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#Corse E Ghjurnate 2019 – Revue de presse, photos, vidéos…

(Unità Naziunale Publié le 5 aout 2019) 38ème année de présence des Ghjurnate Internaziunale au sein de la revendication nationale… Résumé en photos, revue de presse, vidéos et textes de propagande.


Revue de presse

Fin juillet 2019 (Corse net infos) (Corse Matin) (Alta Frequenza) (Rcfm)



3 Août 2019 (Centre Presse) (Centre Presse) (Corse Matin) (France 3 Corse) (Alta Frequenza) (Corse Net Infos) (Alta Frequenza


4/5/6 Août 2019 (RCFM) (Corse Matin) (Corse Net Infos) (Atlantico.fr) (Corse Matin) (RCFM) (Alta Frequenza) (Nice Matin) (LeDauphiné) (Alta Frequenza) (Alta Frequenza) (Corse Net Infos) (Alta Frequenza


(Unità Naziunale Publié le 4 aout 2019)

Ce dimanche, la deuxième journée des Ghjurnate Internaziunale di Corti, a été marquée par le débat entre les composantes de Pè a Corsica. Un débat sans Gilles Simeoni, absent de ces Ghjurnate, mais avec notamment, Jean-Felix Acquaviva côté Femu a Corsica et Jean-Christophe Angelini côté PNC. Au programme de ce débat, un rappel de ce qui a été fait, mais aussi les perspectives d’avenir, notamment dans le cadre du rapport de forces avec l’État.

Pour Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse et membre de l’exécutif de Corsica Libera, la lutte contre la politique du gouvernement passe par une union solide y compris aux municipales et ce dès le premier tour. Celui-ci a souligné la nécessité de ne pas laisser de côté des militants nationalistes quand bien même une ouverture serait faite.

Les trois mouvances nationalistes de la coalition au pouvoir en Corse ont réaffirmé leur unité face à l’Etat, une unité qui ne sera cependant pas automatique aux municipales de 2020, a annoncé dimanche aux médias le parti de Gilles Simeoni lors des 39e Journées internationales de Corte.

Lors d’un débat aux allures de bilan d’étape des quatre ans au pouvoir de la coalition nationaliste Pe a Corsica, les mouvances étaient représentées par leur figure — Jean-Guy Talamoni pour le parti indépendantiste Corsica Libera et Jean-Christophe Angelini pour le Partitu di a Naziona Corsa (PNC)–, à l’exception notable de Femu a Corsica.

Gilles Simeoni, président du conseil exécutif, était absent et représenté par l’un des conseillers exécutifs de son parti, Jean Biancucci. A ses côtés était également présent le député et secrétaire général du parti de Gilles Simeoni, Jean-Felix Aquaviva.

Si les trois mouvances se sont montrées unies pour constater le blocage vis-à-vis de l’Etat ou le travail accompli et qui reste à faire vers une autonomie, la question des municipales a fait poindre les divergences.

« hasardeux d’écarter des militants nationalistes de toujours pour faire élire des personnalités qui ne se sont jamais spécialement signalées par leur sentiment national ».

Dans son discours de clôture, Jean-Guy Talamoni a dit attendre « la réponse définitive de Femu a Corsica » mais a d’ores et déjà jugé « hasardeux d’écarter des militants nationalistes de toujours pour faire élire des personnalités qui ne se sont jamais spécialement signalées par leur sentiment national ».

Du côté de Jean-Christophe Angelini, pour le PNC, on estime que l’absence d’union sur une échéance fragiliserait notablement l’édifice construit depuis 2015. Un propos qui intervient alors que l’échéance des municipales s’approche avec un certain flou entre les composantes de Pè a Corsica.

Pour Jean-Félix Acquaviva, il n’est pas utile de pratiquer une « dramatisation excessive » autour de l’union au premier tour des municipales, un propos à contre-courant de ceux des deux autres composantes.

Hommage à Charles Santoni aux Ghjurnate Internaziunale di Corti prisonnier politique incarcéré depuis 23 ans qui devrait être libéré en décembre, rendu par l’Associu Sulidarità et Corsica Libera ainsi que par les anciens prisonniers et prisonnières politiques corses.



DISCOURS DE CLOTURE DE JEAN GUY TALAMONI

Remerciements aux délégations étrangères 
Remerciements aux représentants des formations corses 
Remerciements aux militants de Corsica Libera qui ont travaillé à l’organisation des Ghjurnate 
Salut aux prisonniers et aux recherchés 

Vulerebbi chè no pensessimu dinù à quelli chì si ne sò andati quist’annu è, particularamente, qualchì ghjornu fà, u nostru amicu Petru Vachet-Natali, militante di Corsica Libera, pueta di prima trinca.

Notre action politique

Depuis trois ans et demi, les nationalistes exercent les responsabilités au sein des plus importantes institutions de l’île, à savoir celles de la Collectivité de Corse. Notre bilan peut être discuté et il est bon qu’il le soit. Le débat démocratique est toujours nécessaire. Nous-mêmes avons parfois considéré que les choses n’allaient pas assez vite, ce qui nous a conduits à interpeller nos partenaires. Nous avons beaucoup discuté depuis et nous estimons que, malgré l’attitude fermée de Paris, un certain nombre d’avancées peuvent être réalisées.

En ce qui concerne Corsica Libera, nous nous efforçons de défendre inlassablement les orientations majeures de notre projet de société :

– Promotion des droits nationaux du peuple corse
– Justice sociale
– Défense de la terre et de l’environnement

Pour notre part, nous avons pris de nombreuses initiatives qui s’inscrivent résolument dans le cadre de ce projet de société, et ce au titre de notre groupe ou de la présidence de l’Assemblée de Corse.

Je citerai simplement la Charte en faveur de l’emploi local, récemment validée par l’Assemblée de Corse, le Fonds social de solidarité « Corsica Sulidaria », a Carta ritirata, le micro-crédit, le programme PRIMURA…

Par ailleurs, la création d’une Assemblea di a Giuventù – dont certains élus sont présent aujourd’hui – je les salue – a permis de faire en sorte que notre jeunesse devienne une véritable ressource pour l’action publique.

Je ne citerai évidemment pas ici tous les dossiers que nous avons eu à traiter ces dernières années. De son côté, le Conseil exécutif, outre la gestion du quotidien, a également pris des initiatives qui allaient souvent dans le même sens.

Notre majorité est donc au travail depuis notre prise de responsabilités, mais elle est limitée dans son action par le manque de certains outils juridiques et fiscaux, et aussi, souvent, par la malveillance de l’administration d’Etat, laquelle lui livre une guérilla, y compris judiciaire, sans merci. Il faudra que cela cesse et que s’ouvre enfin une nouvelle séquence, apaisée et constructive, mais nous en sommes encore loin pour l’heure, manifestement.

Les élections municipales

Quelques mots sur ces élections municipales qui font aujourd’hui l’objet de toutes les spéculations. Les choses sont pour nous assez simples. Nous proposons d’appliquer la méthode qui nous a portés en 2017 à de larges victoires, tant aux législatives qu’aux territoriales : une liste commune de la majorité Per a Corsica – ou investie par Per a Corsica – dès le premier tour. En 2017 déjà, des discussions ont eu lieu sur la pertinence de cette méthode. Certains cadres de Femu a Corsica penchaient clairement pour des listes séparées au premier tour et une jonction au second. À Corsica Libera, nous pensions le contraire, même si les arguments de tactique électorale qui nous étaient opposés pouvaient alors être entendus. Ils avaient leur logique. Notre proposition a finalement été retenue et la victoire fut au rendez-vous pour les deux élections, et de quelle manière… Aussi, à notre avis, cette méthode validée par l’expérience devrait être reconduite. C’est aussi ce que pense le PNC. Nous attendons à présent la réponse définitive de Femu a Corsica, que nous respecterons naturellement dans tous les cas.

Mais je souhaiterais ajouter une réflexion personnelle sur l’ouverture aux autres forces politiques et aux élus non nationalistes. Nous sommes évidemment pour cette ouverture : la Corse de demain sera construite avec tous les Corses. Toutefois, en ce qui nous concerne, nous estimons qu’elle doit se faire sur une base politique solide. Autrement dit, il nous paraitrait hasardeux d’écarter des militants nationalistes de toujours pour faire élire des personnalités qui ne se sont jamais spécialement signalées par leur sentiment national. Ni même de laisser en place des municipalités politiquement éloignées de nos idées quand nous pouvons confier les rênes d’une commune à un militant de notre mouvement. Il ne s’agit pas de faire preuve d’ostracisme à l’égard de quiconque mais de faire progresser nos idées à travers des responsabilités électives. C’est simplement le jeu démocratique. 

Par ailleurs, il n’a échappé à personne que devant le refus obstiné de Paris de discuter de notre projet pourtant validé par les Corses – j’y reviendrai – et compte tenu de l’évolution de nos formes de lutte – il n’est pas, il me semble, question de revenir en arrière à cet égard –, un bras de fer politique devra avoir lieu avec Paris. Or, dans cette perspective, nous aurons besoin de maires déterminés à défendre la Corse et le projet porté par ses institutions. A carnavalata di Cuzzà a permis de constater que certains élus – dont nous ne contestons pas la bonne foi – sont loin d’avoir les idées claires à cet égard, ce qui les conduit parfois à cautionner l’attitude inique de l’administration d’Etat et à jouer – parfois sans le vouloir – contre la Corse. Sans jeter la pierre à quiconque, je dirai simplement que nous ne sommes pas encore sorti du conflit avec Paris, même si celui-ci a pris d’autres formes. Dans cette situation, nous aurons besoin d’élus solides, qui ne se laisseront pas circonvenir par la préfectorale, et qui agiront toujours au bénéfice non seulement de leurs administrés, mais aussi de la Corse et des Corses dans leur ensemble. Et qui, au besoin, sur des sujets essentiels comme la langue ou le foncier, seront capables d’aller jusqu’à la désobéissance civile sans se laisser intimider par la menace d’une procédure judiciaire. 

De la victoire électorale à la victoire politique

J’ai eu l’occasion de le dire, mais je vais le répéter ici devant vous : lorsque nous avons entamé cette longue marche – « tamanta strada », ma per noi ùn hè mai statu una strada fiurita, piuttostu un chjassu petricosu – personne ne croyait en nos chances de réussir. En 1976, année de la création du FLNC, nous étions marginaux politiquement, inexistants électoralement et condamnés à cette inexistence par la fraude électorale et le clientélisme triomphant, appuyé par Paris. Notre peuple lui-même avait oublié qu’il avait été une nation indépendante et il se résignait à accepter le statut avilissant de département français. Frappé par le complexe du colonisé, il ne reconnaissait plus aucune valeur à sa langue et à sa culture. Il était prêt, majoritairement, à accepter le saccage de son patrimoine naturel. En commençant par le bétonnage du littoral prévu par des stratégies de développement démentes mais rendues désirables par l’appât du gain.

Alors, quelques jeunes Corses ont relevé le défi, celui d’une lutte sans concession pour que notre peuple vive.

Quarante ans plus tard, quel bilan ? La bataille culturelle, première étape dans le schéma gramscien, a été gagnée.La place de notre langue et de notre culture, la nécessité de protéger notre terre et d’obtenir de nouvelles compétences juridiques et fiscales, tout cela est aujourd’hui consensuel au sein de la société corse.

Prenons l’exemple de la question de la dépossession foncière et immobilière : il y a quelques jours à l’Assemblée de Corse, les élus de l’opposition ont explicitement reconnu qu’en la matière, les nationalistes avaient été des « éclaireurs », euphémisme signifiant simplement que les nationalistes avaient eu raison de lutter de toutes leurs forces pour contenir les avancées spéculatives. 

Merci à ces élus de l’avoir reconnu : l’honnêteté est une chose partagée et elle peut aussi venir des bancs occupés par nos adversaires politiques.

Je poursuis le bilan : la bataille électorale a été gagnée, dès 2015, et à nouveau en 2017, à la majorité absolue cette fois. Qui aurait imaginé cela il y a seulement quelques années ? 

Alors, oui, les discussions avec Paris sont bloquées. Oui, nous avons besoin de lever ce blocage pour traiter les questions essentielles et régler les problèmes qui assaillent les Corses. Beaucoup s’impatientent et nous comprenons d’autant mieux cette impatience que nous la partageons.

Toutefois, une nouvelle stratégie a été voulue et mise en œuvre par le FLNC il y a seulement cinq ans. Cette stratégie a déjà porté partiellement ses fruits car elle a permis l’accession des nationalistes aux responsabilités quelques mois plus tard. À Corsica Libera, nous sommes pleinement solidaires du FLNC dans cette nouvelle stratégie, comme nous l’avons été lorsqu’il menait le conflit. Une stratégie ne se change pas tous les six mois et celle-ci a déjà donné des résultats et non des moindres.

Reste le blocage actuel. Lorsqu’on observe les choses politiques, il faut le faire dans le temps long. Depuis 40 ans, les gouvernements français de gauche et de droite ont alterné les périodes de blocage et de répression et les périodes de négociations. Et ce alors que nous étions minoritaires. Nous avons négocié avec Joxe, avec Marchand, avec Pasqua, avec Debré, avec Jospin, avec Sarkozy… Les gouvernements français passent, notre lutte demeure, même sous d’autres formes. Il y a seulement trois ans, le premier ministre de la France, Manuel Valls, nous lançait sous forme de provocation « Je ne sais pas ce qu’est la nation corse ». Apparemment, il ne se préoccupe plus aujourd’hui de la nation corse, ni du reste de la nation française. Il a disparu des radars, sauf pour nos amis catalans.

Manuel Valls n’est plus là. La nation corse est toujours là et poursuit sa lutte vers la souveraineté.

Après la victoire culturelle, la victoire électorale, s’ouvre une nouvelle séquence : celle de l’accession à la souveraineté. Souveraineté partielle, en tout cas dans un premier temps, à travers un nouveau statut, ce que les Corses ont déjà validé par le suffrage universel en décembre 2017. C’est l’accord qui nous lie à nos partenaires de Per a Corsica pour une dizaine d’années. Mais en ce qui nous concerne, à Corsica Libera, le travail de conviction devra se poursuivre au-delà de cette décennie pour convaincre les Corses de soutenir notre projet d’indépendance nationale pleine et entière.

Car rien ne saurait empêcher les Corses de choisir leur destin. Et certainement pas une loi – ni même une constitution – française. En janvier 2018, notre majorité, nouvellement élue à la majorité absolue, a prêté serment sur le préambule de la Constitution de Paoli de 1755. Il ne s’agissait pas seulement d’un geste symbolique. Ce préambule n’est pas une antiquité seulement bonne à exposer dans un musée. Je rappelle que les Etats-Unis fondent actuellement leur démocratie sur un texte constitutionnel approximativement de la même époque.

Pour nous, le préambule constitutionnel de 1755 garde toute sa force politique et même juridique, et c’est ce que nous avons exprimé par notre serment. Ce préambule fait explicitement état du droit de la nation corse à l’autodétermination. Je cite : « La diète générale du peuple corse, légitimement maître de lui-même… » 

Que l’on se dise bien, à Paris, à Bruxelles et ailleurs, que rien ne nous fera manquer à notre serment, qu’aucun texte étranger ne saurait prévaloir sur notre propre constitution et qu’aucun argument juridique ne pourra, jamais, être opposé au peuple corse sur la voie de son autodétermination, et, s’il le décide, de son indépendance nationale.

Ce que je vous demanderai pour conclure, c’est de considérer le chemin parcouru ces dernières années et de ne jamais douter de notre victoire. Je m’adresserai prioritairement aux jeunes qui sont à la fois l’actualité et l’avenir de la nation. Je salue à cet égard le nouveau mouvement Giuventù libera.

À notre jeunesse, je dis, animé par les convictions que nous avons ici en partage :

Ne doutez jamais de nos forces. Ne doutez jamais de vous. Ne doutez jamais de notre capacité collective à faire face aux nouveaux enjeux comme nous avons fait face, non sans un certain succès, aux situations précédentes souvent bien plus difficiles que celle d’aujourd’hui.

Nous avons traversé des crises, des tempêtes, et contre les Cassandres, contre les prophètes de malheur, nous sommes toujours présents et nous avons avancé. Préparons-nous simplement, avec détermination et sérénité, aux combats à venir.

J’évoquais Antonio Gramsci, un penseur avec lequel nous avons beaucoup à partager, notamment l’engagement social qui fut le sien. Je le citerai pour conclure mon propos. Il était sarde mais écrivait en italien. Je traduis en langue corse car je m’adresse ici tout particulièrement aux jeunes Corses :

« Struite vi perchè avemu bisognu di tutta a vostra intelligenza, 
Muvite vi perchè avemu bisognu di tuttu u vostru fervore, 
Urganizate vi perchè avemu bisognu di tutta a vostra forza. » 
È eiu, vi dicu dinù : a vostra forza, a forza populare, a forza naziunale, ci porterà à a vittoria !
Ùn ne dubbitate mai !
Evviva a Corsica !Evviva a nazione !Corti, u 4 d’agostu di u 2019

(Unità Naziunale Publié le 3 aout 2019)

U primu dibattitu di e Ghjurnate Internaziunale di Corti 2019 cù a ripressione in i paesi in lotta : Accantu à di l’Assocciu Sulidarità, a surella di Carles Puigdemont i Casamajó, Montserrat Puigdemont chì riprisenta l’Ass. Catalana pels Drets Civils è Conxita Bosch rispunsevule di Associació Catalunya-Corsica per parlà di i prighjuneri pulitichi.

Débat international / Répression internationale

Ghjurnate di Corti : Montserrat Puigdemont dénonce la violation des droits civils et politiques en Catalogne

Votre frère est devenu l’incarnation de la Catalogne et du combat du peuple catalan qu’il a réussi à porter sur la scène internationale. Cela n’aggrave-t-il pas sa situation ?
– (C’est Conxita Bosch qui répond à sa place). Oui ! C’est un président très aimé des Catalans qui ont foi en lui et en ce qu’il fera. Il représente l’espoir. C’est l’incarnation de notre combat et c’est, donc, l’homme à abattre. Lorsqu’il a été détenu en Allemagne, la population a été très inquiète de ce qui pouvait lui arriver. Sa libération a été une victoire contre l’Espagne. Les gens étaient très contents. C’est sûr que l’Espagne a envie de l’abattre, si ça arrivait ce serait un choc pour la population, une grande désillusion. Mais ça n’arrivera pas. Nous avons le peuple avec nous. Le peuple est toujours là. Nous avons voté, nous avons gagné, nous continuons le combat avec à l’esprit, la sentence d’octobre.


GHJUVENTU LIBERA – Président Ghjuvan Battista Pieri.

« Bonghjornu à tutte è tutti, Nanzu di principià à nostr’intervenzione, vulemu ringrazià vi per a vostra prisenza quì à a nostra prima apparizione publica. Ringraziemu dinù à Corsica Libera d’avè permissu à stu dibattitu d’esiste.

Il y a quelques semaines, nous avons décidé avec quelques jeunes de Corsica Libera qu’au vu du contexte politique actuel, il était essentiel si ce n’est vital pour la lutte de libération nationale de se doter d’une structure rassemblant l’ensemble des jeunes indépendantistes Corses se retrouvant dans le socle idéologique de Corsica Libera c’est à dire les fondamentaux de la lutte de libération nationale.

En effet, depuis quelques années la Corse manque d’un mouvement de jeunes actif sur le terrain afin de porter le discours indépendantiste au sein de l’ensemble de notre jeunesse.

Précarité, spéculation, drogue, répression, chute du nombre de locuteurs de notre langue, négation du fait démocratique, dans de nombreux domaines la situation se veut de plus en plus préoccupante.

Soucieux de faire payer aux Corses leurs choix démocratiques, l’État et ses nouveaux vassaux ont décidé de mettre la Corse sous coupe réglée, et sa jeunesse au pas.

Afin de répondre aux agressions répétées a l’encontre de notre peuple et de ses représentants démocratiquement élus, nous avons décidé de créer Ghjuventù Libera, un mouvement de jeunes qui aura pour objectif bien sûr a terme l’indépendance, et à court terme d’agir sur le terrain pour éveiller les consciences mais aussi quand ce sera possible d’apporter des solutions concrètes a des problèmes qui touchent notre pays et en particulier sa jeunesse.

Nous allons maintenant vous détailler au travers des diverses interventions des membres de notre bureau les idées qui fondent notre engagement et les thèmes que notre mouvement abordera sur le terrain tout au long de l’année à venir. »

Nous vous avons décrit une partie de ce que nous estimons être les fondamentaux de notre mouvement, les problématiques que ces thèmes soulèvent et les solutions a court et moyen terme que nous proposons pour régler ceux ci ou du moins en contenir les effets négatifs.

Mais il faut savoir que pour nous, les problèmes sociétaux, économiques, culturels, et même environnementaux qui touchent notre pays ne pourront être totalement solutionnés que si nous disposons de l’ensemble des moyens et outils qui sont au service d’un Etat souverain, et c’est pourquoi nous pensons que seule l’indépendance est a même de répondre aux défis majeurs auxquels est confronté notre pays.

La première étape vers cette indépendance est une autonomie pleine et entière, seule solution capable à court terme de nous donner les moyens de développer économiquement notre île et ainsi la préparer à accéder à sa pleine indépendance.
Cette autonomie permettra également de légiférer pour sauver ce qui peut encore l’être de notre patrimoine historique, culturel, et environnemental.
Mais, nous ne devons jamais l’oublier, l’autonomie doit demeurer une simple étape vers le recouvrement de notre liberté.
Pour l’instant, malgré l’adhesion massive du peuple Corse au programme de Pè a Corsica, l’État joue la sourde oreille et traite cette demande d’évolution institutionnelle avec dédain et mépris.

Pour faire face à la politique de blocage de Paris, nous travaillerons avec Corsica Libera et l’ensemble des composantes historiques de la lutte de libération nationale, à élaborer une nouvelle stratégie permettant de sortir de cette periode néfaste, et de jeter les jalons d’une nation Corse libérée de toute forme d’oppression, qu’elle soit étatique, patronale ou financière.

D’Aiacciu à Barcelone, du Pays Basque à l’Ecosse, souffle le vent de la liberté, éveillant sur son passage les consciences de peuples dominés depuis trop longtemps par des puissances coloniales étrangères.

Et si le 20ème siècle fut marqué par la décolonisation en Afrique et en Asie, il est désormais clair que le 21ème sera celui où les nations sans état d’Europe et d’au delà retrouverons leurs droits nationaux.

En Corse, cet éveil nous l’avons observé au travers des dernières élections territoriales, qui ont vu une vague de bulletins Pè a Corsica déferler sur notre Pays et abattre une à une les citadelles du Clan, vestiges désormais d’un temps et de pratiques révolues.

Sur les ruines du système colonial, l’occasion nous est donnée de construire un avenir prospère.

En tant que jeunes, nous sommes particulièrement sensibles à la question environnementale, et c’est pourquoi nous estimons aussi que l’autonomie et à terme l’indépendance sont aujourd’hui des objectifs à atteindre en urgence.

En effet, alors que la France promet à la Corse un avenir fait de béton, de centrales alimentées au fioul lourd, de destruction des espaces agricoles stratégiques, il est clair que nous devons plus que jamais tout mettre en œuvre pour assurer un avenir viable sur cette terre aux générations futures.

Énergie éolienne, hydraulique, solaire, notre île a la particularité de pouvoir les produire en grande quantité afin de pallier à notre échelle au réchauffement climatique.

Cette urgence à se défaire de la tutelle française est hélas présente dans de nombreux autres domaines que celui de l’écologie, en matière de langue, de spéculation immobilière, de répression, de précarité, nous l’avons vu la situation est plus que préoccupante.

C’est pourquoi nous appelons aujourd’hui l’ensemble des jeunes Corses à prendre conscience que leur avenir ne sera assuré que par la lutte.

À cette jeunesse qui ne voit pas la nécessité de s’engager en politique mais qui est tout de même consciente de la situation de notre pays nous voulons dire que l’heure est venue de franchir le pas et de militer à nos côtés.

La voie de l’independance est aujourd’hui la seule option sérieuse pour garantir la survie de notre peuple sur sa terre.

Simu indipendentisti perchè simu fidi à a nostra storia, quella d’un populu chì di pettu à l’invasore s’hè sempre arittu per difende à so libertà.
Simu indipendentisti perchè ùn pudemu scurdà ci di tutti quelli ch’anu sacrificatu a so vita per sta terra.
Simu Indipendentisti perchè pensemu chì a Corsica ùn puderà sviluppà si veramente se i Corsi ùn anu a maestria di u so destinu cullettivu.
Simu indipendentisti, è simu militanti perchè ùn ci hè nisun’sperenza d’avvene senza luttà.

Chjamemu i ghjovani di stu paese à raghjunghje ci è a luttà à u nostru latu per custruì u nostru paese !

Evviva a Lotta di Liberazione Naziunale !
Evviva a Corsica Nazione !


Vice Présidente Serena Bartoli concernant le processus de Paix.

Depuis Juin 2014, la situation politique de la Corse à a de nombreuses reprises évolué. Suite à la décision historique du FLNC d’annoncer sa démilitarisation progressive et sa volonté de sortir de la clandestinité, les nationalistes dans leur ensemble et même au delà de la famille nationaliste, l’ensemble des Corses ont salué cette décision.

Des voix se sont élevées, y compris dans les rangs de formations politiques qu’on ne peut accuser de complaisance à l’égard du FLNC ou de ses idées, pour parler de la possibilité enfin d’entamer un véritable processus de paix accompagné d’une loi d’amnistie de tous les faits politiques.

Force est de constater hélas que ni le geste du FLNC, ni la volonté unanime du peuple Corse de consolider la paix n’ont été entendus par Paris.

Je dis bien la volonté unanime du peuple Corse car la revendication de paix, n‘est pas seulement celle des nationalistes, qu’ils soient autonomistes ou indépendantistes.

Elle est celle de l’ensemble d’un peuple, qui s’est manifesté à de nombreuses reprises en faveur d’une résolution du conflit, que ce soit au travers des urnes, de la rue où au travers de l’adhésion massive à la campagne amnistia menée par l’Associu Sulidarità.

Si elle prends en compte la revendication de libération de l’ensemble des prisonniers politiques, la résolution du conflit ne peut se limiter à cette seule revendication.
Elle doit reconnaître la dimension politique du conflit qui oppose la Corse et la France depuis plus de deux siècles et demi, elle doit sans rien renier du passé de chacun des camps opposés, permettre de tourner une page et avancer sereinement vers l’avenir.

Cette solution politique que nous appelons de nos vœux, et conformément au droit des peuples a décider d’eux mêmes, passera nécessairement par un dialogue sans tabou sur l’ensemble des revendications du mouvement national.

Alors que le FLNC a annoncé l’arrêt de ses opérations militaires depuis Juin 2014 et que rien n’est venu remettre en cause cette annonce depuis, l’état de son côté continue ses provocation et multiplie les agressions qu’elles soient politiques ou judiciaires. Cet état de fait prouve s’il le fallait aux Corses mais aussi aux étrangers qui durant 4 décennies n’ont eu de cesse de condamner la violence et de s’en servir pour masquer l’ensemble des problèmes de fond que le mouvement national soulevait, que la seule violence en Corse est et a toujours été celle de l’état français et de sa politique impérialiste.

Les Corses de tout temps n’ont fait qu’agir en état de légitime défense en réaction à un processus génocidaire engagé par la France.
Il s’agit donc du côté de la Corse d’une résistance légitime opposée à l’agression francaise, et non de violence ou de terrorisme.

Aujourd’hui cette résistance à évolué vers une lutte publique où les seules armes du peuple Corse sont leur détermination et leurs bulletins de vote.

Nous appelons en ce sens l’état à cesser immédiatement sa guérilla politique, à reconnaître le fait démocratique et donc à déposer à son tour les armes afin de s’engager dans un véritable processus de paix.

U populu Corsu marchja annant’à a Strada di a libertà, versu u so destinu, versu a l’indipendenza, è più nunda ùn pò impedisce lu d’avanzà avà.

A Ghjuventù si deve d’apre sta Strada, mughjendu à so vulintà di campà in terra soia libera è degna.

Evviva u Populu Corsu !
Evviva a Lotta di Liberazione Naziunale !
Pace, Patria è Libertà !


Vice-présidente Alexandra Bischof sur le thème de la précarité et du social.

C’est à travers la volonté de renforcer la jeunesse de notre mouvement que Ghjuventù libera est né.

-Agir, sur toutes les problématiques qui étouffent notre jeunesse en rassemblant l’ensemble des jeunes corses.
-Organiser, une véritable lutte de terrain en redéfinissant, ensemble, notre idéal d’indépendance.

Voilà où se situent nos objectifs.

Un idéal bien trop souvent perdu, noyé au sein d’une guérilla politique engendrée par l’état et ses services qui ne méprisent pas seulement nos élus mais l’ensemble de notre peuple brisant l’avenir de toute notre jeunesse.

On bloque l’émancipation d’une île pourtant si riche avec un potentiel agricole et pastoral considérable.

Avec une insularité qui peut s’avérer devenir un réel facteur dans le développement d’une économie intelligente, largement réalisable.
Nous avons des moyens.

Nous disposons de grandes ressources qui peuvent nous permettre de nous engager durablement dans un processus loin de celui d’un état français bloquant tout développement de notre pays.

Nous assistons à travers cette politique à un déni de nos spécificités économiques, sociales et culturelles.

Avec une préfète se positionnant contre toutes les délibérations de notre Assemblée, balayant la volonté d’un peuple dans le seul but de représenter un état colonial..

Un gouvernement qui demeure ferme, après des décennies de conflits et une majorité à l’assemblée de Corse ayant adoptée des délibérations sur la langue, le foncier ainsi qu’un statut fiscal et social.

Ainsi, il est plus que jamais important de replacer l’indépendance au coeur du débat social.
Cette indépendance qui permettrait la mise en œuvre d’une vraie politique, adaptée aux besoins du peuple avec des lois sociales, fiscales et économiques.

Alors, quel avenir aujourd’hui pour nos jeunes ?
Aujourd’hui, une crise sociale importante se répand sur l’ensemble de notre territoire avec 20% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté et plus de 22 000 demandeurs d’emplois.

Une situation qui ne cesse malheureusement de croître et laisse présager un avenir bien sombre.
L’élection de Pè a Corsica a pourtant permis la réalisation de travaux importants : carte ritiratti, baisse des prix dans les transports, plan de lutte contre la précarité.

En effet, Corsica Libera a déjà mis en œuvre diverses actions comme la mise en œuvre d’un fonds social de solidarité « Corsica Sulidaria », l’inscription de la Corse au dispositif TZCLD, la mise en place d’un micro-crédit universel…
Je vous rappelle également qu’en mai dernier, la charte pour l’emploi local a été adoptée.
Un fait historique qui consiste à l’instauration d’une priorité sur les conditions géographiques du candidat à l’embauche.

Ainsi, alors qu’une solution est trouvée, des menaces des services de l’état auprès de ses signataires perdurent.

Devons-nous nous résigner à ce que nos jeunes soient condamnés à l’exil ?

Principale arme contre l’augmentation considérable du taux de chômage, nous nous devons de veiller à son application.

Nous disposons d’une Université, pour laquelle nous nous sommes battus et qui dispose d’une importance majeure au sein du modèle de société que nous voulons.

Elle doit demeurer un véritable vecteur d’éducation, porteuse de formations destinées à favoriser l’insertion de notre langue au sein de ses filières et également de permettre aux Corses de rester chez eux.

Comment est-il possible qu’aujourd’hui, des postes d’enseignants sur des sites bilingues se retrouvent menacés de fermeture ? Contrats précaires, mutations…. Cela n’a que trop duré !
À l’heure où nous réclamons la mise en place de classes immersives, nous sommes prisonniers d’un système scolaire offrant un enseignement beaucoup trop optionnel qui résulte d’un véritable déni de notre langue.

Et que dire de ce tourisme de masse écrasant, de cette hyper fréquentation non maitrisée, dénoncée à maintes reprises par notre mouvement ?

Des nombreux permis de construire, délivrés par les communes où services de l’Etat émettent systématiquement des avis favorables sur des espaces stratégiques agricoles, pourtant protégés par le PADDUC.

Ce sont nos terres qui sont livrées à des appétits spéculatifs empêchant les Corses de se loger ou bien à nos agriculteurs de s’installer !
Les résidences secondaires surplombent des zones où l’indicateur de pauvreté est très élevé.
En ne donnant pas les moyens politiques d’agir, l’état est responsable de cette situation.
Nous le disons : l’état en Corse joue à un jeu dangereux.

Allons nous nous résigner à ce que les nôtres ne puissent vivre décemment chez eux ?

Tous les Corses se doivent de vivre dignement et libres sur leur terre!

Nous sommes victimes d’une banalisation de la drogue, générée par un trafic omniprésent qui gangrène notre société et ruine notre jeunesse.
Une partie de nos jeunes se retrouvent ainsi privés de liberté, prisonniers d’un poison qui depuis de nombreuses années ne cesse de se répandre, semant la mort sur son passage.
Mettant tous ses utilisateurs sur un pied d’égalité dans la file d’attente pour l’overdose, construisant à chacun une prison personnalisée.

Enfermés dans leurs addictions, exploités par ces marchands de mort, ils sont ce que l’état attend d’eux : endormis, passifs, inconscients du monde qui les entoure et des problèmes qu’ils rencontrent.

Victimes d’une politique visant à faire disparaître toute trace de valeur au sein de notre peuple.
Ce ne sont que des mots, mais nous tenons à les dire :
Chjamemu i ghjovanni chì ci ascoltanu à riccusà stu vulenu !
A droga hè una prigione, campate liberi !

Continuons le combat et éradiquons ce fléau dévastateur de notre société.

Nous appelons les parents à être particulièrement vigilants et sans vouloir les culpabiliser, nous leur rappelons que les addictions naissent là où les liens familiaux ont disparu, et où isolement et solitude favorisent l’ironique besoin d’évasion privant de toute liberté.

Ainsi, vivre, travailler, étudier librement sur sa terre ne doit pas être un rêve pour les nôtres mais bien une réalité.

Nous invitons aujourd’hui ceux qui le souhaitent à nous rejoindre dans notre démarche!

PATRIA È LIBERTÀ.


l’intervention de notre trésorière Paula Maria Franchi Gianni sur le thème de la spéculation immobilière. 

Si il y a bien un chiffre que l’on oubliera pas en cette année 2019 c’est celui de 138%.
138% c’est l’augmentation du mètre carré constructible en 7 ans.
138% c’est combien de familles corses qui ne pourront jamais acheter du fait de l’augmentation du prix du foncier ?
138% c’est combien de mairies complices qui ont délivrés des permis de construire sans se préoccuper de l’impact de ces constructions sur l’environnement ou les infrastructures, en faisant de leur communes des hauts lieux de villégiature et de spéculation où les corses sont des étrangers ?
138%, nos élus parlent d’apartheid, de tsunami, ils ont raison, mais nous évoquerons aussi la chronique d’une mort annoncée qui renvoie aux heures les plus sombres de la colonisation de peuplement.
138% c’est ce qui nous ramène au rapport Hudson dans les années 1970 qui avait annoncé la disparition du Peuple Corse par l’installation d’une population exogène.
138% c’est ce qui nous impose, que nous soyons indépendantiste ou non, un statut de résident immédiat, une fiscalité appropriée notamment sur les droits de succession pour que les Corses puissent vivre sur leur terre.
138% c’est le chiffre de la honte.

La honte de voir tout un peuple et sa jeunesse condamnés aujourd’hui à vivre dans la précarité alors que les plus grandes fortunes de Corses ne cessent de faire croître leur patrimoine.

Cet écart de richesses créé un véritable déséquilibre au sein de notre société et la fracture entre les différentes classes est de plus en plus visible, seuls les plus privilégiés peuvent se permettre de devenir propriétaires et de vivre dignement en Corse, les autres se retrouvent confrontés à un choix que nous espérions que notre peuple n’aurait plus jamais à faire, l’exil ou la précarité.

l’Assemblée de Corse et le groupe de Corsica Libera au sein de la majorité en particulier tentent d’endiguer ce phénomène à l’aide de nombreuses politiques sociales ambitieuses, mais se retrouvent confrontée à un blocage institutionnel orchestré par Paris avec pour principal allié dans sa volonté de nuire a toute politique en faveur des Corses, Mme la préfète de Corse Josianne Chevalier.

L’objectif de la stratégie de blocage institutionnel de Paris est clair, engendrer lassitude et désespoir au sein du peuple Corse vis à vis de la politique en général pour conduire à terme à la réélection d’un clan inféodé à l’État et avoir le champs libre pour mettre en œuvre son projet mortifère.

Pour vous decrire ce projet, je vais vous citer le scénario B du rapport de l’Hudson Institute nommé « Invasions de touristes »

 » accélérer la disparition de l’identité culturelle corse, en encourageant par exemple, une nouvelle immigration massive en provenance de la métropole. La période de transition serait ainsi plus brève et la Corse atteindrait rapidement un niveau élevé de peuplement, environ 500.000 en majorité non corse. »

Comment ne pas mettre en parallèle ce scénario catastrophique et la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui notre pays ?
De gouvernement en gouvernement, du PS à l’UMP en passant par En Marche, peu importe qui a dirigé la France, leur politique vis a vis de la Corse reste la même, réaliser ce scenario.

Faire de la Corse un grand centre de vacances dans lequel les ressortissants français pourront venir se faire bronzer une fois par an, dans leurs résidences secondaires « Les pieds dans l’eau », dans de somptueux complexes hôteliers, dans de luxueux camps de vacances dirigés par de grandes multinationales, ou bien dans leur petit pied a terre bâti sur les ruines de ce qui était autrefois un village Corse mais est aujourd’hui un lotissement pour français moyen.

Et les Corses dans tout ça me direz vous ?
Ne vous inquiétez pas, l’État leur réserve une place de choix dans cet idyllique projet !

En effet, nos chers résidents temporaires du paradis touristique ne se serviront pas tous seuls ! Alors les Corses qui vivront dans des bidonvilles en périphérie des zones touristiques, faute de pouvoir se payer un logement digne de ce nom du fait de la flambée des prix, auront le privilège de pouvoir servir nos hôtes de prestige tout au long de la saison estivale pour un salaire de misere.

Certes cette vision peut paraître exagérée mais croyez moi, si rien n’est fait maintenant, la vérité ne sera guère differente, si ce n’est pire.

Alors, plus que jamais il est nécessaire de tout faire pour que le statut résident et le statut fiscal dérogatoire soient mis en place, il en va de la survie de notre peuple, notre avenir à tous se joue aujourd’hui.

Sò indipendentista,
Sò fiddola di sta tarra, è voddu campà quì.


Porte Parole Rémy Olivesi sur le thème de la langue Corse.

Lingua Corsa Lingua viva, dicini certi.
Mori a lingua mori u populu, dicini l’altri.
Sti parolli chi no sintimu dapoi sempri ùn sò micca scritti pà u piacè..

Depuis tout temps il y a toujours eu un lien indescriptible mêlant les Corses à leur langue.
La langue Corse fait parti de nous, et fait de nous ce nous sommes, qu elle soit maternelle, secondaire, ou même optionnelle pour certaines familles , la Langue Corse est notre patrimoine, elle est le symbole de notre identité, cette identité que nous tentons à tout prix de faire perdurer et de conserver tandis que le Pays ami tente de nous l’oter, la cage sans les oiseaux…
Cela resume bien je pense le fort nombre de pensées coloniales nous concernant.
Chaque année la France, a son insu, (ou pas) , nous envoie une partie de son peuple, qui lui meme est dechu de sa propre identité et qui vient chez nous chercher ce stintu corsu, cette fierté qui fait notre légende et dont la langue Corse est fortement responsable.

Malheureusement l effet inverse se produit car nous subissons une colonisation de masse et nous sommes engloutis par cette déferlante étrangère..
Si les moyens nous étaient donnés nous pourrions accelerer la formation et la promotion du Corse, en retransmettant ainsi à tous ceux qui le desirent le Parler et l’histoire de la Langue, les nouveaux arrivant pourraient également volontairement l apprendre, comprendre ce lien etroit qui nous unis et pourquoi pas favoriser l intégration car c est avant tout ça le simple fait de parler le Corse, c est un facteur de fraternité et d integration culturelle.

Mais non, se se sentant defié l etat Francais préfère mettre en place des stratagèmes déplorables tels que le dernier en date il y a quelques mois et contre lequel nous avions manifesté avec l ensemble de la classe insulaire devant la prefecture d Aiacciu sur le refus de nouvelles agrégations du Corse rarefiant le nombre d enseignants pouvant l exercer pleinement et diminuant de ce fait le nombre de futurs locuteurs.

Ce pays prônant l’unité et l indivisibilité de sa Langue aux détriment des langues minoritaires qui font sa richesse, ce meme pays se revendiquant des droits de l homme ayant une vision nombriliste incapable d autoriser la cooficialité que nous réclamons et qui est plus que légitime en depit des efforts que nous avons fournis pour etre en paix.

Cette cooficialité plus que réalisable et qui est déjà mise en place dans la quasi totalité des pays d Europe qui ont une multitude de langues officielles.

Ce meme pays par delà la mer que nous tentons de qualifier d ami mais qui nous a fait et qui continu aujourd’hui encore de nous faire subir chaque jour qui se fait, une répression acharnée, qui bafoue une democratie dont il se croit le « modèle ».

Ce pays si exemplaire qui il y a peu, interdisait a des enfants de parler leur langue maternelle dans la cour de récréation au même titre qu il était interdit de cracher sous peine d etre sévèrement reprimandé.

Je ne vous parle pas du moyen âge ou de la renaissance mais de quelques décennies en arrière..

Ces temps sont révolus !!

In aspettendu l indipendenza, parlemu a noscia lingua è ci senteremu libari !
Alora avali tocca a voi, tocca a noi, di Parlà ! Di pruvà! Di sbaglià si! Ma feti!

In ogni tempu, in ogni locu, ghjustu una parolla, ghjustu una canzona, ghjustu una puesia, pò essa, un vi pari nudda ma pocu a pocu avanzemu, pianu ma sanu !

U Corsu hè ben intesu un fattori d integrazioni mà soprattuttu d’emancipazioni !

Marchjemu insemi cari amichi annant’à a strada di a Libertà, in parlendu Corsu, in cantendu Corsu, in scrivendu Corsu!

Lingua Corsa Lingua Viva
Femula campà!!
Evviva u populu corsu
Evviva a so lingua
Evviva a Corsica Nazioni
A lingua devi esistà, Feti la campà !!!


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