(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, publié le mercredi 12 janvier 1994) L’article de Corse Matin de janvier 1994, rapporte une conférence de presse tenue par la CSC (Cunsulta di i Studienti Corsi) à l’université le mercredi 12 janvier (sous réserve).
Le syndicat y réaffirme sa ligne politique et syndicale à l’occasion des élections au conseil d’administration du CROUS.
La CSC rappelle d’abord son attachement à la mémoire de militants nationalistes corses et affirme son engagement dans la lutte du peuple corse pour la reconnaissance de ses droits nationaux. Elle se définit ouvertement comme nationaliste, tout en précisant que ses priorités restent la défense des étudiants et la promotion de l’université de Corse.
Le syndicat insiste sur son fonctionnement : il se veut un outil au service des étudiants, sans hiérarchie fermée ni direction idéologique imposée. Il rejette toute posture de guide ou de gourou et revendique son indépendance structurelle et décisionnelle, tout en refusant toute ingérence d’organisations politiques extérieures.
Sur le plan électoral, la CSC critique notamment le vote par procuration, qu’elle considère comme une source potentielle de dérives.
Enfin, l’article évoque le climat de tension régnant à l’université. La CSC dénonce des actes de vandalisme récents, dont le saccage d’un local syndical attribué abusivement à son nom, et affirme refuser toute escalade ou provocation entre organisations étudiantes.
AnTo Fpcl
Le texte de l’article de Corse Matin (Photo Martinetti) — Conférence de presse de la CSC — « Nous ne nous plaçons pas en gourous »
Mercredi matin la CSC a tenu une conférence de presse. Le porte-parole de la Cunsulta di i Studienti a en préambule déclaré en langue corse :
« Nous saluons la mémoire du militant nationaliste Stefanu Cardi mort il y a dix ans. Nous avons une pensée également pour ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour défendre leur terre et leur peuple, que 1994 soit l’année de la liberté ».
Cette rencontre avec les journalistes coïncidait avec les élections au conseil d’administration du Crous.
La CSC devait à ce propos dire « qu’elle avait participé à chaque consultation électorale à l’université afin de proposer aux étudiants ses options fondamentales ».
La CSC aspire uniquement à être catalyseur de revendications étudiantes ; en aucune manière une structure rigidifiée, propriété de quelques initiés.
C’est avec les étudiants, a déclaré le porte-parole, et pour eux que notre syndicat lutte.
Nous ne nous plaçons ni en guides, ni en gourous.
Au niveau structurel et décisionnel nous sommes totalement indépendants.
Il est inconcevable qu’une organisation politique vienne actuellement s’immiscer dans notre fonctionnement. Toutefois nous revendiquons sans ambiguïté notre attachement à la lutte du peuple corse pour la reconquête de ses droits nationaux. Nous sommes nationalistes. Pour nous les priorités sont la défense de l’étudiant et la promotion de l’université de Corse (…) ».
Un autre porte-parole de la CSC devait traiter du dossier élections et plus précisément le vote par procuration :
« Cette formule est pour nous source de dérives ».
À propos de l’ambiance qui règne à l’université, la CSC « dénonce le climat de tension créé de toute pièce et destiné à envenimer les rapports entre syndicats. Des actes de vandalisme ont été commis ces derniers jours. Un local syndical a été saccagé par des personnes peu scrupuleuses ayant signé leur méfait du sigle CSC.
Nous ne tomberons pas dans des pièges aussi grossiers et souhaitons qu’aucun syndicat ne le fasse ».
Lors de la conférence de presse.
(Photo Martinetti)

(Le+ : 17 novembre 1974 : Créé par des étudiants corses de Nice, la première revendication de ce mouvement a été la réouverture de l’Université de Corse.
En 1990, à l’initiative des étudiants et notamment de la Cunsulta di i Studienti Corsi, plusieurs manifestations sont organisées à Corti sous le mot d’ordre « Cuufficialità ». Les revendications concernent plus précisément la reconnaissance de la langue corse et la réforme du système éducatif. Elles s’accompagnent d’une grève des lycéens de l’île et d’une occupation de l’inspection académique de Bastia.
En 1992 : De la sission avec la CSC nait la Ghjuventù Paolina le 4 novembre.
Mileu des années 90 – 1994/1995 : Jean Christophe Angelini, ex militant d’A Cuncolta Ghjuventù, prend la présidence de la C.S.C.
En novembre 2009 : La CSC et la Ghjuventù Indipendentista fusionne pour donner naissance à la Cunsulta di a Ghjuventù Corsa – CGC)

