Zemmour se fait recadrer par les indépendantistes en #corse (Revue de presse)

 

(Unità Naziunale – Lutte de masse – Publié le 9 octobre 2021) En déplacement dans l’île jusqu’à ce samedi soir, le polémiste a dédicacé son nouveau livre vendredi à Sartène. Une séance un peu mouvementée, marquée par un échange entre le probable candidat à l’élection présidentielle et les indépendantistes de Core in Fronte.

Alors qu’Eric Zemmour s’apprête à dédicacer ses livres, les indépendantistes Paul-Félix Benedetti et Olivier Sauli s’adressent à lui : « Vous n’êtes pas le bienvenu ici, lance le leader de Core in Fronte, récemment élu conseiller territorial. Je crois que vous avez une idée qui est à la limite du racialisme. La Corse, ce n’est pas un pays romain comme vous le dites, c’est un pays méditerranéen qui a de tout temps été généreux et qui, aujourd’hui, quoi que vous en pensiez, subit une colonisation de peuplement, avec plus de 50% de personnes qui sont arrivées en 20 ans, mais qui ne sont pas arrivés par l’autre côté de la Méditerranée. »



A FRANCISATA BASTA ! ZEMMOUR FORA!

L’arrivée en Corse du polémiste français d’extrême droite, #Zemmour, ne doit pas être considérée par notre peuple comme un non évènement.

Elle est l’expression d’un appauvrissement culturel et politique, elle est aussi un défi à relever afin de réinventer notre vision de l’avenir de notre pays.

Zemmour est un polémiste extrémiste qui soulève plus de questionnements qu’il n’apporte de solutions. Il capitalise sur la peur de l’autre, sur une vision surannée de son pays. Sa vision passéiste et auto centrée ne peut correspondre à celle d’un peuple ouvert sur son environnement et généreux dans sa vision de l’avenir.

Il ne nous appartient pas d’entrer dans le débat franco-français du « phénomène » Zemmour. En revanche, il est une obligation politique et morale qui nous impose de dire ce que nous voulons pour notre pays lorsque ce triste personnage se permet de donner son avis.

Dans son interview à Corse-Matin matin du 8 octobre 2021 il affirme :

– « Dire qu’elle (la Corse) a été colonisée ne correspond pas à une réalité historique ».

La colonisation est le fait de transformer un pays en territoire dépendant d’une métropole, de le peupler de colons, de la mettre sous dépendance économique, de l’occuper en y installant en grand nombre des résidences secondaires, des propriétés. Voilà la définition de la colonisation selon le dictionnaire Larousse.
Nous rappellerons donc ces faits historiques et indiscutables à Zemmour : la Corse a été conquise par la France militairement. Cette défaite militaire de la Corse face à la monarchie française a été suivie d’une pacification par la France révolutionnaire avec incendies de villages, pendaisons, déportations, volonté absolue d’éradiquer toute résistance au fait français.

La Corse a été également soumise au fait colonial par la volonté d’écrasement culturel en imposant, comme dans toutes ses colonies dans le monde, une vision culturelle et linguistique unique. L’école républicaine en fut le bras armé.

Les corses ont été utilisés comme de la chair à canon lors de la Grande Guerre au même titre que les autres peuples colonisés par la France. Elle en est ressortie économiquement et humainement exsangue.

Enfin nous rappellerons encore et toujours la préconisation du rapport de l’Hudson Institute en 1970 : « Accélérer l’érosion de l’identité culturelle corse, en encourageant une nouvelle immigration en provenance de la Métropole »…

Or, dans son rapport du 29/12/2020, l’INSEE fait état d’une population de 338554 résidents au 1 er janvier 2018, mais surtout d’une croissance annuelle 3 fois supérieure à celle de la France uniquement due à des flux migratoires puisque le solde naturel est négatif (-0.1%/an). Ces flux migratoires sont quasi exclusivement en provenance de France. Il s’agit d’une véritable colonisation de peuplement avec son corolaire, la construction de logements.

Entre 2000 et 2018 la Corse est passée de 177000 à 249000 logements dont près de 40 % sont des résidences secondaires…

Annexion militaire, mise sous tutelle politique et économique, installation de colons, construction de résidences secondaires… la définition de la colonisation dans les faits est bien là.

– Sur la Co officialité de la langue, le statut de résident, l’autonomie.

La réponse est limpide « Rien d’autre que ce dont disposerait le reste du territoire français (…) il n’y a qu’une seule langue de la nation, c’est la langue française ».
Nant’à l’evoluzione istituziunale, è incu stu discorsu, pudemu ancu imaginà un passu in daretu versu l’anni 90 postu chi a Corsica un’hè dighjà più a u stessu livellu che l’altri rughjoni francesi…

Ma duvimu ramintà à Zemmour un fattu demucraticu ch’ùn si pò parà : i corsi anu vutatu à una larga maiurità per una ricunniscenza di i so diritti intantu che populu. Anu vutatu per dì chi a Corsica hà u dirittu, à minimu à u stessu livellu, che l’altri territorii isulani mediterrani, di pudè amaistrà u so paese è piglià in manu u so destinu.

Zemmour deviria alargà u so sguardu à i paesi vicini di u soiu, in Catalunya, in Alba (in gaelicu). A storia di l’Europa di i populi si scrive à l’alba di a so vuluntà d’emancipazione è micca incù una visione di u 19imu seculu.

Nant’à a lingua, vene torna à purtà u vechju discorsu di a lingua sola è unica chi saria u francese. A lingua corsa hè è serà sempre a lingua di u nostru populu. Ma noi a sapemu, diversità face richezza. A nostra lingua deve addattassi à u mondu è accant’à altre lingue, accant’à a lingua francese. Ma mai daretu.

Un acceteremu mai a nigazione di u nostru populu, di a nostra storia, di a nostra lingua.

Nigà u fattu demucraticu hè un segnu maiò di u periculu chi a ghjente cume Zemmour rapprisenta

– Sur les prénoms « on peut très bien imaginer mettre un prénom corse en 2ème ou 3ème position ».

Si ce n’était le ridicule de la phrase il y a derrière cela une vérité : une culture dominatrice et des sous cultures que l’on pourrait accepter en deuxième ou troisième rang. Une sorte d’apartheid culturel en somme.

Rappelons enfin à Zemmour, grand défenseur de Petain, qu’il est ici sur les terres de Danielle Casanova, de Jules Mondoloni, de Fred Scamaroni, de Dumenicu Lucchini, de Jean Nicoli è di tant’altri chi si so pisatti, micca pè difende una bandera o un sangue puru, ma pè a #Libertà di tutti !
Core in Fronte en appelle à la conscience du peuple corse, et en particulier du mouvement national dans son ensemble, pour dénoncer, à chaque fois que cela est nécessaire, les agressions faites à notre peuple par des personnages comme Zemmour. Son discours nauséabond et franco français doit être rejeté par ceux qui se revendiquent de la lutte patriotique corse.

A dimu di manera franca è chjara : Zemmour FORA !

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