(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 23 décembre 2025) Les associations Sulidarità et le mouvement Patriotti ont tenu une conférence de presse ce mardi 23 décembre à Bastia pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’agression grave, gratuite et raciste commise contre Ghjuvan Andria Piccinini,prisonnier politique corse de 21 ans incarcéré à la prison d’Orléans.
Les faits, qui se seraient déroulés à la mi-décembre, mettraient directement en cause les Équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS).
« Nous ne sommes pas là pour informer, mais pour accuser », a déclaré Sauveur Grisoni, militant indépendantiste, pointant la responsabilité de l’administration pénitentiaire. Selon les collectifs, le jeune corse aurait été violemment frappé par plusieurs agents lors d’une fouille ministérielle, au moment de la réintégration des cellules.
Les témoignages décrivent une scène d’une extrême brutalité : Ghjuvan Andria Piccinini aurait été projeté au sol, maintenu par un genou dans le dos, étranglé, frappé à coups de pied et empêché de respirer pendant de longues secondes. « Il a cru mourir », dénoncent les militants, évoquant des pratiques assimilées à de la torture physique et psychologique. Le prisonnier politique aurait eu le réflexe de tourner la tête vers une caméra de surveillance, élément jugé central par sa défense.
Incarcéré depuis sept mois dans le cadre d’une enquête portant sur une série d’attentats revendiqués par des groupes clandestins corses entre 2021 et 2025, Ghjuvan Andria Piccinini est présenté par les collectifs comme un prisonnier politique, transféré et maintenu sur le continent en dépit des risques encourus.
Pour Patriotti et Sulidarità, cette affaire s’inscrit dans une continuité dramatique : « Ce qui est arrivé à Yvan Colonna n’a pas servi de leçon », affirment-ils, accusant les ERIS et, au-delà, l’administration pénitentiaire, de racisme anti-corse.
Une plainte doit être déposée par l’intermédiaire de l’avocat du prisonnier politique, accompagnée d’une demande officielle de saisie des images de vidéosurveillance. Les collectifs exigent également le retour immédiat en Corse de l’ensemble des prisonniers corses dits politiques, estimant que leur sécurité n’est plus garantie dans les prisons du continent.
Tuninu
Revue de presse
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