(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 23 décembre 2025) Dans un fichier pdf, (<– lien ici) Pà Portivechju dévoile son bilan de mandature 2020-2025.
Voici en quelques mots, un résumé que vous propose la rédaction de corsicainfurmazione.org du bilan (pdf) de cinq année de mandature:
À l’heure où la défiance envers l’action publique progresse et où certains voudraient réduire la politique municipale à une gestion comptable sans ambition, le bilan du mandat 2020-2025 rappelle une vérité essentielle : une commune peut encore changer concrètement la vie des gens, à condition d’en faire un choix politique clair.
Ce mandat s’est ouvert dans un contexte inédit : crise sanitaire mondiale, tensions sociales, inflation, fragilisation des collectivités locales. Beaucoup auraient choisi l’attentisme, la prudence budgétaire excessive ou le renoncement. Nous avons fait un autre choix : protéger, investir et transformer. Non par idéologie abstraite, mais par responsabilité.
Cent réalisations, ce ne sont pas cent annonces. Ce sont des écoles rénovées, des services renforcés, des quartiers réaménagés, des solidarités concrètes, une ville qui avance sans renier ce qu’elle est.
Protéger : faire de la solidarité un pilier, pas un supplément d’âme.
Quand les crises frappent, une municipalité de gauche protège. Ce mandat l’a démontré sans ambiguïté. Le renforcement du CCAS, les aides alimentaires, le portage de repas, l’accompagnement des familles, des seniors et des plus fragiles n’ont jamais été considérés comme des variables d’ajustement. Ils ont été placés au cœur de l’action municipale.
La gratuité ou le soutien accru aux services essentiels – cantine, fournitures scolaires, périscolaire – répond à une conviction simple : l’égalité commence dans la vie quotidienne. À l’heure où les inégalités explosent, refuser la solidarité serait un choix politique lourd de conséquences. Nous avons assumé l’inverse.
Cette politique sociale n’est ni clientéliste ni dispendieuse. Elle est juste. Elle protège le tissu social, renforce la cohésion et évite que la précarité ne devienne une fatalité silencieuse.
Investir : préparer l’avenir plutôt que gérer le déclin.
Face à la tentation du repli, ce mandat a fait le choix de l’investissement. Investir dans les écoles, les équipements publics, les bâtiments communaux, les infrastructures, c’est refuser de transmettre une ville fatiguée aux générations suivantes.
Contrairement aux discours simplistes, l’investissement public local est une politique de justice territoriale. Il permet de moderniser les services, d’améliorer le cadre de vie et de soutenir l’économie locale. Chaque euro investi est un euro utile, visible, durable.
Nous avons préféré bâtir plutôt que différer, rénover plutôt que laisser se dégrader, planifier plutôt que subir. C’est cela, gouverner avec sérieux.
Transformer : une écologie populaire, concrète et non punitive.
L’écologie ne peut pas être un slogan réservé aux grandes métropoles ou aux discours hors-sol. Elle doit améliorer la vie quotidienne des habitants. Ce mandat a fait le choix d’une écologie du réel : protection de la biodiversité, gestion raisonnée de l’eau, lutte contre l’artificialisation, amélioration des espaces publics, modernisation de l’éclairage.
La charte architecturale et paysagère, les démarches Natura 2000, l’atlas de la biodiversité traduisent une volonté claire : préserver sans figer, aménager sans dénaturer. L’écologie locale n’est pas une contrainte imposée, c’est un projet partagé.
Défendre le logement comme un droit fondamental.
Se loger dignement n’est pas un privilège. C’est un droit. Là encore, le mandat a assumé des choix clairs : réhabilitation, création de logements, lutte contre les logements vacants, régulation des meublés touristiques.
Ces décisions ne sont jamais neutres. Elles impliquent parfois de s’opposer à des logiques spéculatives ou à des intérêts particuliers. Mais une municipalité responsable ne gouverne pas pour quelques-uns : elle agit pour celles et ceux qui vivent, travaillent et élèvent leurs enfants ici.
Faire vivre la culture, le sport et le monde associatif.
Une ville sans culture ni associations est une ville qui se replie. Ce mandat a au contraire soutenu une vie culturelle et sportive accessible, diversifiée, ancrée dans le territoire. Équipements rénovés, événements, subventions, accompagnement des bénévoles : le tissu associatif a été reconnu comme un acteur essentiel de la cohésion sociale.
La culture et le sport ne sont pas des dépenses de confort. Ce sont des investissements humains, des espaces d’émancipation, de rencontre et de transmission.
Une méthode : démocratie, proximité et respect.
Au-delà des projets, ce mandat a défendu une méthode. Concertation, participation citoyenne, budget participatif, maisons de quartier, services de proximité : gouverner, ce n’est pas décider seul, c’est faire avec.
Dans un contexte de défiance démocratique, cette méthode est un choix politique fort. Elle refuse la verticalité, le mépris et la communication creuse. Elle fait confiance à l’intelligence collective.
Un bilan, mais surtout un cap.
Ce bilan n’est ni un point final ni un exercice d’autosatisfaction. Il est une preuve de crédibilité. Il démontre qu’une autre politique municipale est possible : plus juste, plus humaine, plus ambitieuse.
Dans un monde instable, cette ville a tenu un cap. Elle a protégé sans exclure, investi sans dilapider, transformé sans renier ses valeurs. C’est ce cap qu’il nous appartient désormais de défendre, d’amplifier et de prolonger, collectivement.
Parce que la politique locale, quand elle est sincère et courageuse, change réellement la vie.
Tuninu

