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Le 24 septembre 1976 : deux bergers corses Xavier et Pasquin Ruggieri sont assassinés par un légionnaire en cavale

Le 24 SEPTEMBRE 1976 : Deux bergers Corses XAVIER (53 ans) et PASQUIN (58 ans) RUGGIERI sont retrouvés, par leur sœur MARIE, assassinés dans leur bergerie de LA MELZA à BUSTINACO. Assassiné dans la petite cabane de pierre autour de laquelle Pasquin et Xavier Ruggieri organisaient leur quotidien de « capraghji ». 

L’AFFAIRE DE BUSTANICU

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DessinFLNC

Le 24 SEPTEMBRE 1976 : Deux bergers Corses XAVIER (53 ans) et PASQUIN (58 ans) RUGGIERI sont retrouvés, par leur sœur MARIE, assassinés dans leur bergerie de LA MELZA à BUSTINACO. Assassiné dans la petite cabane de pierre autour de laquelle Pasquin et Xavier Ruggieri organisaient leur quotidien de « capraghji ». 

Ils vivent dans leur bergerie de la Merza, à 16000 mêtres d’altitude et à une heure et demie de marche du village le plus proche, Bustanicu.

L’un est assassiné d’une balle dans le corps et l’autre d’un coup de baïonnette.

(corse matin 2017) (FRANCE 3 CORSE 2018)

Deux gendarmes seront blessés par des tireurs inconnus, cela va donner lieu à des slogans anti-légion »LEGIONARI ASSASSINI » « LEGIONE FORA »et à des revendications nationalistes.

Un légionnaire, le chauffeur du commandant, qui regagnait son cantonnement est blessé par balles vers 21h00.

Vers 23h50, la Villa du Colonel MOUGIN est plastiqué.



Le 26 septembre 1976 : Des manifestants réclament le départ de la légion étrangère de Corse.

Corti : plusieurs manifestants avaient dressé un barrage devant la sous-préfecture.Ils voulaient ainsi protester contre le meurtre de deux bergers, les frères Xavier et Pasquin Ruggieri, originaires de Bustanico, découverts dimanche matin par les gendarmes après avoir été tués par balles.

On ignorait encore ce lundi les mobiles du double meurtre et l’identité des auteurs de l’assassinat. Mais on fait remarquer à Corte que ces événements interviennent à la veille du procès devant les assises de la Corse de deux légionnaires allemands, âgés de vingt-deux et vingt-quatre ans, Wolfgang Lbrau et Manfred Brych qui avaient, en juillet 1974, assassiné une vieille femme.

D’autre part, on a appris que jeudi 23 septembre la sentinelle qui montait la garde devant la caserne de la légion à Corte avait disparu en emportant son fusil et de nombreuses munitions

. Enfin, vendredi 24 septembre, des légionnaires ont été surpris dans une maison d’Alendo, à 2 kilomètres de Bustanico, alors qu’ils faisaient main basse sur des provisions et des vêtements. Ils ont réussi à prendre la fuite.



Le 28 SEPTEMBRE 1976 : le légionnaire déserteur de 19 ans, WARNER LAREVIC est arrêté dans la Plaine de SAN GIULIANU par les Gendarmes de CERVIONE. Engagé dans la légion le 23 juillet 1976, il était affecté au GILE de Corti le 14 aout, et ne recevait son képi blanc que le 15 septembre 1976. 

Les corps des deux frères RUGGIERI sont portés en terre par une foule de 20000 personnes à 15h00.


Octobre 1976

Le 11 octobre 1976 : 420 légionnaires quittent la garnison de Corte. (GILE de CORTI)



LE DRAME DE BUSTANICU (24 Janvier 1976)

Les bergers et le soldat perdu

Le fait-divers aura marqué l’histoire contemporaine de la Corse. Un double homicide qui, dans la foulée d’un contexte politique tendu, contribua à la mise à l’index de la légion étrangère. A l’origine, ce 24 septembre 1976, la tragédie. Sur une estive du Boziu, elle coûta la vie à deux bergers de Bustanicu lors d’une sanglante rencontre avec un légionnaire déserteur. 40 ans après, Settimana s’est replongé dans le dossier
Deux destins n’ont parfois rien de commun. Celui des frères Ruggieri, bergers quinquagénaires de Bustanicu, était carrément à l’opposé du parcours tourmenté de Wolfgang Ludwig, jeune Allemand de l’Ouest qui fuyait la légion étrangère après avoir vu en elle l’antidote à tous les maux qui le rongeaient.
D’un côté, le quotidien de ceux qui essaient de vivre du fruit de la terre dans le monde rural difficile de la Corse des années soixante-dix. De l’autre, l’équipée sauvage d’un jeune déserteur de 19 ans déjà brûlé par la vie avant même d’avoir mûri.
Ces deux destins se sont fracassés l’un contre l’autre, le 24 septembre 1976, à 1600 m d’altitude, près des crêtes du Boziu déjà meurtri par l’Histoire et noyé dans les affres de la désertification de l’intérieur.
40 ans après, bien que la Corse ait malheureusement appris à voir couler le sang, le drame de Bustanicu figure encore parmi les événements qui marquèrent au fer rouge la terre et les esprits. Le contexte de l’époque y est pour beaucoup.
Le photographe Gérard Koch et et son collègue rédacteur Pierre-Louis Alessandri furent les seuls journalistes à monter jusqu’à la bergerie du malheur. 40 ans après, ils n’ont rien oublié
Les images sont gravées à jamais dans les mémoires. Celles de deux corps gisants devant la petite bergerie, d’un convoi improvisé d’hommes portant à bout de perches les malheureux bergers pour les rendre à leur village.
« C’était un dimanche matin, j’étais descendu à l’agence de Bastia pour prendre mon journal, et c’est là que le journaliste de permanence, Henri Caselli, m’a dit: « Tu tombes bien ». « 
L’information est parvenue jusqu’au quotidien alors concurrent de Nice-Matin en Corse.
Ces images sont signées Gérard Koch. Aujourd’hui retraité, le reporter-photographe du Provençal-Corse d’alors était déjà, en 1976, un professionnel trentenaire rompu à la couverture des gros événements. Un an auparavant, il avait été le seul à avoir pénétré dans la cave d’Aléria muni d’un boîtier.
Neuf mois plus tard, il couvrait la conférence de presse annonçant la création du FLNC. Au matin de ce 25 septembre 1976, Gérard Koch ne sait pas encore qu’il va vivre un autre fait marquant de sa belle carrière. Au côté d’un débutant…
Toujours journaliste à RCFM dont il a été le rédacteur en chef, Pierre-Louis Alessandri était, il y a 40 ans… un jeune pion du Vieux-Lycée. Mais aussi un pigiste du Provençal faisant ses premières armes.

« Tout le village était prêt à tuer »

Cousin des deux bergers assassinés, Joseph Ruggieri avait 34 ans le 25 septembre 1976. 40 ans après, il a guidé Settimana jusqu’au site de A Merza où il était présent à l’heure où Bustanicu basculait dans le deuil et la colère
La pente est abrupte, mais en approche, la hêtraie offre une fraîcheur salutaire au marcheur qui, depuis le col de Chiatru, n’a pu éviter le soleil toujours redoutable de cette fin d’été. Encore quelques pas, ça y est, elle est là, la petite cabane de pierre autour de laquelle Pasquin et Xavier Ruggieri organisaient leur quotidien de « capraghji ».
C’était hier… Depuis 40 ans, toute trace de vie a disparu autour de la bergerie de Camperunacciu dont la toiture est effondrée. Plus personne n’a osé conduire un troupeau là-haut. La croix de fer dont la plaque de métal rappelle le temps du malheur peine à émerger. Là-haut, à près de 1500 m d’altitude, la nature reprend ses droits.

« On ne comprenait pas comment quelqu’un avait pu faire ça à des homme qui n’auraient pas fait de mal à une mouche. »

Cette croix, il la regarde, soucieux d’entretenir la mémoire. « J’ai un petit pot de peinture, je vais remonter prochainement pour passer une couche ». A 74 ans, Joseph Ruggieri vient de refaire cette ascension qui n’a, depuis bien longtemps, plus aucun secret pour lui.
Cousin des deux victimes de la tragédie de septembre 1976, il a lui même été berger. (Archives Corse Matin)

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