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(Unità Naziunale – 21 juin 10h00) Cette élection législative aura sonné le glas de la droite et de la gauche traditionnelles françaises, clanistes ou clientélistes en Corse.

L’énigme ajaccienne ?

Hormis l’énigme Aiacciu, l’union a encore payé et gagné.

L’énigme Aiacciu en fait n’en est pas une pour les militants, car encore une fois, choix contesté par certains d’un candidat sans concertation , travail peu convainquant au sein de l’opposition municipale ajaccienne car cumul de mandats et de fonctions, et surtout message subliminal a découlant de la « crainte de certains leaders non ajacciens » de voir émerger une personnalité dans cette ville et région où statistiquement les scores nationalistes sont depuis des années les plus importants de l’île.

Si les candidats nationalistes avaient été présents au second tour sur Aiacciu, la dynamique qui a permis de l’emporter ailleurs aurait sûrement aussi joué sur Aiacciu et nous l’aurions emporté malgré le poids du clientélisme de droite du CD 2A, de la mairie et de la CAPA qui a joué à plein (et qui n’a pas eu le même jeu en faveur de Camille de Rocca Serra bien seul et quasiment abandonné en rase campagne par ses amis, dont le Sénateur Panunzi, et,  le moral n’y étant plus, débandé comme ne l’ont  jamais été les troupes de  droite dans aucune élection jusqu’alors.

La « Gauche ajaccienne » quant à elle, a tiré ses dernières cartouches ne soutenant même pas Maria Guidicelli. Je l’ai votée personnellement pour ma part, non pas pour son étiquette qui fut une ultime erreur, mais pour ses qualités de femme, de travailleuse et d’accompagnatrice du mouvement national ces dernières années. Son baroud d’honneur sonne le glas d’une certaine opposition à la droite ajaccienne qui a perdu avec elle et qui désormais devra se contenter d’être un soutien au nationalisme corse ou disparaître, car à Aiacciu aussi désormais fini le temps où le nationalisme était confiné à n’être qu’une simple force d’appoint, ce sera aux autres à l’avenir de s’accrocher  au wagon ou disparaître. Car avec ces élections le nationalisme corse a désormais ancré définitivement son rôle d’alternance et la seule alternative sur notre terre pour défendre le peuple corse et imposer la reconnaissance de ses droits collectifs sur sa terre.

De l’alternance à l’alternative

Bien sûr, les débats se poursuivent quant à la mise en chantier d’un réel projet de société à terme au plan économique, social et culturel mais ces débats ne peuvent et ne doivent se concevoir qu’en son sein sauf à créer d’autres germes de divisions mortifères. Celles et ceux qui consciemment ou non, se revendiquent ou s’inspirent de thèses inspirées de l‘extrême-droite et l’extrême-gauche française et internationale qui tentent de brouiller voire de perturber ces cheminements et le message nationaliste corse  doivent en prendre conscience, et comprendre que seule une démarche d’union et d’unité nationale permettra aux Corses et au peuple corse d’entrevoir un avenir avec plus de sérénité et d’espoirs et que dans cette démarche d’unité nationale, toutes les couches sociales doivent être représentées à leur juste place et participer dans le compromis et le partage à l’élaboration d’un véritable projet de société pour demain.

L’essentiel

Mais aujourd’hui en espérant que les expériences seront tirées a sein des structures nationalistes, l‘essentiel est la victoire des nationalistes Avec l’élection de trois députés, nous pouvons arguer désormais que le peuple corse est uni derrière un certain nombre de thèmes par rapport à l’avenir de l’île et l’accusation de schizophrénie que l’on pouvait nous renvoyer avec une majorité territoriale nationaliste parlant d’une seule voix d’un part et d’autre part  des députés très peu favorables à ces idées élus au parlement français, ne sera plus de mise.

Aujourd’hui le chemin de nos députés est simple, au-delà du lobbying auprès des élus des autres groupes, des médias, et du gouvernement, avec les élus CTC et la mobilisation du peuple, imposons à court terme tous ensemble la réunion du Parlement en  Congrès et  la reconnaissance de la Corse dans la constitution dans un premier temps avant l’Autonomie et la poursuite sur la voie vers l’autodétermination du peuple corse.

Le gouvernement précédent s’est abrité sur son absence de majorité aux 3/5èmes, le président Macron peut aujourd’hui disposer de  cette majorité, alors assez de faux fuyants et travaillons tous ensemble en ce sens. Il y va de l’intérêt supérieur de la nation corse.

Pà a nostra patria corsa Tutt’inseme più che mai

Petru Poggioli
21 juin 2017

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