Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale, publié le 24 juin 2018 à 15h58) Lors de son récent congrès ce 10 juin à Borgu, Jean Brignole a été réélu sans surprise secrétaire national du Sindicatu di i Travagliatori Corsi. À la tête du syndicat nationaliste jusqu’en 2022, plus que jamais il entend placer ce troisième mandat sous le signe de la lutte pour la corsisation des emplois. Interview. Vous avez été réélu de façon unanime et sous les bravos de tous les adhérents, le résultat d’un mandat bien mené? Comme nous le disons en titre de notre Motion d’Orientation Générale, 34 anni di lotta senza pientà. Cette réélection n’est pas ma réélection mais la confirmation du travail fourni par la Commission Exécutive, et au-delà du travail fourni sur le terrain par l’ensemble des sections et des militants. Un mandat bien mené, je dirais plutôt un travail de plusieurs mandats sur plusieurs décennies. Il y a 34 ans, en 1984, lorsque le STC est né, certains nous prédisait « syndicat mort-né ». Qui pouvait prévoir que nous deviendrions la première organisation syndicale de Corse? Si nous faisons l’analyse de ce qui s’est passé, combien d’embûches avons-nous dû surmonter? Des embûches parce que nous étions un syndicat nationaliste; des embûches parce que les règles en vigueur à l’époque, concernant la reconnaissance du syndicat, sa représentativité, ses moyens propres, étaient très souvent mis en avant par l’État et les autres organisations syndicales. Nous les avons toujours surmontées, souvent avec difficultés, mais toujours avec la même volonté, sans jamais baisser les bras, pour doter notre Peuple d’un outil efficace, au service des travailleurs et de la Corse. Nous avons fait du STC au fil du temps «un syndicat nationaliste mais pas un syndicat de nationalistes». On peut même dire que ce discours d’ouverture était, bien avant l’heure, celui prôné aujourd’hui avec une audience majoritaire sur le plan politique. Ce positionnement a sans nul doute permis au STC de se développer, que ce soit en nombre de sections, d’adhérents et de victoires dans différentes instances. L’évolution du syndicat est plus que positive. Ne soyons pas modestes. Pourtant vous avez dit « les choses n’avancent pas », pourquoi? Parce qu’en tant que syndicalistes, nous aimerions que les choses évoluent plus rapidement pour le sort des travailleurs et des petits. Nous ne pouvons accepter que, sous couvert de modernité, de simplification, l’on remette en cause des acquis sociaux, alors que l’on accorde encore plus

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