(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 6 février 2026) Au vu la situation de crise, le ministère des Transports a nommé deux médiateurs, Bernard Mazuel et François Lambert, pour engager une consultation rapide après la grève des marins à Marseille visant à défendre l’emploi maritime et lutter contre le dumping social.
Malgré une réunion de conciliation avec syndicats et compagnies, les grévistes jugent les propositions insuffisantes et attendent des engagements écrits. L’objectif est de définir rapidement une stratégie durable pour préserver le pavillon français et les emplois du secteur.
Pendant ce temps, CORSICA Linea déplore les perturbations causées par la grève sur ses liaisons vers la Corse, l’Algérie et la Tunisie. Si la compagnie reconnaît les inquiétudes syndicales face au dumping social, elle rejette les blocages et rappelle son obligation d’assurer la continuité du service public maritime. Après des engagements pris lors d’une réunion en préfecture pour protéger le pavillon français et l’emploi, elle appelle à une reprise immédiate du travail afin de favoriser un dialogue social apaisé.
Dans un article de RCFM (lien ci dessous), le STC considère que la réunion organisée à Marseille n’a apporté aucune réponse concrète ni de l’État ni des compagnies maritimes face à la crise qui touche Corsica Linea et La Méridionale. Sans s’associer à la grève en cours, le syndicat maintient une ligne de responsabilité et de dialogue, estimant que le contexte économique de la Corse ne permet pas d’actions qui fragiliseraient davantage l’île.
Pour le STC, la solution ne peut être que politique. Il appelle la Collectivité de Corse à prendre ses responsabilités et réaffirme une revendication historique : la création d’une compagnie maritime régionale, seule garantie, selon lui, de continuité territoriale stable et durable.
Le syndicat se dit toutefois en état de vigilance et prévient que toute menace sur les transports maritimes, l’économie insulaire ou l’emploi pourrait entraîner une mobilisation majeure.
Jean Rossi
(Alta Frequenza) (Corse Net Infos) (RCFM) (Corse Matin)
Le Communiqué de la Corsica libera du 6 février 2026 – CORSICA linea regrette profondément l’impact que le mouvement de grève de la CGT marins engendre sur le service à nos clients Fret et passagers de la desserte de la Corse ainsi que sur les lignes Algérie et Tunisie depuis le lundi 2 février. Si nous comprenons et partageons les préoccupations légitimes des organisations syndicales sur les conséquences économiques ravageuses de l’expansion du dumping social de compagnies maritimes opérant sous pavillons internationaux moins-disant en Méditerranée, en dehors de tout respect du socle social minimal imposé par la loi française, CORSICA linea se désolidarise de toute action de blocage de son outil naval ou de celui d’autres compagnies. En tant que délégataire du service public de transport maritime, CORSICA linea réaffirme ses responsabilités pour garantir la continuité territoriale corse avec un service fiable et de qualité et ne peut accepter une prolongation déraisonnée de l’atteinte à ces principes. Des engagements collectifs entre syndicats et armateurs ont été actés à la sortie d’une réunion en Préfecture le 5 février aux côtés du Ministère des Transport et de la Direction interrégionale de la Mer Méditerranée afin de mettre en œuvre des solutions concrètes et rapides pour défendre le pavillon français 1er registre et l’emploi de marins français dont CORSICA linea est le 2ème employeur. Par conséquent, la direction de CORSICA linea appelle à une reprise immédiate de l’activité afin de garantir un cadre de dialogue social serein et apaisé avec l’ensemble des organisations syndicales aux côtés de l’État et des deux médiateurs désignés pour mener ces consultations nécessaires avec l’ensemble des acteurs concernés.

