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(Unità Naziunale – 2 octobre 2017 – 09h30) Au lendemain d’un référendum interdit en Catalogne, marqué par des violences policières, le fossé semblait se creuser encore un peu plus entre Madrid et les dirigeants séparatistes de cette puissante région d’Espagne qui évoquent une possible déclaration d’indépendance.

D’autant que 44 organisations – dont les principaux syndicats catalans et deux associations indépendantistes – ont appelé à une journée de grève générale et de mobilisations mardi en Catalogne.

Selon l’exécutif catalan, le oui à un « Etat indépendant sous forme de République » l’a emporté à 90%, avec 2,26 millions de voix et un taux de participation de 42,3%.

Au moins 92 personnes ont été blessées parmi les 844 ayant « sollicité assistance sanitaire pendant la journée du référendum, en relation avec les charges des forces de police de l’Etat », selon le gouvernement régional.

Seulement trente-trois policiers ont été blessés sur les 10.000 membres des forces de l’ordre qui avaient été envoyés en renfort en Catalogne par Madrid.

Le choc des mots et des matraques

La question posée dimanche aux Catalans était : « Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat indépendant sous forme de république ? »

Quelque 5,3 millions d’électeurs étaient appelés à se prononcer. Selon le gouvernement séparatiste de Catalogne, le « oui » l’a emporté avec 90% des voix. Il a assuré que 2,26 millions de personnes avaient voté, établissant le taux de participation à 42,3%.

712 des 948 municipalités catalanes avaient accepté de participer au scrutin.

En théorie, en vertu de la loi votée le 6 septembre par la majorité séparatiste au parlement catalan, l’indépendance doit être proclamée dans les 48 heures suivant une victoire du « oui ».

Selon l’exécutif catalan, le oui à un « Etat indépendant sous forme de République » l’a emporté à 90%, avec 2,26 millions de voix et un taux de participation de 42,3%.

Les sanctions judiciaires pourraient tomber. M. Puigdemont et l’ensemble de l’exécutif catalan sont déjà visés par une enquête pénale pour « désobeissance, prévarication et détournement de fonds publics », en lien avec l’organisation du référendum.

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