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“Une plage privée avec son restaurant bistronomique” peut-on lire sur la publicité des sites internet consacrés au Domaine***** de Mesincu, à Cagnanu, sur la côte orientale du Cap Corse.  Ce “domaine” succède à l’hôtel Catoni et ses dépendances illégales sur le DPM, ports et studios, dont les dernières destructions ont eu lieu en 2014.

A la lecture de ces publicités, les habitants de Cagnanu craignent de perdre l’accès à une partie de  leur plage annoncée privatisée, annonce illégale puisque le DPM, domaine public maritime, est, par définition, public.

Et où est le “restaurant bistronomique” annoncé? sans doute s’agit-il de la construction édifiée entre la route du Cap et la plage, derrière un long et haut mur, en espace remarquable inconstructible, sans aucune autorisation d’urbanisme… deuxième grande illégalité de ce “Domaine”. Voir les photographies ci-dessous.

U Levante a assigné la SAS Domaine de Mesincu à comparaître à l’audience des référés du 7 juin 2017 et a mis en demeure le président de cette SAS, Sylvain Giudicelli, de démolir cette construction. Un arrêté interruptif des travaux avait été pris par le maire, à la demande de U Levante.

Hélas, ce genre de situation se multiplie en Corse : le concept du domaine de luxe pieds dans l’eau, avec villas luxueuses, grand hôtel 5 étoiles, plage privatisée, restaurant gastronomique, est en pleine extension. Or, à chaque fois, ces réalisations se font au prix de violations graves de la loi Littoral et du code de l’urbanisme, ce qui est inacceptable. D’autres illégalités manifestes ont été constatées au sujet de ce grand projet commandité par la SAS Mesincu qui, à l’origine, ne devait être légalement qu’une simple extension de l’existant … U Levante y reviendra.

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