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La Corse arrive à une période cruciale de son histoire ; elle a commencé à retrouver les espaces de liberté , de responsabilité ( Mairie de Bastia, CTC, Commission des Îles de la CRPM). Elle peut donc dès aujourd’hui commencer à construire son futur avec toutes les forces de progrès de l’île et de la diaspora.

Il est cependant indispensable d’effectuer un retour en arrière sue les 40 dernières années écoulées pour rappeler les dossiers essentiels de la période , situer les responsabilités et désormais proscrire un système de soumission coloniale , niant l’existence du peuple corse. Voici le rappel des principales dates de l’émancipation, en marche alors que nous étions au bord du gouffre.

L’Europe foisonne d’autonomies :
* 80 statuts, 250 millions d’Européens vivent dans le régionalisme ou le fédéralisme politiques ; l’Ecosse et la Catalogne s’émancipent ; la France, -Etat-Nation- frileuse, arcboutée sur un schéma postcolonial et centralisateur, s’entête en Corse dans la négation de la dimension politique de la « Question Corse », manœuvre, atermoie, réprime, refuse de reconnaître le peuple corse et son droit, -universel- à la Liberté en dépit d’une lutte d’émancipation nationale contemporaine -revendication d’un Statut d’Autonomie interne au sein de la RF- qui a commencé dans les années 60 avec le Cedic -notre géniteur-, s’est poursuivie avec l’Arc en 1967, s’est aggravée avec la naissance du FLNC en 1976 mouvement clandestin utilisant la violence et réclamant l’indépendance.

* Trois statuts frileux, un quatrième insuffisant en préparation, simplement destinés à gagner du temps, l’identité corse se diluant dans l’arrivée massive et régulière de non-corses (près de 4.000 par an) et la perte de la terre, soumise à la spéculation.

Le drame de la Corse repose sur trois protagonistes :
– L’Etat français, dont le bilan est sous les yeux de toutes et tous, après 250 ans de pouvoir dans l’île, sans partage !!!
Il a même instauré une Loi  douanière en 1818 à 1912 taxant les produits corses à l’export et détaxant les marchandises arrivant en Corse…             sur une terre, française depuis50 ans !!!

– Le Clanisme, son allié objectif dont la matrice ancienne était les Landry, Pietri, Gavini ; les dynasties depuis 50 ans portent les noms
des Giacobbi, Rocca Serra, Zuccarelli. Les clans ont utilisé, perverti, les partis politiques qui étaient leur livrée, un peu plus présentable.

–  Le Peuple corse, (Corses d’origine, Corses d’adoption, Corses dans l’île : 310.000 et Corses dans la diaspora (1 million environ) a toujours lutté pour la liberté mais il porte une part de responsabilité dans le sort qui est le sien car le clan est endogène donc corse et nous nous sommes  accommodés souvent et trop facilement du laxisme, de la corruption du clanisme. Et de la politique néfaste de l’Etat.

Depuis 1950 : la Corse est entrée dans une période de convulsions ; elle avait été abandonnée, désertifiée, peu développée, -elle compte 150.000 habitants- l’Etat décide donc de sa mise en valeur, crée deux sociétés d’Economie mixte -la Somivac et la Setco- dont a politique, injuste, discriminatoire, notamment lors de la décolonisation de l’Algérie, en 1962 alimente le ressentiment et la contestation locale- une autonomiste et l’autre indépendantiste qui va croître, se structurer et surtout lutter avec des attentats. Il nous semble intéressant d’analyser cette période à travers les  faits marquants et de situer le rôle de l’Etat et du clan qui est sa courroie de transmission et qui sont étroitement associés ; avec en face l’action des nationalistes pendant cette période.

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