Mossa Paisana « critique la motion votée à l’Assemblée de Corse et appelle à une concertation réelle avec les agriculteurs »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 22 février 2026) Face à la crise agricole qui frappe la Corse, Mossa Paisana dénonce une réponse institutionnelle jugée précipitée et déconnectée du terrain.

Dans un communiqué, le mouvement critique la motion récemment adoptée à l’Assemblée de Corse, estimant qu’elle a été élaborée sans véritable concertation avec les agriculteurs ni reconnaissance de leur représentativité démocratique.

Tout en partageant l’objectif d’une gestion insulaire de la Politique agricole commune (PAC) et la recherche d’une souveraineté alimentaire, Mossa Paisana met en garde contre une « autonomie d’affichage » qui ne s’accompagnerait pas des moyens et des garanties nécessaires. Le mouvement souligne notamment les risques financiers et administratifs liés à une gestion exclusive de la PAC sans structure suffisamment armée, rappelant que les fonds européens engagent l’ensemble de la collectivité corse.

Refusant toute expérimentation institutionnelle hasardeuse, Mossa Paisana plaide pour une approche fondée sur la responsabilité et la rigueur. Il propose la création d’un véritable office agricole insulaire, réunissant organisations professionnelles, Chambre d’Agriculture et représentants élus des agriculteurs, afin de définir collectivement les orientations agricoles et un plan de développement durable.

Pour Mossa Paisana, la souveraineté agricole ne peut se construire sans les agriculteurs eux-mêmes. « Ils ne sont ni un décor institutionnel ni une variable politique », affirme le mouvement, qui appelle à la révision de la motion, à l’ouverture d’une concertation réelle et à la mise en place d’une gouvernance partagée et sécurisée de la PAC en Corse.

Jean Rossi

Le communiqué de Mossa Paisana : Agriculture corse : la souveraineté ne se décrète pas, elle se construit. La crise agricole que traverse la Corse exige des réponses sérieuses. Elle ne peut se résumer à une motion adoptée dans l’urgence, sans concertation réelle et sans association de ceux qui font vivre notre agriculture au quotidien. Mossa Paisana souhaite réagir à la motion votée à l’Assemblée de Corse relative à la crise agricole et à la reconnaissance des particularités insulaires. Soyons clairs : nous partageons les objectifs affichés. Depuis toujours, Mossa Paisana défend une gestion insulaire des politiques agricoles et la récupération locale des moyens de la Politique Agricole Commune (PAC). Nous n’avons pas attendu aujourd’hui pour parler de souveraineté alimentaire. Mais la souveraineté ne consiste pas à changer les plaques sur les portes des institutions. Cette motion a été adoptée sans véritable concertation avec la profession agricole et sans consultation de la représentativité agricole issue des urnes. Écarter les organisations légitimées démocratiquement par les agriculteurs revient à décider pour eux, sans eux. Une politique agricole construite sans les agriculteurs est une politique agricole vouée à l’échec. La motion prévoit de confier à l’ODARC la gestion exclusive du volet corse de la PAC. Nous le disons avec responsabilité : vouloir une gestion insulaire est juste. Prétendre pouvoir l’assumer seul aujourd’hui relève d’une dangereuse approximation. Les remontées du terrain sont unanimes. À ce jour, l’ODARC ne possède ni les capacités opérationnelles, ni la structure administrative, ni la sécurisation technique nécessaires pour porter seul une responsabilité aussi lourde. La gestion des fonds européens n’est pas un symbole politique. Elle engage financièrement toute la Corse. Un refus d’apurement ne serait pas un simple incident administratif : il pourrait provoquer un séisme économique pour notre île et mettre en difficulté la Collectivité de Corse elle-même. Nous refusons que le peuple corse devienne le garant d’une expérimentation institutionnelle mal préparée. Mossa Paisana refuse l’autonomie d’affichage. Nous défendons l’autonomie de responsabilité. C’est pourquoi nous proposons la création d’un véritable office agricole insulaire, rassemblant toutes les instances représentatives du monde agricole — organisations professionnelles, Chambre d’Agriculture et représentants élus par les agriculteurs — afin de définir collectivement les directives de la PAC et d’élaborer un plan local de développement agricole cohérent et durable. La Corse n’a pas besoin d’une structure supplémentaire pour communiquer. Elle a besoin d’un outil efficace pour produire, protéger et transmettre. Demain, si la Corse obtient davantage d’autonomie, voire la pleine maîtrise de son destin institutionnel, c’est précisément par ce type d’organisation sérieuse que nous démontrerons notre capacité à gouverner avec rigueur, bonne foi et respect envers notre peuple et nos anciens. Revendiquer des pouvoirs impose d’en assumer les conséquences. La souveraineté ne s’improvise pas. En conséquence, Mossa Paisana demande :
• la révision immédiate de la motion ;
• la reconnaissance de la représentativité agricole issue des urnes ;
• l’ouverture d’une concertation réelle avec la profession agricole ;
• la mise en place d’une gouvernance partagée et sécurisée de la PAC corse. Les agriculteurs corses ne sont ni un décor institutionnel ni une variable politique. Ils sont la condition même de notre souveraineté. Mossa Paisana

. . A l'accorta annant'à Google Infurmazione For Latest Updates Follow us on Google News Nos dernière informations sur Google Actus

Produit CORSU E RIBELLU

bandeauribelluteeshirt (1)

Produits à partir de 13e

error: