Produit CORSU E RIBELLU

X

En plein procès Colonna, période propice à l’amalgame, au raccourci, et au cliché, voici qu’un homme qui se définit comme un philosophe remet un peu d’huile sur le feu

En effet, quelle surprise de voir, ce dimanche sur Canal Plus les propos de Bernard Henri-Levy.

Interrogé sur la situation de violence qui existe désormais en Corse, ce dernier ne propose ni plus ni moins qu’un boycotte du tourisme , pour lutter contre la violence, et cette « Sicile puissance 10 ».

Non loin de me rabaisser à répondre à cet écrivain qui n’hésite pas à citer dans ses livres des auteurs qui n’ont jamais existé, j’aimerai à mon tour proposer quelques mesures à Bernard Henri-Levy

Pouvons nous envisager une telle mesure pour l’Etat d’Israel, que défend à longueur d’années cet homme qui semble avoir perdu la raison ?

Cet Etat d’Israel, qui est un modèle selon lui, alors qu’elle met en place, comme tout le monde le sait, une politique quasi-génocidaire envers le peuple Palestinien. Il est évident que se réponse sera moins radicale…

Alors à l’évidence, je ne souhaite pas cela, malgré l’opposition naturelle que j’éprouve vis-à-vis de la politique israelienne, mais avouons que certains propos peuvent apparaitre déplacer quand on en connait les auteurs, dont le qualificatif intellectuel n’a jamais été aussi usurpé.

Toujours est-il qu’il est une fois de plus révoltant de se voir donner des leçons par un « philosophe » encourageant des interventions militaires en Lybie, alors qu’il semble moins préoccuper par les autres peuples qui aspirent à plus de démocratie.

Il convient de souligner, de plus, qu’en 2011, si la présence d’une certaine violence sur un territoire donné (et la Corse entre incontestablement actuellement dans cette catégorie) justifierait le boycotte de ses activités touristiques, peu de régions aurait le privilège d’en pratiquer.

Pour conclure ce propos, volontairement court, je recommenderai à cet imposteur de savoir réflechir avant de s’exprimer sur ce sujet (ce que je croyais pourtant naturel chez un philosophe) et de lui rappeler que si la cohérence de ces propos et de ces prises de position, en acceptant les massacres d’un côté, et en les combattant de l’autre, était proportionnellement égale à son temps de parole publique, il pourrait aspirer à avoir enfin le titre d’intellectuel.

Vincent Gambini

http://pnc-ghjuventu.over-blog.com/