X

Corsematin.com : En début d’après-midi, un ensemble immobilier a été visé par une série d’attentats à proximité de la plage de Balistra, sur la commune de Bonifacio en Corse-du-Sud. Plusieurs personnes ont été réunies dans une maison par les malfaiteurs.

La plage de Balistra a été évacuée par mesure de précaution. Les gendarmes sont actuellement en attente des équipes de démineurs.

Le complexe immobilier qui a été visé par quatre charges explosives à Balistra, sur la commune de Bonifacio, appartient à Alain Lefèbvre. Ce banquier a été retenu sur les lieux, où résident actuellement 47 personnes, avec sa famille par le commando, composé de trois personnes cagoulées. Des inscriptions «FLNC» ont été retrouvées sur place. Alain Lefebvre avait obtenu un permis tacite pour la construction de dix maisons individuelles, au lieu-dit Chioso della Marina, validé au mois de mai dernier par la cour administrative de Marseille. Cette décision avait fait polémique puisqu’elle instituait la définition de hameau nouveau intégré à l’environnement.
Selon France3Corse : A 13h30, un commando de six hommes armés du FLNC a pris en otage une famille avant de faire sauter leur villa. La prise d’otages s’est déroulée sur la commune de Balistra (Corse-du-Sud), au nord-est de Bonifacio, au domicile de l’une des trois villas d’Alain Lefebvre, un banquier à la retraite.
Selon les premiers témoignages, six hommes armés ont pris en otage le banquier et sa famille, avant de plastiquer une première villa à l’aide de quatre charges.

Six autres charges auraient été déposées et n’auraient pas encore été activées autour des deux autres villas. Un important dispositif de sécurité a été mis en place. Alain Lefebvre, qui a acquis plusieurs centaines d’hectares il y a une quarantaine d’années, notamment à Rondinara et à Balistra est au cœur d’une importante spéculation immobilière qui a donné lieu à une passe d’armes entre tribunaux et défenseur d’espaces préservés.

Dans un arrêt du 16 mai dernier, la cour d’appel administrative de Marseille vient de définir la notion de hameau nouveau autour des trois villas d’Alain Lefebvre, lui donnant du même coup la possibilité de mener à bien un projet de construction portant sur 10 villas.

Dans un communiqué daté du 2 juin, le Front de libération nationale de la Corse avait déjà revendiqué la vingtaine d’attentats qui ont visé des résidences secondaires au cours du mois de mai des résidences secondaires appartenant à des continentaux ou étrangers, dans la quasi-totalité des micro-régions de l’île.

L’organisation clandestine précisait alors que ses actions s’inscrivaient « dans notre combat de ces dernières années face à l’accroissement programmé des menaces spéculatives sur notre terre« . « Aujourd’hui la dérive spéculative a aiguisé trop d’appétits, déclenché trop de mécanismes, pour certains mortifères (…) Nous ne laisserons pas faire. Nous ne laisserons pas s’installer impunément plus de 4.500 résidences secondaires étrangères par an soit plus de 45.000 en dix ans« .

Selon (Reuters) – Un commando de trois hommes cagoulés a fait sauter à l’explosif, lundi en plein jour, une villa de Bonifacio (Corse-du-Sud) après avoir maîtrisé les quatre occupants et les avoir brièvement séquestrés, a-t-on appris à la préfecture.

Ce type d’action est courant sur l’île mais il se produit d’habitude la nuit. La villa appartient à un banquier parisien. L’action survient alors que des autorisations de constructions de lotissement très critiquées localement car concernant le littoral ont été obtenues après une bataille judiciaire.

Il n’y a pas eu de revendication dans l’immédiat. Coutumier de ces actions, le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a revendiqué début juin une trentaine d’attentats à l’explosif commis en mai sur l’île contre des résidences appartenant à des « continentaux » ou à des étrangers.

Le FLNC, qui dit avoir unifié les mouvances clandestines, a relancé la violence politique apparue dans les années 1970 sur l’île et jamais vraiment interrompue depuis, avec ces derniers mois une série d’attentats et une « nuit bleue » du 10 au 11 mai.

Le FLNC prétend par ces actions s’en prendre à la « spéculation » qui serait une « menace pour le peuple corse » car, à ses yeux, l’afflux de « continentaux » ou d’étrangers sur l’île mettrait en péril ce qu’il perçoit comme les seuls Corses authentiques.

(Maria Lanfranchi – Alta Frequenza) Un ensemble immobilier visé par un attentat en Corse-du-Sud. Celui-ci, situé sur la commune de Bonifacio, au lieu dit Balistra, appartient au banquier Alain Lefevre. Les dégâts semblent importants. Le banquier possède plusieurs villas sur une zone dont les permis de construire ont été à plusieurs reprises contestés par les associations de défense de l’environnement. Démineurs et forces de police sont actuellement sur place, et examinent les autres habitations du « mini lotissement privé ». Il semblerait que certaines personnes, qui se trouvaient à proximité du lieu de l’explosion, aient été mises en sécurité par le commando.

RCFM : En début d’après midi à Balistra, non loin de Bunifaziu, un groupe de six ou sept hommes, puissamment armés et cagoulés, se réclamant du FLNC, a investi la villa appartenant à un entrepreneur. Les occupants de la maison pris en otages, ont été emmenés à l’extérieur tandis qu’une dizaine de charges explosives étaient placées à l’intérieur. Quatre d’entre elles ont explosé, provoquant des dégâts importants, alors que les otages étaient libérés aussitôt. Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la villa.

Ces personnes ont ensuite été relâchées.

Sur le même sujet :

#Corse – Bonifacio : Le littoral Corse menacé par une décision de justice

#Corse – Affaire Lefèbvre : la commune devant le Conseil d’État

#Corse – La cour d’appel administrative crée la polémique en piquant le talon d’Achille de la loi littoral

Vous aimez cet article ? Faîtes-en profiter vos amis !
Faites passer l’information autours de vous en cliquant sur :

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)