Revue de presse – Autonomie de la #Corse à Beauvau – Tout tremble et rien ne bouge ?

(Revue de presse – Corsicainfurmazione.org – Publié le 26 février 2024) Après les renoncements de certains fondamentaux, les discussions continuent…

(Alta Frequenza) « Nous souhaitons que le président de la République confirme au plus vite de façon solennelle que la réforme constitutionnelle concernant la Corse sera inscrite à l’ordre du jour du calendrier parlementaire avant la fin du premier semestre 2024 »

(Alta Frequenza) Je pense que nous cheminons vers un consensus : Gérald Darmanin évoque une Collectivité Territoriale autonome

(FR3Corse) Le ministre propose de mettre en place l’ensemble de ces dispositions dans le cadre de l’article 74-1. Ceci contrairement à la demande faite par la large majorité des élus de l’inscription dans un titre.

(FR3Corse) Autonomie de la Corse : « Cinq grandes avancées » selon le ministre de l’Intérieur, et des acquis « significatifs » pour les nationalistes

(FR3Corse) optimisme mais prudence : les réactions des élus insulaires après les discussions sur le projet de réforme constitutionnelle

(Corse Matin) la Corse sera inscrite dans la Constitution en tant que collectivité territoriale dotée d’une autonomie. Il permet notamment à la CdC de pouvoir décider des adaptations jugées opportunes et de fixer des règles dans les domaines où s’exercent ses compétences.

(Corse Matin) Autonomie de la Corse: Darmanin évoque un « consensus », les élus se déclarent « optimistes ».

(Corse Net Infos) Une dizaine d’élus corses sont arrivés lundi soir au ministère de l’Intérieur pour un dîner au cours duquel Gérald Darmanin doit présenter un projet de texte constitutionnel permettant « l’autonomie » de la Corse.

(Corse Net Infos) Autonomie : Pour Laurent Marcangeli, le chantier institutionnel « est sur la bonne voie ».

(RcfM) Absences remarquées dans la liste des signataires de cette déclaration solennelle : celle de Josepha Giacometti-Piredda, conseillère territoriale non-inscrite.

(RcfM) L’exécutif et les élus corses « cheminent vers un consensus », a assuré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

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Eric Simoni (Nazione) Comme cela était malheureusement prévisible la « déclaration solennelle » des élus de la Corse, première synthèse pathétique de toutes les reculades dictées par l’Etat français, a trouvé un nouveau prolongement vers l’abîme après le dîner mondain de Beauvau le 26 février. Il en résulte un exercice de funambulisme sur fil rouge imposé par Paris, et qui – comme les institutions actuelles de la Corse n’ont apparemment plus aucune légitimité démocratique – sera obligatoirement soumis à un référendum des « Corses », sur la base du corps électoral d’un peuple qui, d’après ce même texte, n’a aucune existence. À ce stade, on peut mesurer les conséquences logiques d’une faute à la fois éthique et stratégique. Mais au delà d’évidents calculs de basse politique politicienne, il y a sans doute quelque chose d’autre, d’encore plus inquiétant, de franchement pathologique: la colonisation des cerveaux semble avoir vraiment fait des ravages dans notre pays. D’aucuns diront que tout ça est mieux que rien. Ils se trompent, ou cherchent à nous tromper. À l’heure où l’on parle, sans un sursaut salutaire, sans mobilisation populaire, tout ça est moins que rien. Comme un peuple qui n’existe pas.

Jean-Christophe Angelini (PNC/AVANZEMU) Au lendemain de la réunion de Paris sur l’inscription de la Corse dans la constitution, rdv militant ce soir à Corti pour partager, échanger et construire. Le PNC – Partitu di a Nazione Corsa et Avanzemu confirment leur plein engagement en faveur du processus d’autonomie et d’une solution politique négociée. Beaucoup de travail demeure… et nous y sommes prêts. Avanzemu!

Core in Fronte prend acte des propositions constitutionnelles évoquées par Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur français avec des élus de la Corse. Sur la forme, nous notons, dans le choix de la délégation de la Corse, une surreprésentation des partis français qui n’est pas en adéquation avec le résultat des élections Territoriales et Législatives en Corse. Sur le fond, l’Etat envisage un pouvoir législatif, motivé par une « spécificité liée à notre histoire, notre culture et notre terre », insérant le concept d’autonomie dans la constitution de la France. Cela représenterait un droit de légiférer pour la Corse. Si les lignes semblent bouger quelque peu, la France, de par sa structure jacobine, reste toujours, néanmoins, à la traîne de la normalité européenne et méditerranéenne en matière de souveraineté des îles. Au-delà des intentions affichées, aucune compétence n’est pour l’heure listée, pas plus que le calendrier de leur transfert. Ceci se ferait dans le cadre d’une loi organique qui doit être votée par le Parlement français dans lequel le Gouvernement actuel n’a pas la majorité. Core In Fronte, mouvement indépendantiste, reste attaché à un Titre spécifique pour la Corse avec une véritable autonomie et une solution politique globale. C’est le sens de la délibération du 5 juillet 2023 à l’Assemblée de Corse. La solution politique doit prendre en compte la fin de la répression et le droit à l’autodétermination du peuple corse. Pour l’heure, il n’y a pas de déclaration politique de fin de conflit à la hauteur des enjeux historiques. Nous donnons rendez-vous mercredi 28 février, à 18h30, au Palais des congrès d’Aiacciu pour en débattre avec les élus de Core In Fronte – Assemblea di Corsica. A lotta cuntinueghja!

 

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