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En conférence de presse ce matin, Inseme per Bastia dénonce  » la politique de la terre brûlée  » de Francois TATTI, dont sont victimes les employés de la CAB et la population, pris en otage. Le président de la CAB, en minorité absolue, doit démissionner selon Inseme Per Bastia.

Voici le texte de la conférence de presse :

En mars 2014, le mouvement Inseme per Bastia a été le fer de lance d’une démarche inclusive et positive dans laquelle se sont retrouvées différentes opinions aux fins de rompre avec un système et une dynastie dont les Bastiais ne voulaient plus.

Cette démarche consensuelle s’est étendue dans un second temps à la CAB autour, comme pour la majorité municipale, d’un contrat de mandature basé sur la confiance mutuelle et un projet dont les objectifs principaux étaient le rééquilibrage des actions de l’agglomération sur l’ensemble de son territoire, la rupture avec les pratiques politiques anciennes, la transparence et la collégialité dans les décisions.

Pour autant, si certains alliés de la majorité municipale sont toujours impliqués dans cette démarche en demeurant loyaux et solidaires, François Tatti a progressivement démontré sa volonté de se démarquer de celle-ci en se rapprochant nettement dans les actes et dans les paroles de l’ancienne majorité territoriale et départementale.

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Cette initiative, un temps non assumée par Monsieur Tatti, l’a placé de fait dans une logique d’opposition à la majorité municipale, rompant de manière irréversible le contrat de mandature initial.

Il n’était pourtant pas question de renverser un système pour se jeter dans les bras d’un autre.

Par ailleurs et pendant que le rapprochement avec Paul Giacobbi se confirmait, François Tatti s’est comporté comme un Super-Maire qu’il n’est pas.

Plusieurs faits graves illustrent ce comportement :

1. Après avoir refusé les propositions des communes sur la nécessaire mutualisation des services, après avoir refusé d’élaborer un pacte financier et fiscal sur le territoire de l’agglomération, après avoir essayé d’imposer des conditions financières scandaleuses, François Tatti a voulu passer en force avec un budget inepte qui ne correspondait en rien aux besoins des 5 communes et de leurs habitants.

2. Parallèlement, encore en émettant des réserves fortes et publiques, en Conseil Municipal, sur les orientations budgétaires de sa commune et s’il est écarté de la majorité municipale et du contrat de mandature.

3. Le vote du budget a été rejeté par 33 conseillers communautaires sur 40 et n’a ainsi recueilli que 3 votes positifs l’a placé ainsi en situation de minorité absolue.

Trois individus isolés politiquement ont confisqué l’institution pour leur seul intérêt prenant en otage la population des 5 communes et les agents en abusant souvent de stratagèmes et de manœuvres de manipulation.

L’objectif insensé de François Tatti est la politique de la terre brûlée, qui s’est caractérisée notamment par le retrait des délégations à 8 des 10 vice-présidents dont les 5 maires des 5 communes-membres, confirmant ainsi la volonté de gouverner seul.

Ce blocage de l’Institution a pour conséquence de priver la CAB de ses moyens d’action ce qui entraine pour les agents des conditions de travail dégradées.

Et nous comprenons aussi les syndicats qui demandent de trouver une solution politique à un problème de gouvernance à la tête de la communauté d’agglomération.

Le rétablissement d’un dialogue social et d’un service public essentiel à la vie quotidienne des habitants ne peut passer que par une synergie impulsée par une majorité solidaire, disposant des moyens politiques suffisants à la bonne marche de l’institution.

Pour notre part, nous soutenons résolument la majorité municipale et la majorité communautaire dans les actions qu’elles entreprendront dans les jours et semaines à venir pour régler cette situation.

La CAB est un outil essentiel qui doit servir les populations et non les ambitions personnelles d’un homme.

François Tatti a failli à sa mission et aux objectifs du contrat de mandature, il est aujourd’hui en situation de minorité absolue il doit en tirer les conséquences et démissionner de la Présidence de la CAB pour permettre à une majorité cohérente de répondre aux attentes de la population.

INSEME PER BASTIA
24 janvier 2016