins dans les couloirs ainsi que dans les toilettes. En effet ce qu’ils demandent aujourd’hui ne date pas d’hier : ces problématiques existent et ont été signalées depuis des années.
Au-delà des conditions de travail, c’est une question de santé publique. Si rien n’est fait, les conséquences seront graves. Des patients continueront d’être exposés à des risques évitables. Certains en mourront. Chacun peut, à tout moment, pour soi ou un proche, être confronté aux urgences. Cela nous concerne tous. Cette responsabilité ne pourra pas continuer à être ignorée.

Une alerte avant qu’il ne soit trop tard

Cette grève est un cri d’alarme. Elle ne vise pas à bloquer le système, mais à le sauver avant qu’il ne s’effondre davantage. Malgré tout les urgences continuent de fonctionner « normalement ».
Les soignants des urgences d’Ajaccio rappellent une évidence trop souvent oubliée : derrière chaque brancard, il y a une vie. Et aujourd’hui, ces vies sont en danger.

Leur mobilisation est un appel à l’action. Pas demain. Maintenant.

* source d’une étude menée par JAMA Internal Medicine

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