(Unità Naziunale – Lutte Institutionnelle – Publié le 22 juillet 2022) Au lendemain de la réunion du 21 juillet 2022 à Paris entre les élus corses et le ministre Gérald Darmanin, Josepha Giacometti-Piredda, représentante de Corsica Libera, a réaffirmé les revendications historiques de son mouvement dans le cadre des discussions ouvertes entre la Corse et l’État français.
Elle a rappelé que ce processus politique trouve son origine dans l’assassinat d’Yvan Colonna et dans les importantes mobilisations populaires qui ont suivi, soulignant que quatre mois après les faits, les Corses attendent toujours que toute la vérité soit établie. Elle a également rappelé que la question des prisonniers politiques corses demeure entière.
Corsica Libera revendique une solution politique globale fondée sur la reconnaissance du peuple corse et de ses droits politiques, économiques, sociaux, culturels et linguistiques. Le mouvement défend notamment la dévolution d’un pouvoir législatif à la Corse, la coofficialité de la langue corse, l’instauration d’une citoyenneté corse ainsi qu’un statut fiscal et social permettant aux Corses de vivre et travailler sur leur terre.
Josepha Giacometti-Piredda a également dénoncé les lignes rouges fixées par le gouvernement français, qui excluaient alors toute discussion sur le statut de résident et la coofficialité de la langue corse au nom du refus d’une « citoyenneté à deux vitesses ». Une position jugée inacceptable par Corsica Libera.
Enfin, elle a affirmé que l’évolution institutionnelle de la Corse ne pouvait constituer l’aboutissement des discussions, mais devait au contraire en être le cadre de départ. Pour Corsica Libera, une solution politique durable ne saurait se limiter à un nouveau statut institutionnel ou à une simple décentralisation renforcée, même qualifiée d’autonomie.
AnTo FpcL

Communiqué suite à la réunion du 21/07/2022 qui s’est tenue à Paris entre les élus de la Corse et le Ministre Gérald Darmanin:
En tant que représentante de Corsica Libera et dans le droit fil de notre engagement et de nos revendications, j’ai rappelé, pour ma part, le contexte particulier de l’ouverture de ce cycle de discussions, à savoir : l’assassinat d’Yvan Colonna et les mobilisations qui ont suivi.
Quatre mois plus tard les Corses attendent que la vérité soit faite.
La question de la libération des prisonniers politiques, quant à elle, demeure.
J’ai réaffirmé la nécessité d’une solution politique globale fondée sur la reconnaissance du peuple corse, de ses droits, économiques, sociaux, culturels, linguistiques : droit de décider de son avenir à travers la dévolution du pouvoir législatif, droit reconnu de parler sa langue à travers un statut de coofficialité, droit reconnu de vivre et de travailler sur sa terre à travers l’instauration d’une citoyenneté corse et d’un statut fiscal et social.
J’ai rappelé que la ligne rouge instaurée par le gouvernement, à savoir « ne pas créer une citoyenneté à deux vitesses », excluant de fait la discussion pour un statut de résident et la coofficialité de la langue était pour nous inacceptable.
Enfin, j’ai précisé que l’évolution institutionnelle n’était pas une option possible après une étude de la situation « au cas par cas », mais devait être le cadre initial de nos échanges.
La recherche d’une solution politique globale ne peut se confondre avec la mise en œuvre d’un énième statut aux contours mal taillés pour la Corse, une décentralisation améliorée, quand bien même serait-elle qualifiée d’autonomie.
Cù determinazione è un andatura chjara, cuntinueremu à purtà in e discussione à vene : a liberazione di i prighjuneri pulitichi, a ricunniscenza di u nostru populu, u so dirittu à campà degnu in terra soia !
Josepha Giacometti-Piredda
Corsica Libera
